• Mon Voyage en Afrique noire - 14

     
    Mopti (2)

      

     

     Notre séjour à Mopti dura trois jours environ. Voici quelques anecdotes issues de mes souvenirs.
        Alors que nous nous trouvions à la terrasse de notre "bar" favori, nous vîmes arriver une enfant triste, enveloppée dans une grande robe bleu nuit, qui se traînait derrière les rambardes de bois de la terrasse, nous regardant de ses grands yeux. Nous lui dîmes bonjour, et alors elle nous tendit la main.
        Ce n'était qu'un moignon. Elle n'avait plus de mains... Elle avait la lèpre.
        Je réfléchis très vite : "Si elle tend la main, c'est qu'elle n'est pas contagieuse".
        Robert ajouta : "Tu peux y aller, elle a sans doute la lèpre sèche."
        Je n'y connaissais rien, mais je savais que dans nos pays on est si bien soigné que je ne risquais pas grand chose.
        Je lui ai donc serré son petit moignon. Je pense que cela lui a fait plaisir...


    Mon Voyage en Afrique noire - 14
    La lèpre est très répandue en Afrique

     


        Un après-midi, alors que nous flânions comme à l'accoutumée sur le port, nous vîmes soudain tout le monde déménager et rentrer chez soi.

    Mopti : le port

        Étonnés, nous aperçûmes au loin sur notre gauche un nuage de sable à l'horizon, comme posé sur le fleuve très large à cet endroit, et nous décidâmes de rentrer à notre bateau-hôtel. Cette subite disparition de toute âme qui vive était saisissante, mais nous n'avions que la baie à contourner pour rejoindre notre abri.
        Soudain une voiture vint s'arrêter à nos côtés :
        -"Montez, vite !" C'était un taxi.
        Nous nous récriâmes :
        -"Mais nous n'allons pas loin ! Vous voyez notre bateau n'est qu'à cent mètres !"
        -"Ce n'est pas grave ! insista notre interlocuteur. Il ne fait pas bon rester ici. Cela peut être dangereux. Je vous emmène, cela vaut mieux. C'est gratuit."
        Ces gens étaient décidément très prévenants. Nous nous empressâmes de monter, et en cinq minutes nous réintégrions notre chambre.
        Une tempête de sable se levait, et du bateau nous ne vîmes ni ne sentîmes pas grand chose ; mais dehors, peut-être aurions nous été aveuglés ou asphyxiés.

    Mon Voyage en Afrique noire - 14 
    Vent de sable au Niger
     


        Finalement,
    à Mopti, nous faisions quand même du tourisme, et même, nous nous achetâmes un chapeau Peul qui est un des souvenirs les mieux conservés de tous nos voyages.

     

    Mon Voyage en Afrique noire - 14



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  • Commentaires

    1
    Jeudi 29 Juin 2006 à 12:00
    Heureusement que les gens sont sympas, une tempête de sable !! Tu en aura vu des choses, et je n'ai pas lu tous tes voyages. Vraiment, c'est un plaisir de te lire ! C'est pour cela que je t'avais dit que je voulais prendre mon temps, pour bien m'en imprégner. Bisous, je continue.
    2
    Lundi 9 Janvier à 18:25

    J'jai aussi serré la main  des lépreux en thailande, s'ils le font c'est qu'ils ne sont pas contagieux !

      • Lundi 9 Janvier à 19:15

        Maintenant je me dis qu'elle faisait peut-être ça pour qu'on lui donne un cadeau ? Mais on n'avait rien...

    3
    Mardi 10 Janvier à 19:13

    Vous étiez à l'abri de cette tempête de sable...

      • Mardi 10 Janvier à 19:50

        C'était assez impressionnant.



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