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    Absence

     

               Un petit mot pour vous avertir que je serai absente de la toile jusqu'à mardi prochain environ.

            Un léger jeûne par rapport à l'informatique ne peut être négatif, bien au contraire.

              Vous souhaitant le meilleur en ce début d'été et ces journées les plus longues, je vous dis à très bientôt.

     

    Absence

     


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              L'univers chante une belle chanson en ce moment, nous offrant par l'éclaircie des nuages un super arc tendu entre le soleil à son apogée (solstice d'été) et la seconde Pleine Lune en Gémeaux (la première avait eu lieu le 21 mai à 1°14 des Gémeaux) : comme s'il fallait s'y reprendre à deux fois pour effacer la crasse mentale accumulée dans ce signe curieux et primesautier ... !
     

     

    Solstice d'été
    (la lune hier soir)

     


             Rûmî compare le visage du Bien-Aimé à la Pleine Lune éclairant la nuit de l'âme.

           Chiyono, selon Osho, (sur la carte du Tarot de la Transformation l'Ultime accident) connaît l’Éveil au moment même où le seau dans lequel se reflétait cette lune magnifique se brise, l'obligeant à cesser de la voir.

           Aujourd'hui l'arc est parvenu à parfaite tension peu avant midi, alors que le soleil prêt à entrer dans le Cancer parvenait à son apogée, et que la lune proche de son lieu d'exil en Capricorne était au profond de la nuit.

          Les Gémeaux, gouvernés par Mercure, sont comme la Vierge le fief même du mental, que représente Mercure avec ses pieds ailés et sa rapidité extrême pour communiquer à toutes les extrémités de l'Univers ; à cette seule différence qu'en Gémeaux Mercure est aérien et qu'il vole littéralement, tandis qu'en Vierge il est Terrien et aime plutôt la logique et l'organisation.

            En Sagittaire, la lune pointe vers le mental supérieur (philosophie, religion), le dépassement de soi,  ou l'ascension de la montagne intérieure. Mais si l'on dessine un arc de l'un à l'autre, vers où pointera la flèche, si ce n'est vers les deux signes strictement intermédiaires, qui sont la Vierge et les Poissons ?

     

    Pleine Lune du 20 juin 2016

    Tirée du site astrothème, image modifiée par mes soins

     

               Pointera-t-elle vers la Vierge, qui située à l'horizon est (levant) indique le passé, souligné par la présence de la planète bienveillante Jupiter qui s'associe à la Tête du Dragon de passage, c'est-à-dire à ce sur quoi il faut travailler maintenant ? Jupiter représente le guide incarné, mais il est caché (secteur 12).

            Ne pointera-t-elle pas plutôt vers les Poissons, à l'ouest, vers le couchant, là où se trouve Neptune, Maître de l'Illusion, planète de la Foi aveugle, Océan Infini où se noient les faibles et que traversent les visionnaires ? Le signe des Poissons, aboutissement suprême du zodiaque et qui marque l'ère chrétienne - tout comme il définit le Christ lui-même - est régenté par Jupiter et Neptune. Tandis que Jupiter lui  fait face, débilité dans le signe de la Vierge qui l'amoindrit momentanément en le reléguant à des activités subalternes, Neptune y resplendit, pointant le lieu ultime de la Quête, là où l'Espace s'élargit dans une Ouverture telle que tout disparaît... Alors, plus de mental : ni logique, ni bavard, ni même "supérieur".

     

     

    Om

     

     


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    «   Ô mon coeur, ne te laisse pas décourager si facilement. Aie la foi ! Dans le monde caché il y a beaucoup de mystères, beaucoup de merveilles. Même si la planète entière menace ta vie, ne lâche pas la robe du Bien-Aimé même pour un souffle... »

    Rûmî

     

    Miniature persane

     

     


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  •          L'actualité est terrible en ce moment.

             Aussi je vous propose cette réflexion.

      

    Amour

      

            Pour offrir une flamme qui éclaire et réchauffe, la mèche doit brûler et la bougie s'anéantir progressivement.

             De même la Conscience qui nous anime tous, pour devenir pur Amour, a besoin de notre douleur et de notre anéantissement.

