• Martine P.

     

     

    Aujourd'hui
    Un être charmant
    Lumineux
    Chaleureux
    Enthousiaste
    Généreux
    Est parti en poussière


    Et pourtant
    Nous sommes là tous
    Autour de son image
    De sa pensée
    De son souvenir
    Attristés

    Et la voyons
    Qui nous sourit 


    Qui est-elle donc
    Pour nous sourire encore
    Même poussière 


    Souvenir ou gaieté

    Disparition ou lumière 


    Un éclair en ce monde
    Un éclat de rire
    Une cascade 
    Parenthèse divine
    Entre deux abîmes
     

     

     

     


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    Il est un beau moulin dans un pré verdoyant
    Avec des ailes rouges
    Il est un fier moulin sur le pré tournoyant
    Avec des bras qui bougent


    Jusqu’à sa girouette il joue avec le vent
    Gonflant ses grandes ailes
    Il s’arrête parfois puis repart en levant
    Tout un vol d’hirondelles


    Ce moulin érigé dans ce lieu chatoyant
    C’est Nouan qu’on le nomme
    Et dans l’éclat pâli du soleil rougeoyant
    Il rit d’un air bonhomme

     

    Le moulin de Nouan




                NB : Le moulin de Nouan se situe aux confins de l'Indre et du Cher, entre Ségry et Mareuil sur Arnon, au Sud ouest de Bourges.
           
     
     

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  • (Image tirée du site)

    Pour accompagner la "marche blanche"en faveur d'Ingrid Betancourt.
     
     
     

            Puisque nos voix s'épuisent à répéter ton nom
            Et puisque la forêt reste muette et close
            Envoyons nos légions de folie de fureur
            Envoyons la lumière d'un immense brasier

            La forêt s'ouvrira
            La forêt ne veut pas te garder prisonnière
            Elle prendra les hommes en ses replis secrets
            Et t'ouvrira sa porte
            Cela doit se produire
            Il est même impossible que cela ne soit pas

     

            Le soleil percera les frondaisons serrées
            Il ouvrira le cœur des geôliers endurcis
            Et la paix des colombes enfin fera son nid
            Dans son propre pays
            La blanche Colombie


    Alors qu'à cet instant
    Il n'est qu'une colombe
    Et c'est toi seule Ingrid

     

     

    En illustration musicale, le thème du "Monde Perdu", de Michael Stearns

    (production Hearts of Space, 1995)

     

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        Garder l'espoir envers et contre tout, ce n'est pas toujours facile. Et il est des "résurrections" qui parfois se laissent attendre... Telle celle d'Ingrid, vers laquelle en ce temps de Pâques vont toutes nos pensées.
        C'est pour entretenir cette flamme que j'ai écrit ce poème : il n'y a pas que la flamme olympique, qui mérite d'être entretenue. Tout être qui souffre pour une noble cause prend une stature universelle, devient une figure exemplaire... Et c'est la force de cet amour qu'elle suscite qui peut agir encore, par-delà la distance, et la ramener vers nous, en sauvant s'il le faut tous ceux qui sont entraînés avec elle dans l'horreur de la guerre.
     
     

     


    À  chaque heure qui s'ajoute
    De ce temps infini
    Qui nous sépare de toi
    Ingrid
    Nous voudrions crier
    Nous voudrions allumer des lumières
    Partout dans le monde
    Nous voudrions marcher vers toi

     

    Marcher sur la mer
    Marcher sur ces arbres immenses qui t'emprisonnent
    Marcher sur les nuages sur les montagnes
    Marcher sur les fleuves sauvages
    Pour te voir libérée
    Pour te voir revivre
    Pour te voir enfin sourire
    Et embrasser tes enfants

     

    Toi si forte
    Toi si grande
    Toi qui domines à présent le monde
    De la noblesse de ton âme
    De la grandeur de ton sacrifice
    De la force de ton courage
    Ingrid

     

    Fasse le Ciel
    Fasse tout l'amour des hommes
    Avec leurs cris et leurs lumières
    Avec leur marche victorieuse
    Et leur désir et leur espoir
    Que tu revoies enfin ta ville
    Que tu revoies ta mère
    Et tes enfants et ta famille
    Et tout ton peuple et ceux qui t'aiment

     

    Veuille le Monde
    Que tu nous sois enfin rendue
    Riche de tant d'années d'amour
    De labeur de souffrances
    De patience et d'endurance
    Enfin vivante
    Et souriante

     

     

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    Les Bois d'Avaugour
    Guy Ropartz photographié à Padel, au bout de la plage de Bréhec.

        Les bois d'Avaugour se trouvent en Côtes d'Armor, au Sud de Guingamp à proximité de Bourbriac.
        Ce poème est écrit en hommage à Guy Ropartz, grand musicien breton (on l'appelait parfois le "barde celtique") natif de Guingamp, qui aimait beaucoup ces bois et s’en inspira pour composer le 3e mouvement de sa 5e symphonie.



    Dans les bois d’Avaugour

    Aux collines herbeuses,
    Aux pinèdes ombreuses,
    Nous reviendrons toujours…

    Nous suivrons le regard
    Du vieux barde celtique
    Qui rêvait sa musique
    Dans les lointains épars ;

    Assis près du chemin
    Avec sa canne grise,
    Il écoutait la brise,
    Sa barbe dans la main.

    Nous reviendrons humer
    Le lieu de ses errances :
    Son souvenir y danse
    Dans l’air tout embaumé.

     

     

     
    Début du 3e mouvement (largo) de cette 5e symphonie,
    qui vient d'être enregistrée aux éditions Timpani
    par l'orchestre symphonique de Nancy
    (cité où Ropartz fut longtemps directeur de Conservatoire),
    sous la direction de Sébastian Lang-Lessing (voir ici)

     

    Gaud Ropartz en 1962











    Voici une photo de la fille aînée du compositeur, Gaud Ropartz (à gauche),
    qui s'occupa entièrement du maître à la fin de sa vie lorsqu'il devint aveugle.
    Assise au salon du manoir paternel sous le portrait de son grand-père Sigismond,
    elle nous contait ses souvenirs, en cet été 1962.
     
     
     

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