•         J'ai déjà parlé de Théophile de Wallensbourg, ce musicien mystique qui professe la religion orthodoxe.  Son interprétation musicale du Prologue de l'Évangile de Jean est une merveille comme support de méditation.

         C'est ainsi que je viens de découvrir qu'il a publié sous forme de vidéo un petit texte qu'il appelle "Sûtra", rédigé paraît-il par un jeune chinois du nom de Chonggao Deng, et que l'on ne peut trouver nulle part ailleurs sur le net.

          Il s'agit de trente courtes stances qu'il nous donne à lire tour à tour, avec un accompagnement de musique traditionnelle chinoise.

            Je ne veux pas lui voler son travail en recopiant ces stances sur mon blog, mais me propose plutôt d'insérer ici sa vidéo, précédée de la présentation qu'il a rédigée sur youtube.

          Je regrette seulement que le texte passe un peu vite, ne permettant pas de bien s'imprégner de chacune de ces phrases si belles et si riches.

         Je vous laisse en juger.  

    Par une belle journée de printemps, un jeune homme encore adolescent est soudainement plongé dans un état qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors, un instant où comme si sa conscience saisissait la totalité du Réel, à la fois la réalité de son existence profonde et de celle du Monde. Comme un bref état d'éveil à la réalité des choses qui aura sur tout son être d'indicibles répercussions. Ce jeune adolescent est Chonggao Deng. Cet instant à peine passé, il rédigea comme d'un seul geste ce très court « traité » de trente stances, qu'il nommera "Sūtra de la voie sans-conditionnement pour l'atteinte de la paix parfaite". Le voici ici dans son intégralité.

    Théophile de Wallensbourg

     

     

     


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           Les Gémeaux ne sont pas toujours ces instables, agités et velléitaires que l'on dit. Éternellement pétillants, juvéniles, ils éblouissent ceux qui apprécient la gaieté et le renouvellement, et seuls les jugent ceux qui ne peuvent les suivre dans leur intense créativité.

           On y trouve tant d'artistes ! Mais de même que dans le mythe d'origine il y a deux frères différents, Castor et Pollux, de même dans la vie on trouve deux types de Gémeaux : d'une part "l'intellectuel", dont l'esprit est extraordinairement vif et qui a produit tant d'écrivains, et d'autre part "le pratique", qui excelle dans le mouvement de son corps, en merveilleux personnage de théâtre parfois.

          Or cette année, Saturne (Chronos en Grec), planète du temps et des limitations, de la rigueur et de la loi inflexible, se trouve en Sagittaire, à l'opposé des Gémeaux... 

           Et lentement, tranquillement, avec la persévérance qui le caractérise, il leur a miné le terrain, il a envoyé ses signaux ténébreux, différents bien sûr suivant ce que chacun avait à vivre à ce moment : blocages, ralentissements, avertissements de la vie, parfois épreuves, parfois dures leçons... Jusqu'à cette ultime et éprouvante expérience : la mort.

     

    Pleine Lune de samedi 2 décembre-photo Aloysia
    Voici La Pleine Lune telle que je l'aie saisie Samedi soir - une branche dénudée passait juste devant...

     

            Or, outre le froid qui ces derniers temps a arrêté plus d'un cœur malade, il y avait dimanche dernier la Pleine Lune, juste sur cet axe : Gémeaux où se trouvait l'astre des nuits, et Sagittaire où se trouvait l'astre du Jour ... non loin de Saturne qui, pour au moins deux représentants illustres de ce signe, lui a dit : "Stop !" 

     

            En effet, quel étonnement lorsque l'on découvre que "Jean" d'Ormesson et "Jean"-Philippe Smet, tous deux dotés d'yeux bleus magnifiques et accompagnés d'une notoriété remarquable pour des activités artistiques apparemment fort différentes mais au même rayonnement, tous deux d'une extraordinaire gentillesse, étaient également non seulement Gémeaux, mais en plus nés à un jour d'écart (si l'on omet l'année) :

    16 juin 1925 pour Jean d'Ormesson,
    et 15 juin 1943 pour Johnny Halliday !

        Or les voici emportés également à un jour d'écart (mais la même année et là, à l'opposé de leur date d'anniversaire dans le Sagittaire), simplement en inversant le sens :

    5 décembre 2017 pour Jean d'Ormesson,
    et 6 décembre 2017 pour Johnny Halliday.

        Voici qu'ils se sont croisés, celui qui était un peu notre "grand-père" à tous, et celui qui reste l'éternel "jeune premier", comme si ce dernier avait dit au premier : 

    "Après vous, je vous en prie... "

       
           Ou comme si le premier avait voulu pouvoir "accueillir" le second !

          Quelle délicatesse ! Quelle beauté !

        Une sortie de scène à la Figaro pour l'un, un clin d’œil de gamin blond qui joue et chante comme personne pour l'autre, l'azur incommensurable dans leurs yeux, et voici notre constellation des Gémeaux, avec ses deux étoiles principales, Castor et Pollux... 

     

    Image signée modifiée par mes soins

     

          Les deux piliers du solstice d'été brillent maintenant comme deux étoiles dans notre ciel, éclairant chacun une part différente de nous, qui pourtant reste unique dans sa simplicité, sa générosité et sa gentillesse totalement partagées.

     

     


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    « - Quand et pour qui cessent [les soucis à propos de] ce qu'on a fait ou pas fait ainsi que des paires d'opposés ? Conscient de cela, sois neutre, sans désirs, dépassant même la notion de détachement.

      - Mon enfant, il y a peu de gens assez fortunés pour apaiser leur désir de connaître, de faire toujours de nouvelles expériences, et tout simplement même d'être assez vigilants pour vivre en ne faisant qu'observer les agissements des gens du monde.

      - On atteint la paix en se persuadant que tout ce monde-ci est dépourvu de substance, digne d'être méprisé et rejeté, impermanent et sujet aux trois types de misères*.
    (* Celles produites par le corps et le mental, celles causées par les objets animés ou inanimés et celles produites par les catastrophes naturelles).

    (...)

      -  Renonce à tous tes désirs en t'apercevant que ce sont eux qui constituent le monde. On se détache de celui-ci en abandonnant les désirs. Une fois parvenu à ce point, tu seras stable en toutes circonstances. »

    Ashtâvkra Gîtâ, ch. 9, traduit par Jacques Vigne
    (éditions Accarias/L'Originel)

     

     

           Ainsi, ce sont mes désirs qui constituent le monde ?...

          

    Osho Rajneesh-Tarot de la Transformation-43-le mental

     

     


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