• Lumiere-d-octobre.jpgLes ombres s'allongent démesurément dans le jardin...

     

     

    Peu à peu le jour s’éteint

    Comme une bougie fatiguée

    Dans la lueur jaune et blafarde

    Les feuilles du lilas craquent sous mes pas

    Et le petit halo qui m’environne

    Ressemble à des yeux rougis

    Par des larmes naissantes

     

    Une odeur particulière surgit

    De terre qui se meurt ou de végétation fanée

    Une odeur âcre et forte

     

    Les arbres ont pris feu

    Puis déjà vient la nuit

    Sereine et inviolable

    Prête à se diffuser chaque jour plus avant

    Et régner sur le monde

     

     Feuilles-tombees.jpg

     

     

     

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    Cecile-Fontainebleau2007.jpgAutomne en forêt de Fontainebleau

     

     

    Peu à peu
    l'automne s'étire
    apporte sa fraîcheur à nos nuits
    et sa douceur à nos jours

     
    Peu à peu
    le bois s'engrange
    et les roses lancent leur dernier appel
    au soleil

     
    Marie immaculée
    sourit de son nuage
    laissant couler de ses deux mains ouvertes
    une lumière d'or
     

    Glissons à pas feutrés
    vers le déclin des jours
    Rêvons les yeux fermés
    d'un univers meilleur 

     

         Écoutons le 1er mouvement de la sonate pour clarinette et piano de Camille Saint-Saëns, interprété par Maurice Gabaï (clarinette) et Annie d'Arco (piano).

      

    (Ensemble déjà publié le 19 sept. 2007)

     

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    ciel-4.JPG

     

     

    Aujourd'hui la campagne est balayée d'un vent

    Qui fait ployer les tiges et ride les étangs

    J'avance emmitouflée et les doigts engourdis

    Me croyant transportée jusqu'en Terre Adélie

     

    J'ai serré l'anorak et le bonnet de laine

    Et pourtant l'air glacé me transit jusqu'à l'aine

    Où es-tu doux soleil que couvrent les nuées

    Le blizzard t'a chassé même si Mars est né

     

    Tu as lutté en vain contre la brume flasque

    Mais sans s'en inquiéter mes deux chiens sont partis

    Ils courent sans compter filant dans la bourrasque

    Et reviennent bientôt plus chauds qu'en plein midi

     

     

    ciel-3.JPG

     
     

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    Issoudun-Champs d'Amour

    Issoudun : le Parc des Champs d'Amour, 7 février 2011.

     

      

    Un éclair de soleil a déchiré la brume

    Où durant tant de jours nous avons soupiré ;

    Soudain s'ouvre un chemin menant vers la forêt,

    Balayant tout à coup le rideau d'amertume !

     

    Sommes-nous bien en ville au milieu du bitume ?

    Ces beaux arbres plantés sur des champs labourés,

    Ces tertres enchanteurs aux abris retirés,

    Tout cela n'est qu'un parc où le rêve s'enfume...

     

    Un rayon de lumière, et tout est transformé !

    Des feuillages épais glisse une ombre soyeuse

    Que parcourt un instant notre regard charmé ;

     

    La blondeur de l'azur coule, silencieuse,

    Nous laissant entrevoir des lointains embaumés...

    C'est février qui dort, douceur délicieuse.

     
     
     
     

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    Riviere-forcee-fev06.jpg

     

     

    La nuit s’étend noire et glacée
    Serrant de toute sa hauteur
    Le jardin figé sous le gel
    Et les toits luisant faiblement

     

    Pâle lueur enfin parue
    Tu luttes dans les froids brouillards
    Rien ne semble vouloir céder
    De cette opacité sans fond

     

    Et la journée suit trépidante
    Il faut courir courir sans cesse
    Pas de repos pas de répit
    Mais le soleil rit tout à coup

     

    Mon seul repos c’est ta lumière
    Ma respiration ton sourire
    Mais déjà sonne la pendule
    Et mon après-midi bascule

     

    Déjà l’ombre reprend ses droits
    Encore enfui le temps de vivre
    La lune fixe un regard froid
    Sur la nature ivre de givre

     

     

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