• Io


    Voici un autre poème extrait du recueil "Le Passage".

     

     

    C’est le printemps qui s’offre à moi :

    Comme le printemps charmeur me réveille !

    Je roule avec ses pierreries,

    Ses flots d’or blond et ses opales.

     

    C’est la lumière qui m’éveille !

    Comme la lumière est troublante !

    Elle m’échappe et me contemple,

    Et me caresse et s’évanouit…

     

    C’est la nature qui m’appelle !

    Que la nature est désirable…

    J’étreins ses fleurs et ses prairies,

    Je cherche la biche endormie.

     

    Mais où est ma source magique ?

    Où est le terme de ma quête ?

    La terre est loin où j’aspirais !

    Mon corps se consume d’oubli…

     

    Pourquoi m’éveillez-vous, printemps ?

    Pourquoi me charmes-tu, lumière ?

    Que ne me laissiez-vous mourir,

    Exténuée, sur le chemin !

     

    Je suis ivre de course errante,

    Folle de la blessure ardente

    Qui m’épuise et qui m’éblouit.

    Oh ! Montrez-moi plutôt ma route !

     

    chevreuil-en-fuite.JPG

    Chevreuil en fuite - photo Joël Le Balch

     
     

    1 commentaire
  •  

    Couverture-Renaitre.jpg

     

          Ma plaquette vient de paraître !

         Comme je vous l'expliquais récemment, elle contient trois recueils composés entre 1975 et 1977, à la suite du Rossignol d'Argent publié à Paris en 1974 (aux éditions Saint-Germain des Prés) : Le Passage (voir ici), Labyrinthes et Flammes (ici) et La Remontée du Fleuve (ici), pour un total de 110 pages.

         Vous pouvez en feuilleter le début,  acheter le PDF ou vous procurer le recueil avec 5% de réduction (13€78 au lieu de 14€50) en réglant par Paypal, à la page de l'éditeur ci-dessous :

    Éditions Stellamaris : Renaître

     

       Vous constaterez en outre que le recueil contient trois illustrations originales de Raphaël Godefroy, jeune dessinateur diplômé de l'école Emile Cohl de Lyon : en noir et blanc dans le texte, et sous forme d'un encart couleurs en fin de volume. En voici un aperçu :

     

    la-source-signe.jpg"La Source", illustration de Raphaël Godefroy pour "La Remontée du Fleuve"

     

     

     

    1 commentaire

  •         Le poème qui suit a été écrit il y a longtemps, alors que j'étais jeunette et n'avais pas vingt-cinq ans. Cependant je ne le renie pas car il exprime réellement ma "profession de foi" - de façon un peu précipitée et instinctive certes - et ce n'est pas par hasard si c'est de lui que j'avais tiré le titre du recueil qui a suivi immédiatement Le Rossignol d'Argent, publié
    en 1974 aux éditions Saint-Germain-des-Prés (devenues depuis Le Cherche-Midi éditeur) : Mourir une seconde fois.

          Les familiers de ce blog se souviendront de cet intitulé que j'ai appliqué longtemps à l'un des thèmes de mes propos, ainsi qu'à l'oeuvre elle-même publiée sur le site In Libro Veritas ; cependant aujourd'hui, à l'heure où ces poèmes vont être publiés aux éditions Stellamaris j'ai décidé de modifier ce titre, évocateur de souffrance, pour le remplacer par celui-ci : Le Passage.

          C'est donc sous ce nouvel intitulé que vous retrouvez la section correspondante sur ce blog, ainsi que la plaquette présente sur in Libro Veritas . Le Passage contient 32 poèmes répartis à l'intérieur de quatre chapitres : L'Espace des Amants, Chute, Histoire, Légendes.

         La notion de "mourir une seconde fois" exprimée ici est située au début de la section Chute, qui intervient pour souligner une rupture après la "lune de miel" de L'Espace des Amants : elle suppose une "vie avant la vie", qui fait que ce que l'on appelle communément "naissance" est en réalité une mort, et ce que l'on appelle communément "mort" (mais qui est une "seconde mort" !) peut être considéré comme une nouvelle naissance... Naissance à la vraie vie "cosmique", dans laquelle ce qui  est apparemment fragmenté n'est en fait qu'une unique Lumière.

