•         J'ai déjà parlé de Théophile de Wallensbourg, ce musicien mystique qui professe la religion orthodoxe.  Son interprétation musicale du Prologue de l'Évangile de Jean est une merveille comme support de méditation.

         C'est ainsi que je viens de découvrir qu'il a publié sous forme de vidéo un petit texte qu'il appelle "Sûtra", rédigé paraît-il par un jeune chinois du nom de Chonggao Deng, et que l'on ne peut trouver nulle part ailleurs sur le net.

          Il s'agit de trente courtes stances qu'il nous donne à lire tour à tour, avec un accompagnement de musique traditionnelle chinoise.

            Je ne veux pas lui voler son travail en recopiant ces stances sur mon blog, mais me propose plutôt d'insérer ici sa vidéo, précédée de la présentation qu'il a rédigée sur youtube.

          Je regrette seulement que le texte passe un peu vite, ne permettant pas de bien s'imprégner de chacune de ces phrases si belles et si riches.

         Je vous laisse en juger.  

    Par une belle journée de printemps, un jeune homme encore adolescent est soudainement plongé dans un état qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors, un instant où comme si sa conscience saisissait la totalité du Réel, à la fois la réalité de son existence profonde et de celle du Monde. Comme un bref état d'éveil à la réalité des choses qui aura sur tout son être d'indicibles répercussions. Ce jeune adolescent est Chonggao Deng. Cet instant à peine passé, il rédigea comme d'un seul geste ce très court « traité » de trente stances, qu'il nommera "Sūtra de la voie sans-conditionnement pour l'atteinte de la paix parfaite". Le voici ici dans son intégralité.

    Théophile de Wallensbourg

     

     

     


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    « - Quand et pour qui cessent [les soucis à propos de] ce qu'on a fait ou pas fait ainsi que des paires d'opposés ? Conscient de cela, sois neutre, sans désirs, dépassant même la notion de détachement.

      - Mon enfant, il y a peu de gens assez fortunés pour apaiser leur désir de connaître, de faire toujours de nouvelles expériences, et tout simplement même d'être assez vigilants pour vivre en ne faisant qu'observer les agissements des gens du monde.

      - On atteint la paix en se persuadant que tout ce monde-ci est dépourvu de substance, digne d'être méprisé et rejeté, impermanent et sujet aux trois types de misères*.
    (* Celles produites par le corps et le mental, celles causées par les objets animés ou inanimés et celles produites par les catastrophes naturelles).

    (...)

      -  Renonce à tous tes désirs en t'apercevant que ce sont eux qui constituent le monde. On se détache de celui-ci en abandonnant les désirs. Une fois parvenu à ce point, tu seras stable en toutes circonstances. »

    Ashtâvkra Gîtâ, ch. 9, traduit par Jacques Vigne
    (éditions Accarias/L'Originel)

     

     

           Ainsi, ce sont mes désirs qui constituent le monde ?...

          

    Osho Rajneesh-Tarot de la Transformation-43-le mental

     

     


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    Le Soi

     

     

    Seul existe le Soi unique.
    Un silence invariable, immuable.
    Il n'est pas dans l'attente.
    Et Il n'est pas en contemplation.
    Il ne réfléchit pas.
    Il ne se questionne pas.
    Il ne se repose pas.
    Tout cela pourrait être perçu
    comme autant de modes du mental lui-même.
    Qu'est-ce que c'est, ce qui n'est pas en prise ?
    Ce n'est pas un état.
    Ce n'est pas entre un état et l'autre.
    Ce n'est pas l'intervalle entre les pensées.
    Ce n'est pas un intervalle.
    Ce ne peut être ni fait, ni défait.
    Pour Lui-même, il n'existe rien de tel qu'une pratique.
    Rien de tel que des êtres qui Le contemplent, méditent sur Lui ou L'atteignent.
    Caché, pourtant rien ne peut Le cacher.
    Révélé, pourtant rien ne peut Le voir.
    Se connaissant Lui-même, pourtant Il ne possède aucun savoir.
    Réalisé par Lui-même, pourtant Il est dépourvu de mental.
    Se bénissant Lui-même, pourtant Il est au-delà de la dualité.
    Il est, pourtant Il est au-delà de l'être.
    Insondable, imprenable, insaisissable.
    Qui ou qu'est-ce qui est là ?
    Au-delà du péché et au-delà de la vertu.
    Il annonce Sa présence dans le corps par la sensation "je suis".
    Mais Il est au-delà du "je" et au-delà du corps.
    Insaisissable, et pourtant l'attention et le pur intellect
    peuvent Le reconnaître et En prendre conscience.
    Il se révèle, mais Lui-même ne révèle rien.
    En reconnaissant Son absolue omniprésence, la joie emplit le Cœur.
    L'intelligence danse.
    La paix est très heureuse.
    Les univers se prosternent,
    et pourtant ils ne peuvent pas voir leur Seigneur.

    ~ Mooji

     

    Tart Zen - 0 - Le Mat

     

     


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