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    D'aprèsJohfra-Le Lion - modifié

      

     

     

    IL A GAGNÉ

     S’effacent les ombres

     LUI SEUL RAYONNE

     Cascades étincelles de rire

    L’Amour jaillit

    en Gloire

     

     

     

     


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  • Papillon.jpg

     

     

    Un peu de sable me suffit,

    D’un geste déplié,

    Pour inonder le ciel

    De blancs soleils mobiles.

     

    Mais des tribus païennes

    De femmes aux yeux bouclés

    Dansent sur mes navires

    Leurs rondes déifuges.

     

    Oh ! Tes regards m’épinglent

    À ce marbre solide,

    Aux pourpres orangées

    De ton apocalypse !

     

    … Et soudain,

    Tous mes enfants divaguent,

    Figés dans leur sommeil de fleurs…

    (Mes oiseaux d’aube et d’églantier,

    Mes délicieux fraisiers sauvages,

    Dissimulés

    Dans les forêts de mes cheveux)...

     

     

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    Poème tiré du Rossignol d'Argent,
    publié en 1974 aux éditions Saint-Germain-des-Prés

     

     

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    La tempête de sable

    Photo extraite du site agadez-niger

     

     

    Je marche dans un tourbillon
    Le sol s’étoile sous mes pas
    Et très haut la nuit se déploie
    Majestueuse et chatoyante

    Qu’importe le nuage ardent
    Qui m’étouffe et qui m’éblouit
    Qu’importe si je n’y vois plus
    Dans un vertige de poussière

    Mes gestes inutiles
    Dessinent des falaises dans le ciel
    Et je marche
    Reine des vents qui me couronnent

    Le désert qui m’entoure est ma robe d’espace
    La sable qui me couvre est ma robe du temps
    Mon royaume est étourdissant
    Je possède la clef des champs

     

     Le Rossignol d'Argent
    © Editions Saint-Germain-des-Prés
     
     
     

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    Paturages-vers-Grand-Vallon.jpg

     

     

    Les espoirs volent en vibrant vers le ciel

    Et nos bras sèment à l'envi dans les blés

    Le jour s'achève irradiant sa lumière

    Et nos sourires éclaboussent la terre

     

    Viens que nos mains de nouveau soient unies

    De la clarté renaîtra de nos yeux

    Tu sais aussi combien la joie est nue

    Et combien neuve est la vie accomplie

     

    Jouons ensemble à courir la montagne

    Parmi les chèvres et les fleurs qui embaument

    Ici pour nous est le début de tout

    Espièglerie de l'Amour qui jaillit

     

     

     

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  •         Le poème qui suit a été écrit il y a longtemps, alors que j'étais jeunette et n'avais pas vingt-cinq ans. Cependant je ne le renie pas car il exprime réellement ma "profession de foi" - de façon un peu précipitée et instinctive certes - et ce n'est pas par hasard si c'est de lui que j'avais tiré le titre du recueil qui a suivi immédiatement Le Rossignol d'Argent, publié
    en 1974 aux éditions Saint-Germain-des-Prés (devenues depuis Le Cherche-Midi éditeur) : Mourir une seconde fois.

          Les familiers de ce blog se souviendront de cet intitulé que j'ai appliqué longtemps à l'un des thèmes de mes propos, ainsi qu'à l'oeuvre elle-même publiée sur le site In Libro Veritas ; cependant aujourd'hui, à l'heure où ces poèmes vont être publiés aux éditions Stellamaris j'ai décidé de modifier ce titre, évocateur de souffrance, pour le remplacer par celui-ci : Le Passage.

          C'est donc sous ce nouvel intitulé que vous retrouvez la section correspondante sur ce blog, ainsi que la plaquette présente sur in Libro Veritas . Le Passage contient 32 poèmes répartis à l'intérieur de quatre chapitres : L'Espace des Amants, Chute, Histoire, Légendes.

         La notion de "mourir une seconde fois" exprimée ici est située au début de la section Chute, qui intervient pour souligner une rupture après la "lune de miel" de L'Espace des Amants : elle suppose une "vie avant la vie", qui fait que ce que l'on appelle communément "naissance" est en réalité une mort, et ce que l'on appelle communément "mort" (mais qui est une "seconde mort" !) peut être considéré comme une nouvelle naissance... Naissance à la vraie vie "cosmique", dans laquelle ce qui  est apparemment fragmenté n'est en fait qu'une unique Lumière.

        Le nouveau titre du recueil est inspiré du dernier poème, Château, déjà publié sur ce blog ici.

     

    Nebuleuse.jpg


     

    Courir les rues avec la certitude

    De mourir au premier pas

    Demander aux étoiles de marcher avec moi

    Renoncer au désert pour connaître l’amour

     

    Un soleil de demain perdu dans un fossé

    L’emporter comme trophée à bout de bras

    Le jeter à la mer pour qu’il éclabousse le ciel

    De mille étoiles nouvelles

    Plonger avec lui pour mourir une seconde fois

    Et me partager aussi en étoiles

     

     

    La vie cosmique

    Cet éparpillement de l’âme déchirée en mille étincelles

    Que l’on ne parvient pas à rassembler

    Cette course éperdue de l’une à l’autre

    Ce flottement dans l’inconscience entre l’être et le néant

    Cet éblouissement quotidien

    Cet étourdissement des sens

    Qui se perdent et se retrouvent sans cesse

     

    Le soleil éclate en étoiles et en planètes

    Mais les étoiles les milliers d’étoiles

    Ne sont au loin qu’un seul et brillant soleil

     

     

     

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