        Le nouveau titre du recueil est inspiré du dernier poème, Château, déjà publié sur ce blog ici.

     

    Nebuleuse.jpg


     

    Courir les rues avec la certitude

    De mourir au premier pas

    Demander aux étoiles de marcher avec moi

    Renoncer au désert pour connaître l’amour

     

    Un soleil de demain perdu dans un fossé

    L’emporter comme trophée à bout de bras

    Le jeter à la mer pour qu’il éclabousse le ciel

    De mille étoiles nouvelles

    Plonger avec lui pour mourir une seconde fois

    Et me partager aussi en étoiles

     

     

    La vie cosmique

    Cet éparpillement de l’âme déchirée en mille étincelles

    Que l’on ne parvient pas à rassembler

    Cette course éperdue de l’une à l’autre

    Ce flottement dans l’inconscience entre l’être et le néant

    Cet éblouissement quotidien

    Cet étourdissement des sens

    Qui se perdent et se retrouvent sans cesse

     

    Le soleil éclate en étoiles et en planètes

    Mais les étoiles les milliers d’étoiles

    Ne sont au loin qu’un seul et brillant soleil

     

     

     

    1 commentaire
  •  

            Poètes, à vos plumes ! Les éditions Stellamaris pourraient vous éditer !

            En effet, c'est un poète de nos amis, dont le blog est déjà connu, qui vient de s'engager dans cette belle entreprise, à Brest. Cependant, inutile d'habiter cette région pour profiter de ses services : son portail est disponible sur le net et toutes les transactions peuvent s'effectuer par mail.

    Editions-Stellamaris.jpg

     

          Sa production démarre évidemment avec un recueil de son cru, très séduisant car il associe de superbes photographies prises par lui dans la forêt de Huelgoat ou dans la région de Brest (rivages, Monts d'Arrée) à des poèmes évoquant les vieilles légendes bretonnes.

          Cette plaquette de 342 pages dont la moitié d'illustrations en noir et blanc ne coûte que 20 € en librairie et peut lui être achetée directement pour 19 €, ou téléchargée en PDF pour 5€20. Intitulée "Rencontres avec le petit peuple", elle peut même être feuilletée partiellement (65 p.) à cette page.

     

    Couverture-rencontres-avec-le-Petit-Peuple.jpg

     

       Vous admirerez à l'occasion la qualité de la mise en page et l'esthétique de la couverture. Pour ma part, j'aime aussi beaucoup l'intitulé de l'édition ainsi que son logo.

        Inutile d'ajouter que je prépare moi aussi un recueil avec cet éditeur !

     

     

    1 commentaire

  •     Pour faire suite à cet article, redescendons doucement de la Croix du Calvaire en suivant le plateau rocheux qui, sur un long parcours, découvre à ses flancs un chaos de rochers et surtout de superbes cavernes.

        Nous accompagnerons notre promenade de la première des "Évocations" d'Albert Roussel, oeuvre composée en 1910 et rapportée de son voyage en Inde : en effet, inspirée par la visite des grottes d'Ellora et notamment pas la vision d'une statue de Shiva, cette première partie s'intitule Les Dieux dans l'ombre des Cavernes... 

     

    Orchestre Philharmonique Tchèque sous la direction de Zdenek Kosler. Enregistrement Supraphon de 1978, remasterisé en 1998 (voir ici).

     

    Fontainebleau-avril11-16.jpg
         Une première approche... mais ce n'est que le début.

    Fontainebleau-avril11-17.jpg

     
       Ah ! là c'est déjà mieux ; et regardez cet arbre qui s'échappe du rocher par la gauche.

    Fontainebleau-avril11-18.jpg


         La même caverne vue plus vers la droite. On pourrait y passer la nuit !! D'ailleurs beaucoup l'ont fait, vous en verrez des traces plus loin ; car ici l'endroit manque d'intimité.

    Fontainebleau-avril11-19.jpg


       J'emprunte un chemin qui serpente entre les rochers aux formes étranges, et je croque au passage cette gargouille à la gueule béante.

