•         Ce voyage, effectué en juillet 1967 alors que je n'avais que seize ans, m'a été offert par le Touring Club de France suite à un concours que mon père a largement contribué à me faire gagner.

           Cette chance était offerte aux jeunes des lycées de France en l'honneur de l'Exposition Universelle qui avait alors lieu à Montréal et dans le cadre d'un rapprochement important entre nos deux pays, le Général De Gaulle devant effectuer le même périple juste 15 jours après nous.

     

            C'est pourquoi vous trouverez de nombreux chapitres dans cette section, certains consacrés au récit du voyage proprement dit - récit qui m'avait été demandé à l'époque et que j'avais donc rédigé en septembre 1967 - , d'autres aux questions qui m'ont été posées, aux souvenirs que j'ai rapportés, et enfin aux coupures de presse parues à cette occasion.

          Pour en faciliter l'accès, voici un plan que vous pouvez suivre avec des liens vers les différentes parties ; ces liens figureront également à la fin de chaque article pour vous servir de fil conducteur.

          Consultez également ici la carte géographique représentant notre circuit.

     

          1 - Présentation et questions posées.

    Présentation.

    Questions posées.

    - Réponse à la question 6 (les premiers occupants du Canada)

    - Autres questions.

    - Réponses aux autres questions.

    - Une coupure de presse.


          2 - Le voyage.

    - L'arrivée à Montréal.

    - L'expo.

    - Première excursion.

    - Trois-Rivières.

    - Québec.

    - Autour de Québec.

    - Baie-Saint-Paul.

    - Chicoutimi.

    - Jonquière.

    - Tour du lac Saint-Jean.

    - Traversée du Saint-Laurent vers Rimouski.

    - La Gaspésie.

    - Le retour.

     

         3 - Quelques souvenirs.


    - Compléments.

     

        Vous pouvez retrouver le récit de mon voyage au Canada sur In Libro Veritas ici
    ou sur Atramenta à cette page .

     


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  •      Voici avec du retard, la photo d'un petit violoniste rapporté de Saint-Jean-Port-Joli (village de la sculpture sur bois).

        Son archet ayant été cassé, a été remplacé par une allumette taillée.

     
     
     
    Québec 1967 : compléments
     
         Et pour mes deux petites soeurs de six et quatre ans, j'avais trouvé ces paires de mocassins cousus à la peau et décorés de petites pierres.

     

    Québec 1967 : compléments

     

     


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  •       Photo retrouvée ultérieurement dans une revue locale qui montre notre groupe, grossi d'autres lauréats d'un concours organisé par "Régilait" - ainsi que de quelques touristes ayant payé leur voyage.


     
     
    canada-depart.jpg
     
     
     

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  •       Et voici le dernier volet de ce merveilleux voyage, effectué il y a près de 40 ans, alors que je n'avais que 16 ans. Malheureusement mes dernières photos sont des diapositives au format carré que je n'ai jamais pu numériser : je serai donc limitée à mes cartes postales ou à des renvois aux sites actuels, sur lesquels évidemment tout a beaucoup changé depuis !...
     
        En effet, le vendredi 28, nous partions pour Edmunston, dans le Nouveau-Brunswick. C’était déjà le retour vers Montréal ; il n’y avait presque plus rien de beau à voir. Nous traversions des régions américaines et industrielles. Nous déjeunâmes à Matapédia dans un joli restaurant et à 18 heures nous étions à Edmunston, sous une pluie battante.
        En fait nous avions pris beaucoup de retard, car il nous avait été promis une petite promenade aux Etats-Unis, et il nous fallut attendre pour cette excursion d’avoir dîné. Lorsque nous nous précipitâmes vers la frontière toute proche, munis des visas spécialement préparés en France, sous le ciel noir et par les rues mouillées, nous commençâmes par nous perdre ; puis parvenus enfin au but nous découvrîmes qu’aux USA il devait être plus tard, car tout était désespérément fermé ! Nous ne pûmes dénicher qu’un marchand de cigarettes et de cartes postales, ce qui fit bien notre affaire… Mais nous avions tout de même sur notre passeport un beau cachet américain attestant que nous avions mis le pied dans la province du Maine, fût-ce pour une demi-heure seulement et en pleine nuit.
     

