•     Alertée par Gérard, j'ai décidé de dédier un poème aux Indiens de Colombie, victimes de la répression policière en leur pays. Participez vous aussi à "la Ligne verte", en envoyant un poème, un message, un dessin à l'association Tchendukua.

     


    Photo Christophe Martinez

     

    Ô mes frères indiens
    Vous saviez vivre, vous,
    En vous fondant à la forêt,
    En épousant son rythme lent,
    Ses lois et ses climats…
    Ô mes frères indiens,
    Vous saviez écouter
    Les leçons des ancêtres,
    Et vous saviez qu’être humble et nu
    Comme un enfant de la nature,
    C’est être au Paradis…

    Mais aujourd’hui,
    Vivre parmi les fous
    Dans les fumées et l’asphyxie,
    Les villes noires,
    La pauvreté,
    La quête ignoble du profit,
    Vivre aujourd’hui c’est être un rat
    Dans un égout,
    C’est crever peu à peu
    Dans un monde perdu,
    C’est l’enfer !

    Ô mes amis,
    Priez pour nous
    L’âme de vos ancêtres,
    Priez pour nous
    L’âme de la forêt,
    Du grand puma, du lynx et du python,
    Qu’ils nous viennent en aide
    Et ramènent la pluie
    Sur nos cœurs desséchés.
    Priez le grand Esprit
    Pour qu’il sauve la Terre.




     
     
     
     
     

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          Ce tournoi est imaginé à partir des écrits de Sappho, la grande poétesse qui vécut sur l'île de Lesbos au VIIe siècle avant notre ère. Anactoria et Atthis sont deux de ses élèves et amies. La première chante dans un style plus académique, la seconde dans un style plus lyrique, qui  est sensé lui apporter la palme de la victoire. Mais l'ensemble est de mon invention.

         Psappha est la pronociation du nom de Sappho dans le dialecte éolien pratiqué là-bas à cette époque. 

     

     

     

    1 - Anactoria

     

    Telle la blanche lune au milieu des étoiles,

    Telle tu t'es levée, Sappho, parmi tes sœurs ;

    Séléné t'a parée de son lait scintillant,

    Apollon t'a comblée de ses dons lumineux ;

    Et comme il offre aux jours harmonie et beauté,

    Ainsi tu fais surgir de nos nuits la clarté.

     

    *

     

                                                                                                                                   

     2 - Atthis

     

    Elle fuit, la jeune fille, telle un oiseau ;

    Ses pas foulent à peine le sol,

    Et son vêtement blanc s'ébouriffe autour d'elle

    Aux brises matinales,

    Comme les plumes de la colombe énamourée...

    Mais où court-elle si tôt ?

    Comme le tendre oiseau salue l'aurore,

    Ainsi s'élance-t-elle vers toi,

    Dame de ce logis !

     

    *

     

     

     

    3 - Anactoria

     

    Plus douce que le miel

    Est la Dame de mes pensées ;

    Nymphes, Muses, Charites,

    Joignez vos chants aux miens

    Pour louer sa beauté !

    Car pour la célébrer

    C'est bien peu de ma voix :

    Il faudrait la Nature

    Assemblée en concert !

     

    * 

     

                                                                              

     

    4 - Atthis

     

    Muses, chantez ici la déesse aux cent bras

    Qui modela nos yeux profonds, nos cheveux sombres,

    Nos corps jeunes et souples et nos jolis visages,

    Et chantez sa tendresse

    Qui modela nos cœurs !...

     

    Muses, chantez ici la déesse aux cent voix,

    Qui nous fit musiciennes et poètes à la fois,

    Habiles à la lyre et aux accents rythmés,

    Et chantez sa douceur

    Qui nous fit harmonieuses...

     

    Muses, chantez ici la blonde Aphrodita,

    Qui nous a réunies en un amour unique,

    Celui de la splendeur d'une vie foisonnante,

    Et chantez son élue,

    Psappha l'inégalée ! ...

     

     

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    A Florence Aubenas, qui vient d'être libérée.

     


    Florence,
    Ton sourire est le soleil
    De l’été retrouvé.
    Jaillie de ton hiver,
    De l’infinie noirceur du monde,
    Des profondeurs d’une terre égarée,

    Tu portes la clarté
    D’un regard ébloui,
    D’un enfant qui paraît…
    Limpide et transparente
    Comme l’Aube  qui Naît,
    Comme la Fleur d’été,
    Comme l’art florissant,

    Tu es la Renaissance.
     

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