    Fontainebleau-avril11-20.jpg

     
       Mais voici qu'un nouvel antre se profile au fond du goulet.

    Fontainebleau-avril11-21.jpg

     
       Et regardez si l'on n'est pas bien ici ! Mais juste assis, il faut le dire...

    Fontainebleau-avril11-22.jpg


         Et c'est reparti pour le défilé ! Dans lequel on rencontre cet arbre, sympathique promeneur immobile et silencieux.

    Fontainebleau-avril11-23.jpg
        Mais poursuivons notre chemin vers de nouvelles découvertes...

    Fontainebleau-avril11-24.jpg


        Ce rocher a l'air tout pensif, le regard tourné vers son voisin...

    Fontainebleau-avril11-25.jpg

     
       Ici, de deux choses l'une : soit l'on voit une énorme gueule béante, soit l'on imagine un petit piédestal où s'asseoir sous un léger auvent. C'est d'ailleurs ce que l'on fait systématiquement lorsque l'on est enfant...

    Fontainebleau-avril11-26.jpg


        Si on lève la tête vers la droite, on découvre ces narines et ces oreilles de monstres,

    Fontainebleau-avril11-27.jpg


         un arbre qui pousse dans une encoignure,

    Fontainebleau-avril11-28.jpg

     
       et dessous... eh bien, dessous, une caverne ! Mais bien gardée celle-là : comme vous le voyez, devant se tient le dragon, avec ses quelques proies derrière lui.

    Fontainebleau-avril11-29.jpg


        Mais repartons, et admirons au passage cet arbre qui lance devant nous sa branche comme un tentacule aux multiples doigts.

    Fontainebleau-avril11-30.jpg

     
       Une nouvelle caverne nous attend, plus enfouie celle-là mais assortie d'un pin accroché à sa lèvre comme une limace posée sur le sol.

    Fontainebleau-avril11-31.jpg


        Au passage, découvrons cette inscription gravée sur une roche lisse au siècle dernier :

    « CALVAIRE - MONT USSY

    HIVER 1879-1880

    PINS MARITIMES GELÉS »

      Ce sentier relie en effet la Croix du Calvaire au Mont Ussy ; mais il faut dire qu'aujourd'hui trop de routes goudronnées (et fréquentées) ont été tracées en travers pour permettre d'effectuer ce trajet. Nous sommes donc cependant dans la direction du Mont Ussy, et il faut imaginer combien l'hiver 1879-80 put être froid, pour que tous les pins maritimes aient pu geler complètement !!

    Fontainebleau-avril11-32.jpg


       Un nouvel antre par là...

    Fontainebleau-avril11-33.jpg


         Roches taillées à coup de serpe, en effet. C'est étonnant ce qu'il y en a par là.

    Fontainebleau-avril11-34.jpg


        Une autre caverne ! Elles sont de plus en plus petites, car le plateau rocheux s'amenuise peu à peu au fur et à mesure que la colline s'infléchit.

    Fontainebleau-avril11-35.jpg


       On dirait un gros requin dressé n'est-ce pas ? Ou même une baleine ? Et juste à côté, un tronc en forme de pont...

    Fontainebleau-avril11-36.jpg


       Et là, vous n'êtes pas surpris ? On dirait un écorché, une sorte de planche pour la médecine ; et sur la droite, un museau mécontent.

    Fontainebleau-avril11-37.jpg

     
       Eh ! oui, encore une caverne ! Incroyable, n'est-ce pas ?

    Fontainebleau-avril11-38.jpg

     
       D'étranges excavations à nouveau qui font rêver d'une lointaine époque où la mer creusait ces rochers.

    Fontainebleau-avril11-39.jpg


       Mais nous descendons : il est temps de rentrer. Cette colline s'achève brusquement, formant une sorte de canyon avec la colline voisine. Dans le creux, une roche en équilibre et un arbre effondré dans les bras du voisin.

    Fontainebleau-avril11-40.jpg

     
      Celui-ci n'a pas trouvé d'appui...

    Fontainebleau-avril11-41.jpg

      
        À l'arrivée, saluons de nouveau la haute maison aux grands cèdres.

       Ce fut une belle promenade, n'est-ce pas ?

     

     

    1 commentaire