    Québec 1967 : Vues du Maine

    Quelques vues du Maine, sous forme de cartes postales 

    Québec 1967 : Vues du Maine


    Québec 1967 : Vues du Maine


    Québec 1967 : Vues du Maine


        Le lendemain, nouveau départ, en direction de Sherbrooke. Nous nous arrêtâmes à Saint-Jean-Port-Joli, un charmant village où l’on pratique l’artisanat du bois. Nous y achetâmes un souvenir pour chacun de nos moniteurs, qui les reçurent après le repas.
        Nous fûmes à Sherbrooke à 17h30. L’université où nous étions reçus était grande, moderne et agréable.
        Je passai ma journée de dimanche à m’y reposer en rangeant et triant mes affaires : une promenade dans cette ville trop impersonnelle ne me tentait nullement.
        Lundi 31 juillet ! Le dernier jour de notre voyage de rêve était arrivé… Nous prîmes notre dernier petit déjeuner canadien et nous mîmes en route pour Montréal où nous parvînmes pour le déjeuner. Nous avions ensuite quartier libre jusqu’à 17h30.
        Je m’engageai dans une grande rue pleine de magasins ; puis m’informai sur le chemin à suivre pour retourner vers l’Expo que j’admirai une dernière fois du haut du Pont Jacques-Cartier. J’eus ainsi l’occasion de m’émerveiller aussi devant ce magnifique et immense ouvrage d’art dont je percevais les frémissements sous l’intense circulation qui le parcourait. Puis le bus me ramena à notre ultime port d’attache, le Foyer de l’Immaculée Conception, où personne n’eut le cœur de faire honneur au dîner qu’on nous servit, tant le regret de partir nous coupait l’appétit.

     

    Québec 1967 : Le pont Jacques Cartier à Montréal

    Montréal, le pont Jacques Cartier
    (image extraite du site ci-dessous
    )
     

        L’heure arriva, avec la pluie, et bien vite, nous fûmes dans les cars dont nous venions de remercier les sympathiques chauffeurs au moyen de quelques souvenirs accompagnés de salves d’applaudissements.
        Arrivés à l’aéroport de Dorval à 19 heures, tristes de voir le soleil, déjà à son déclin, disparaître derrière les nuages, nous dûmes encore endurer une longue heure d’attente, que nous occupâmes à échanger adresses et promesses diverses. Enfin à 20h 30, nous décollions. « Adieu, beau rêve réalisé ! » pensions-nous avec Pompon… Et nos cœurs étaient gonflés de mélancolie.
        Ce voyage de six heures et demie me parut étonnamment court. En effet à l’inverse du voyage d’aller il s’effectuait en direction du soleil, et le superbe lever de soleil sur les nuages survenu entre 1h30 et 2h du matin à l’heure canadienne fut une des plus belles expériences que j’aie connues jusqu’alors. J’arrivai à Orly éblouie et radieuse, sans avoir fermé l’œil.
        Normal, pour achever un tel rêve !


    Québec 1967 : Université de Sherbrooke
    (L'Université de Sherbrooke, photo du net)

      
     

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  •  

          Treizième volet de mon Voyage à travers le Québec, l'été 1967... Nous atteignons l'Atlantique  ! (voir ici).

         
     

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

    Les rives du Saint-Laurent vers la Gaspésie 

     

        Le mercredi 26, nous prîmes la route de Gaspé, emportant notre pique-nique pour le repas de midi. Au fur et à mesure de notre avancée, le paysage devenait de plus en plus joli : le Saint-Laurent était devenu si large que nous nous croyions à la mer, et la région redevenait accidentée, reprenait son visage montagnard.
     

    Quelques vues de la "route de Gaspésie" (cartes postales de l'époque)

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie


    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

     
     
     

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

     

        Après quelques arrêts, dont un à Sainte-Anne-des-Monts vers 10 heures, nous nous installâmes pour déjeuner dans une petite anse bordée d’une jolie plage et limitée par deux pointes. L’ambiance maritime se précisait de plus en plus et depuis quelques temps nous avions l’impression de suivre une côte.
        Nous parvînmes enfin à l’Océan à Cap-des-Rosiers et pûmes nous y baigner. Seulement l’eau était si froide1, que malgré le temps resplendissant, peu d’entre nous s’y risquèrent.
        Enfin ce fut Gaspé, capitale de la rayonnante province de Gaspésie. Nous dormîmes bien cette nuit-là, car la journée avait été bien remplie – comme toutes celles de notre voyage d’ailleurs.
     

