• Lendemain de fêtes



     
     
    Ils avaient dîné très tard.
    Des lustres, les chandelles s’affaissaient en pleurant...
    Les lampions rougeoyants souriaient un peu ivres,
    Noyés dans le brouillard tiède.

    Sur eux le Songe se fermait
    Comme un grand coquillage…

    Aveugles, ils s’endormirent,
    Vaincus par l’éternel sourire des soleils
    Qui glissent à rebours des cercles enchantés,
    Etourdis par les pleurs intermittents des astres
    Cloués à leur abîme.

    Et lorsqu’ils s’éveillèrent,
    Ils étaient seuls !

    Seuls…
    Ils se regardaient
    A travers l’ombre hostile,
    Balbutiant des mots
    Qui n’avaient plus de sens…

    Etrangers,
    Eperdus,
    Ils se cherchaient,
    Mais ne se trouvaient plus !


    © Editions Saint-Germain-des-Prés, Paris 1973
    (« Le Rossignol d’Argent»)


     
     
     

  • Commentaires

    1
    Flo
    Mardi 27 Décembre 2005 à 12:00
    Tres beau Valentine, j'en suis émuebisousFlo


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