•     Contrairement à l'annonce de la météo, le ciel ce matin était chez nous couvert de brume, empêchant toute possibilité d'observer la fameuse éclipse solaire dont on nous avait tant parlé... 

        Cela ne me surprit guère finalement, sachant qu'un pic d'activité lunaire entraîne obligatoirement une puissante formation d'humidité ! Je m'en fus cependant dans la campagne environnante observer le phénomène, et outre une vidéo prise à 10h15 (heure présumée du pic de l'éclipse prévue chez nous à 75%) et quelques photos prises dans les moments qui ont suivi,  j'ai composé un poème. Les voici.

     

     

    La Terre s’est vêtue d’un brouillard lumineux
    pour protéger nos yeux de l’éclat foudroyant

    Dans la douceur des limbes
    repose l’enfant du Songe

    Ô Tout-Puissant
    si hautes sont tes pensées
    qu’un cercle d’or les environne

    Tapis dans notre gîte
    lièvres nous attendons
    Jamais la nuit n’obscurcira le Jour

    Ô douce lune humide
    tu pleures sur nos fronts de ton bonheur intense
    Tes noces ont resplendi par-delà les étoiles

    Sur la Terre déserte
    s’est établi le Silence
    un Silence crépusculaire que trouble à peine
    le vent glacé qui siffle en inclinant les herbes

    Le mauve à l’horizon peu à peu devient jaune

    Dans la pâleur ambiante l’instant s’immobilise
    mais indistinctement imperceptiblement
    l’Amour bruit et palpite
    inondant toute chose

     

    Eclipse dans l'Indre

     

    Eclipse dans l'Indre

      

    Eclipse dans l'Indre

     

    Eclipse dans l'Indre

     

    Eclipse dans l'Indre


    NB : La zone de champs labourés sur laquelle je reviens dans la vidéo et insiste dans les photos correspond à la direction de l'horizon est, vers lequel devrait se situer le soleil. C'est de là aussi que semble provenir le vent.

      


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  • Promenadefév14-01

     

    Arbres tordus
    Chemin qui tourne

     

    Vent éperdu
    Eau qui séjourne

     

    Lierre agrippé
    Brindilles sèches

     

    Troncs détrempés
    Mousse bien fraîche

     

     Et puis soleil
    Couleurs chantantes

     

    Brusque réveil
    Joie éclatante

     

    Promenadefev14-02.jpg

     

    Promenadefév14-03-copie-1

     

    Promenadefev14-04.jpg

     

    Promenadefev14-05.jpg

     

    Promenadefev14-06.jpg

     

    Promenadefev14-07.jpg

     

    Promenadefev14-08.jpg

     

    Promenadefev14-09.jpg

     

    Promenadefev14-10.jpg

     

    Promenadefev14-11.jpg

    Au bois de Chinault, près d'Issoudun. (Nota : toutes les photos peuvent être agrandies).

     

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    Bois-du-Roi-24mars-001.JPG


         Une promenade au lieu dit "Le Bois du Roi", au nord-est d'Issoudun, m'a inspiré ce poème... Mais aussi toutes les photographies qui vont avec. Il n'y a que les chevreuils que j'aie manqués, ils sont partis trop vite et la photo n'a gardé que l'image de la prairie vers laquelle ils ont fui. 

    Bois-du-Roi-24mars-019.JPG"Le Bénitier" (c'est le nom du ruisseau)

     

     

    Le ruisseau coule

    Dans l’herbe jaune

    Le ruisseau rit

    Sous les broussailles

           

     

    La campagne pensive

    S’étire à l’infini

    Pâle et déserte

     

     

    Un long chemin humide

    File entre les brémailles

    Et les brindilles sèches

     

     

    Ici

    Un arbre mort
    Plus loin

    Une petite hutte

    Au toit de tôle

    Et là

    Une mangeoire pour les oiseaux

     

     

    Le ruisseau glisse

    Sous le sentier

    L’eau est si claire

    Sur les cailloux

    Que trois chevreuils

    Y sont entrés

     

           

    Dis-moi, lierre grimpant

    Et toi, bourgeon de hêtre,

    Quand finira l’hiver ?

     

     

     

     

    Bois-du-Roi 24mars 008

     

     

    Bois-du-Roi 24mars 010

     

     

    Bois-du-Roi 24mars 011

     

     

    Bois-du-Roi 24mars 016

     

    Bois-du-Roi 24mars 023

     

    Bois-du-Roi 24mars 012

     

    Bois-du-Roi 24mars 006

     

     

     

     

     

     

     

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    Issoudun-fevrier06.jpgLa Rivière forcée à la sortie d'Issoudun - février 2006

     

     

    Dentelle givrée
    Toile diaphane
    Brumes d’hiver aux amples houppelandes
    Blanc des jardins brun des troncs au lointain
    La rivière s’étale en miroir dépoli
    Étoilée par le gel
    Et les moignons des arbres élagués
    S’étoffent de flocons agrippés au lierre


    Un envol de corbeaux croasse sur les cimes
    Une détonation puis deux se font entendre
    Tu sursautes mon chien et tu dresses l’oreille
    Sous mes pas alourdis la neige durcie craque
    Sur les herbes roidies


    Nous sommes dans un paysage
    Qu’un peintre mystérieux a moucheté de blanc
    Par mille taches claires
    Avec amour avec patience
    Dans l’infinie tendresse
    D’un matin qui fume de froid
    Vivifiant et glacé

     

    Extrait de "Instants Secrets" @ éd. Stellamaris
    (Réédition)

     

    Issoudun-fevrier06-2.jpg
    Dans les potagers bordant la rivière forcée - sortie d'Issoudun - février 2006

     

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    Automne-pluvieux-b.jpg

     

     

    Nuit 
    sans étoiles
    que l’averse à pas de loup
    inonde

     

    Petites fleurs trempées
    larges feuilles collées
    dont les couleurs ocrées
    dans le soir
    disparaissent

     

    Clapotis persistant
    douceur harmonieuse
    de la pluie

     

     
     
     

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