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    Le grand cerf te connaît.
    Auteur des voûtes sombres
    Offert à la beauté,
    Dressé dessus les branches
    Il a le regard droit des souverains.
    Il voit plus loin, il voit plus haut que toi.

    - J'ai perdu, as-tu dit ;
    Et toi, tu as gagné.

    Le cerf n'a pas souri :
    Immobile et serein,
    Il voit dans l'invisible.
    Serais-tu l'inconnu des heures de l'oubli ?
    Elle sonne et résonne,
    Cette voix du sommeil.

    Mais il est là, debout ;
    Mais il est là, présent ;
    Et toi, tu vois l'éclair...
    Tu vois le jour passé,
    Tu vois que tu n'es plus.

    Tu vois l'éclair enfui,
    Et qu'il n'y a plus rien...
     



     

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    L’automne est ma saison mystique
    Le mois bleu c’est le mois de la Vierge
    Azur diaphane couleurs de vitrail
    Lumière brisée en cristaux
    Acreté laiteuse du couchant


     Le mois blanc c’est le mois de la Balance
    Qui s’épanouit en pur oxygène des cimes
    Et m’auréole le front quand je respire
    Comme issu des pierres d’une crypte
    Tout irisé de splendeurs saintes


    Le mois d’or c’est le mois du Scorpion
    Plus riche que tous les riches
    La nature s’y charge de parures sublimes
    Qui ne sont que sa fin annoncée par détour
    Cet or qui sera boue
    C’est sa couronne son apogée
    Sa glorification du Beau
    Mêlée au blanc de l’air
    Au bleu du ciel


    Et je suis traversée de ces froides couleurs
    Qui sont prière ardente
    Et me laissent figée
    En extase

     
     
     
     

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    Dessin exécuté aux crayons de couleurs (crayolor) et légèrement retouché avec photofiltre (le masque doré)
    Il représente la colombe rapportant un rameau d'olivier à Noé, pour lui faire comprendre qu'une nouvelle vie s'offre à lui, après la tempête.
     
     
     

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    Sur mon pull
    Ce matin se promenait
    L'ombre d'une mouche
     
     


     
     
     

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    Brumes

     
     


    Un chemin qui ne va nulle part
    Ou plutôt
    Un chemin qui conduit vers ailleurs
    Une autre dimension

    L'automne est là qui tend les bras
    Au bout
    Le cocon s'entrouvre et tu marches dans l'air
    L'arbre est le seuil

    Une fumée une vapeur
    Sous tes pas le gazon mouillé
    Et puis
    Plus rien


     
     

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