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            Voici deux variations successives sur le De Profundis... Peut-être aurez-vous la vôtre ? N'hésitez pas à l'ajouter en commentaire.

     

     

    Des profondeurs, des profondeurs,
    Tu cries vers moi, Seigneur !
    Mais je suis sourde à Ton appel...

    Et pourtant Tu persistes à me soutenir,
    À me porter pour que je vive,
    Comme l’eau du bassin
    Porte le bateau de papier.

     

    Bateau de papier-image du net

     


     

     

     

    Des profondeurs, des profondeurs,
    Tout crie vers Toi, Seigneur !

    Et comme la vague se ramasse sur elle-même,
    Attirant tout vers elle en une inspiration puissante,

    Ainsi Tu nous aspires en Ton Cœur Océan
    Puis Te déploies à l’infini,

    Abolissant nos traits sur la plage déserte
    Et la rendant à sa limpidité première...

     

     

    Mandala Effet-Mer
    Mandala "Effet Mer"
    tracé par Émilie Vincent et ses amis à la Baie des "Traits-Passés" (Finis-Terre)

     

     

     


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    Quand tout a été dit

    Il advient un moment où tout semble futile

     

    Les yeux sont fatigués et se ferment

    Tout miroite de Plénitude

     

     

    Tarot Zen - Le Silence

     

     


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    Plénitude

     


        J'ai rencontré la Plénitude

         et un désir fou m'a envahie de la saisir et de la serrer contre mon cœur.

          Elle miroitait de mille étincelles prodigieuses...

     

         Mais comment saisir la mer ?

         Comment embrasser l'Océan ?...

     

     

     


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    Montagne la nuit

     

     

    Il disait

    Je suis la douleur
    et Tu es la Joie

     

    J’ajoute

    Je suis ces ombres qui glissent sur la montagne
    pleurant humainement

    et Tu es la Montagne

      

    Je suis ces chaînes qui crissent dans la nuit

    et Tu es la Nuit

    Immense et Majestueuse
    Insondable et d’infini Silence

     

     

     


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    Caspar David Friedrich
    Voyageur contemplant une mer de nuages
    Caspar David Friedrich, 1818

     

     

    Il arrive un moment où les mots sont comme  des fils qui s’entremêlent
    Et s’entrelacent et s’entrenouent jusqu’à ne plus former qu’amas inextricables ;

    Il arrive un moment où les mots sont comme des arrêtes de roches auxquelles on s’agrippe,
    Et qui vous blessent et vous lacèrent jusqu’à vous laisser ensanglanté à flanc de falaise ;

    Il arrive un moment où les discours ressemblent aux aboiements de chiens
    Qui s’acharnent et s’acharnent à faire le plus de bruit possible,
    Montrant les dents, grognant et frémissant de haine…

    Car nos pensées sont semblables à ces chiens qui crient sur tout ce qui passe,
    Et nos paroles, à ces lambeaux de peau inutiles dont se débarrassent les serpents.

    Telles des nuées, laissons passer ces tumultes irraisonnés,
    Paroles, discours, lectures, pensées,
    Tout ce fatras de n’importe quoi qui vente à notre porte,
    Chassant la feuille morte… 

    Si haut, le sifflement du Dragon d’Air
    Qui plane suspendu dans l’Espace infini !

    Là où s’arrête le chemin pentu
    Dont les chaînes cliquettent encore à nos pieds écorchés
    S’ouvre un Silence inconcevable.

    Ce Silence est Appel ;
    Ce Silence est Abîme ;
    Mais
    Plonger n’est pas possible en vêtement de chair.

    Il se peut cependant qu’un Souffle des hauteurs
    Dissolve peu à peu cette forme imprécise,
    Et que dans un brouillard lentement dispersée
    Elle s’efface enfin dans l’Éclat du matin...

    Ou si le Dragon d’Or enfin se déchaînait
    Et soufflait son Néant éblouissant d’Amour,

    Peut-être l'entendrait-on pour la première fois,


    Le Chant des Profondeurs !...

     

     


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