     

          L'univers manifesté fonctionne sous la loi de la dualité cause-effet : les contraires s'engendrent mutuellement en une roue perpétuelle.

        Ainsi depuis toujours la violence sous toutes ses formes est-elle présente pour permettre l'éclosion de l'altruisme, de la générosité et du dépassement de soi.

     

            Le monde aujourd'hui a tissé par les médias une toile immense qui relie entre eux les êtres, et face à l'adversité qui frappe durement de toutes parts on découvre une force de cohésion et d'amour si puissante qu'elle semble avoir réellement dessiné le visage lumineux de l'Humanité, transcendant définitivement ces contraires.


           Peut-être cette musique peut-elle servir d'hommage à tous ceux qui souffrent, car elle a été composée par un homme profondément mystique en une période de grande souffrance : "Land of the angel", de Paul Sauvanet ; l'auteur avait perdu l'usage de ses jambes et l'ange qu'il évoque parle une langue qui n'existe pas... mais cependant le soutenait dans l'épreuve.


     


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  •         Un paragraphe de l'Avadhuta Gîta - qui est l'un des textes fondateurs de l'Advaïta Vedanta, rédigé pour certains au IXe s. de notre ère (voir ici la présentation qu'en fait Wikipedia) mais remontant pour d'autres à près de 5000 ans avant celle-ci (lire ici le texte complet sur le site Innerquest) - m'a particulièrement frappée.

          C'est le 15e du second chapitre de ce Chant attribué à Dattatreya. Après avoir évoqué ce qu'est le "Soi", le sage essaie dans cette partie d'indiquer comment percevoir la Réalité derrière les apparences trompeuses.

    «   Cachée dans le champ de l'éternelle conscience, se trouve la cause du monde. Au sein de cette cause est la Réalité. La coque de la noix de coco figure le monde, la pulpe sa cause, l'eau sucrée et rafraîchissante contenue dans la pulpe est la Réalité.  »

    (Avadhuta Gîtâ II-15, trad. Innerquest)


           Ce message m'a d'autant plus frappée que je réécoutais le Psaume 47 mis en musique par Florent Schmitt (ici sur youtube) dont la seconde partie m'a semblé comme faire écho à cette évocation.

     

    Il a choisi dans son héritage la beauté de Jacob,
    qu'il a aimé avec tendresse.

      Ps 47-5

           Telle est la traduction retenue dans l'oeuvre musicale, non identique il est vrai à celle de la Bible de Jérusalem où l'on lit "pour notre héritage", et "l'orgueil de Jacob, qu'il aime" mais moins éloignée de ces autres traductions trouvées sur le net.

          En effet, ce passage me ramène à l'épisode de la Genèse (chap.27) où Isaac devenu vieux souhaite bénir son fils aîné afin de lui transmettre l'héritage reçu de Dieu. Or Esaü est velu, attaché aux biens matériels et Jacob, beaucoup plus fin, est plus proche du Seigneur. Il a déjà racheté son droit d'aînesse à son frère qui le lui a volontiers laissé ; et cette fois, avec l'aide de sa mère, il va se faire passer pour Esaü afin d'obtenir la bénédiction d'Isaac. Pour cela, il lui faudra avoir l'air velu comme son frère, en se couvrant de peaux de bêtes... Ceci ne vous rappelle-t-il pas la chute d'Adam et d'Eve ? L'Enfant immaculé de Dieu - Adam et Eve à la fois masculin et féminin - est tombé dans le monde matériel à cause du désir et est devenu velu, semblable à une bête.

     

    Luca Giordano - Isaac bénissant Jacob


          Cette peau grossière et épaisse au toucher permet à Isaac, "aveugle" (au monde spirituel ?) de reconnaître son fils. Et elle me fait  bien sûr songer à l'écorce de la noix de coco, qui est elle aussi velue ! Celle-ci cache au profane la "beauté" véritable, la "gloire" de l'Enfant que Dieu a engendré et chérira toujours, la seule Réalité Vivante, cette "substantifique moelle" présente au cœur du fruit ou cette Lumière que Jésus recommande de ne pas cacher sous le boisseau (Matthieu, 5-15) - c'est-à-dire de ne pas laisser recouvrir par l'écorce des apparences trompeuses.

     

     


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