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie
    Gaspé : la Baie des chaleurs

     

        Le lendemain fut à marquer d’une pierre blanche dans l’ensemble de ce merveilleux voyage, car ce fut peut-être la journée la plus réussie, grâce à un temps idéal et à la beauté des paysages que nous pûmes admirer. Nous devions nous rendre au Cap-Percé, l’un des sites les plus remarquables du Québec.


    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

    Cap Percé (toujours une carte postale)

     
        Percé est un petit village au bord de l’Atlantique qui tire son nom d’un énorme rocher isolé troué d’une large excavation, aussi grandiose par ses dimensions qu’étonnant par sa position.
        Au large des côtes on aperçoit une grande île, l’île Bonaventure, qui sert de réserve à toutes sortes d’oiseaux de mer et particulièrement à des colonies entières de Fous de Bassan.

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

    Fous de Bassan sur l'Ile Bonaventure (carte postale)


        A notre arrivée, vers 10h30, nous cherchâmes d’abord une vedette pour nous emmener promener en mer autour de l’île. Cette excursion fut délicieuse : il faisait beau, chaud, avec un léger vent frais, et l’île Bonaventure était superbe. Nous y admirâmes des milliers d’oiseaux, que les amateurs purent filmer tout à loisir et même de tout près, tant notre passage ne sembla jamais les effaroucher. L’île semblait un véritable paradis, mais il était formellement interdit d’y aborder.

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

    (Même chose...)

        A notre retour, on nous laissa libres jusqu’à 17 heures. Certains décidèrent de prendre part à une pêche à la morue. Pour moi, je préférai rester sur la plage. J’entrepris d’abord avec quelques camarades une promenade autour du Rocher Percé : c’était une assez périlleuse aventure, mais nous ne nous en doutions alors pas.

     

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie
    Ci-dessus et ci-dessous, le Rocher Percé (même chose)

    Le Rocher Percé



        En effet, le rocher était relié à la terre par une assez large bande de sable et nous nous y élançâmes ; mais nous comprîmes la difficulté de notre entreprise lorsqu’il nous fallut progresser le long de la paroi verticale, sur des roches très glissantes et exposées aux vagues qui venaient se briser sur nous. Nous nous réjouîmes de n’avoir pris ni appareils photos ni bagage quel qu’il soit et nous concentrâmes sur notre marche précautionneuse, en serrant les dents dans l'eau glaciale1 alors que le soleil dardait ses rayons brûlants. Le plus difficile fut la traversée du chenal d’eau passant sous le porche de la Roche Percée : l’eau, très claire, y était profonde de quelque quatre-vingts centimètres, ce qui nous empêchait de discerner clairement le fond, de plus en plus glissant.

    Québec 1967 : 13 - La Gaspésie

    Le chenal du rocher percé, mais sans doute ici à marée basse (même chose que plus haut)

     
       Lorsque nous sortîmes enfin triomphants de l’épreuve, nous n’eûmes pas le courage de terminer le tour du rocher, et revînmes sur nos pas : après tout, nous avions vu l’essentiel, et comme bain de mer, cela nous suffisait largement !
        Il était assez tard lorsque nous nous retrouvâmes près du village, et nous décidâmes d’aller acheter notre repas dans une épicerie. Je pensais m’offrir un pique-nique frugal, mais le résultat fut navrant : les petits pains sous plastique étaient infects, le fromage était dur et desséché. Je terminai avec une noix de coco que je ne pus achever, à cause de son énormité.
        Nous nous promenâmes dans le village, fîmes quelques courses et bavardâmes jusqu’au moment du départ. Nous aurions voulu ne jamais quitter ce lieu… C’était une véritable journée de vacances, et notre dernier jour en Gaspésie !
     

    Suite et fin du récit ici
    .


        1 : La côte Est du Canada est baignée d'eaux très froides à cause du passage du courant du Labrador (voir ici). C'est pourquoi aussi la morue y prolifère.
     
     

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