•          Je vous ai parlé récemment d'une bande dessinée qui retrace l'épopée tibétaine d'Alexandra David-Néel. Cette découverte m'a conduite à me replonger dans les écrits de cette femme merveilleuse qu'à l'origine je considérais plutôt comme une passionnée de voyages, pour me tourner cette fois vers ses essais sur les philosophies orientales.     

     

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            J'ai modifié l'aspect de mon blog. D'abord parce qu'il faut le faire de temps à autre. Et ensuite depuis que j'ai lu, sur l'instigation de mon amie Danaé, la merveilleuse histoire d'Alexandra David-Néel tout récemment parue en BD et particulièrement dans la version des éditions Glénat, dans leur collection "Explora" dirigée par Christian Clot.

     

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         Ce recueil composé conjointement par deux femmes, Mylène Catel et Anne-Catherine Aubert, vient de paraître aux éditions Stellamaris et, comme il m'a beaucoup plu, je me suis proposée pour en rédiger la critique. En fait de "critique", je rédige plutôt des présentations, car je ne vois pas quel mal je pourrais dire d'un auteur, surtout s'il me plaît ! Je vous propose donc de lire celle-ci, en avant-goût de l'ouvrage lui-même qui, je l'espère, vous tentera - et dont vous pouvez dores et déjà lire les premières pages sur le site de l'éditeur, ici.

    MisCellanées, Poèmes du Bouillon Blanc

     

         Mystérieux ouvrage que ce livre qui s’ouvre comme la surface d’un téléphone mobile… Miscellanées ? Le mot n’est pas courant, il signifie « mélanges »… mais pourquoi ce « C » majuscule au milieu du mot ?

         En ouvrant la première page on a une sorte de réponse. Deux dédicaces de même qu’il y a deux « auteures », adressées de l’une à l’autre sous cette forme : « À AC » et « À MC » ; ce qui montre l’importance de cette lettre C, soulignée d’ailleurs par la citation du haut de page (un poème de Louis Aragon dont les dix-huit vers présentent tous la même sonorité à la rime) :

     

    « J’ai traversé les Ponts-de-Cé

    C’est là que tout a commencé… » 

     

         D’ailleurs, ces lettres ne sont-elles pas disséminées ici et là à plusieurs pages du livre ? Soit c’est le « C » qui apparaît dans un poème, parfois dans son titre, parfois comme symbole à traduire dans la prononciation (ex : « « re-trou C » pour « retroussée »), parfois encore dans une terminaison homophone qui est en italique (voir le poème p.59, « J’ai fait une touche A C »), soit ce sont les lettres A C M C qui se promènent en bas de page dans un apparent désordre (p.25, p.32) pour finalement à elles seules éclairer le sens du titre « miscellanées » : « mélanges ». Car ces mélanges, ce bouillon blanc (y a-t-il là une allusion à la fleur de même nom ? Je n’en suis pas certaine), il apparaît sans cesse et sous toutes formes : par exemple le début du mot, « Mis », évoque à la fois une demoiselle en anglais (or ces jeunes femmes enseignent toutes les deux le français en Amérique) et le début du prénom de Mylène ; et surtout, le recueil tout entier est un mélange des textes écrits par l’une et par l’autre, sans que l’on puisse déterminer avec précision laquelle est l’auteur de celui-ci ou de celui-là…

     

         Vous l’avez bien compris : derrière cet emmêlé de formes et de lettres se cache un emmêlé de corps et d’âmes ; c’est une histoire d’amour. L’histoire d’une relation entre deux femmes qui, par l’effet miroir qu’accentue le jeu des consonnes identiques devient une relation inextricable où, comme le disait Éluard à l’instar du Virgile de l’Énéide :

     

    « Et je ne sais plus tant je t’aime

    Lequel de nous deux est absent »

     

         D’où ce téléphone mobile de la couverture, sorte de cordon ombilical qui relie les deux moitiés d’une même âme écartelée par des lieux de travail éloignés.

     

         Mais voyons le contenu.

         Mylène Catel n’en est pas à ses débuts en poésie. Elle a déjà beaucoup publié et notamment chez « Caractères », à Paris, qui est une maison d’édition remarquable rassemblant des auteurs du monde entier, en particulier des pays de l’Est jusqu’à l’Asie (un auteur chinois de son catalogue a été couronné du Prix Nobel de littérature en 2012 : Mo Yan). Fondée en 1950 par le poète d’origine polonaise Bruno Durocher, elle joint à une esthétique poétique de pointe le goût du graphisme et des arts plastiques, ainsi qu’un certain penchant pour le multilinguisme. C’est ainsi que dans les recueils de Mylène (c’était déjà perceptible dans « Silencieux Manèges », sa première publication chez Stellamaris, qui de plus est bilingue) on trouve à la fois un style exigeant basé sur le jeu de mots, le jeu des sonorités, l’association d’idées, la recherche verbale, et la présence d’illustrations en forme de volutes, de signes.

         « Les illustrations sont des auteurs » est-il mentionné en fin d’ouvrage : sont-elles également expertes en graphisme ?

         C’est là que s’éclaire l’image d’en-tête du livre, p.4. J’y avais d’abord vu une jolie vague aux couleurs douces qui me semblait être une lithographie. Mais au-delà de la lithographie, c’est aussi un C aux couleurs du drapeau arc-en-ciel  ! Sur les autres pages, il semble qu’il s’agisse plutôt de photographies travaillées sur ordinateur, quoique certaines soient présentées comme des œuvres à part entière, telle « Croissées » p. 11, qui dans une vue de circuits imprimés laisse imaginer la silhouette d’une femme tissant.

         Mylène Catel donc, en pleine possession de son style poétique, entraîne avec elle Anne-Catherine, qui lui a déjà composé une préface à Silencieux Manèges. Pour s’être laissé passionner par cette exploration folle de la langue française, cette dernière était sans doute déjà poète dans l’âme… Est-elle davantage à l’origine des textes écrits en prose, comme semble l’indiquer sa citation de Stéphane Mallarmé en exergue au recueil ? On ne sait, mais quelle qu’en soit la forme ou l’auteur, chaque page d’écriture est toujours aussi magique, inspirante, jubilatoire.

     

         Il est donc temps de me taire et de vous laisser voguer sur les flots jaillissants de ces phrases, de ces vers, de ces signes (orthographiés souvent « sygnes » par allusion), de ces jeux de langage aux résonances multiples qui vous entraînent dans un foisonnement d’images, parfois drôles (eh oui ! J’ai ri plusieurs fois…), parfois ardentes et toujours harmonieuses. Le sens, un peu récalcitrant au démarrage, s’éclaire au fil de la lecture. C’est dire la richesse de ce livre-Janus que je considère pour ma part comme un petit joyau.

     

     

     

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    Une rose de mon jardin

          Bonjour à tous !

        Vous devez vous dire que je ne suis plus très présente sur les blogs. Fatigue, bien sûr (depuis mai 2005 ... Mon blog a 9 ans ! C'est le temps nécessaire à l'inversion de l'axe du dragon en astrologie, de même que c'est tout un cycle en numérologie) ; mais aussi  déception devant les nombreux changements exigés par la plate-forme, qui après m'avoir fait migrer vers la "V2" (ce qui a déjà tout chamboulé) demande à nouveau d'adapter mon blog à une nouvelle version (qu'ils n'appellent pas la V3... Pourquoi ?). Pour le moment, c'est niet. J'espère qu'ils ne m'obligeront pas à le faire, car je devrais fermer ce blog (il est vrai que je l'avais envisagé il y a quelque temps). 
        Et puis en cette saison, je suis beaucoup dans mon jardin, et diverses activités ou péripéties font que je ne puis plus profiter des randonnées que je vous ai parfois fait partager ici ! Dommage...   

    Iris-mai14.jpg
    Iris de mon jardin

         Cependant mes iris ont refleuri, alors que je ne m'y attendais pas du tout.

    Iris-blanc-mai14.jpg
    Iris de mon jardin

      Il y en a des bleus, des blancs... Stupéfaction ! Ainsi, entre les ventes-dédicaces et un prochain congrès, je n'ai plus grand temps à consacrer au blog et à l'écriture.

       Parlons donc des livres : je les ai dédicacés samedi dernier en grande surface, et réitérerai l'aventure le 24 mai prochain (veille de fête des mères, veille de vote et jour de marché en centre ville : s'il fait beau cela devrait être une belle aventure !). C'est toujours un moment émouvant, car il permet de donner "vie" à nos créations, en les exposant aux yeux d'autrui.

    Dedicace-05.jpg

       Cependant comme vous le voyez samedi dernier on ne m'a pas sauté dessus... (Je suis là avec ma fille aînée et une amie de longue date qui est à la fois latiniste, helléniste, amoureuse de livres et de poésie, et femme de théâtre ! Vous la trouvez en pleine action à cette page : elle lisait des textes de Nicole Gdalia).

       Je remercie d'autant plus le journaliste qui m'a consacré un bel article (malgré les coquilles du typographe sur mon nom) : Jean-Jacques Desormiers

     

    Martine-Malliard---tout-en-poe-sie---10-05-2014--Issoudun-.jpg

     

       ainsi que les deux auteurs des éditions Stellamaris qui m'ont consacré une présentation, appelée "critique" mais ô combien sympathique !

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         Celle de "Regards", par Nathalie Gayou (voir ici), et celle d'"Aimer à l'infini" par Guy Rambault (voir ici).

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        Alors puisque le mois de mai fleurit (malgré ses giboulées de mars !), écoutons une musique de saison...

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  •   Comme vous avez pu le constater peut-être, le second recueil issu de la scission en deux parties de celui intitulé "Regards" (voir ici où j'évoquais des poèmes "mystiques" et d'une     inspiration "différente" et ici où je laisse deviner que finalement de "un" j'ai fait "deux" ouvrages) vient de paraître.

       Tandis que dans le recueil déjà mentionné je n'ai conservé que les poèmes évoquant des "Regards" sur le monde, donc plutôt contemplatifs malgré la partie centrale qui est plus méditative (mais contient des textes récents), j'ai gardé pour celui-ci les poèmes plus sentimentaux et émotionnels qui expriment l'amour charnel, puis l'expérience mystique née de tout moment de profonde communion avec l'Univers (poèmes souvent plus anciens, que je gardais en réserve depuis quelque temps).    

       En cliquant sur l'image ci-dessous, vous atteignez le site de l'éditeur et pouvez en feuilleter les premières pages. Je l'ai orné, comme l'autre, de dessins en couleurs de mon cru. 

    Aimer à l'infini-couverture

     

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