• Kôan


          Jean-Yves Leloup, dans "L'Absurde et la Grâce" , cite une méthode bouddhiste zen qui consiste pour un Maître à confier à son élève un Kôan, c'est-à-dire une phrase ou parfois une petite histoire apparemment dénuée de sens, ou encore simpliste, sur laquelle méditer. 

     

    Tarot Rajneesh-11-Être ordinaire


            Le but de ces formules semble être de pousser celui-ci à basculer au-delà du mental, la proposition semblant trop absurde pour le sens commun. 

           Les exemples de kôan couramment cités sont :

    « Quel est le son d'une seule main qui applaudit ? »

         Ou encore :

    «  Quel était ton visage avant la naissance de tes parents ?»

        Ainsi Leloup (cf. livre ci-dessus p. 294) raconte avoir écrit un scénario qu'il aurait intitulé "l'Assise et la danse", dans lequel il confronte une jeune femme fascinée par le Zen (et donc par l'Assise) et un jeune danseur épris de philosophie nietzschéenne, incapable de concevoir un dieu immobile : dans la rencontre entre ces deux personnages il cherche à découvrir un équilibre entre méditation et action, forme et non forme, repos et mouvement... Et il imagine pour son héroïne, partie au Japon chercher l'enseignement d'un "roshi" (d'un vieux maître), un kôan qui m'a immédiatement séduite. Le voici :

    «  On  n'est bien assis que sur un coussin que l'on a donné. »

         Peut-être ceux d'entre vous plus familiers du Zen objecteront-ils que les kôan sont plutôt des rappels à la simplicité, à l'instar de celui-ci :

    «  Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as. » 

        Ou encore de simples pépites de sagesse, comme celui-ci :

    « Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter. »


         Dans ce cas, nous y retrouverons la précieuse philosophie du "être ordinaire" qu'Osho vante en permanence dans les petits contes dont s'inspire son "Tarot de la Transformation".    

         Cependant, faisant écho à la phrase imaginée par Leloup, voici le kôan qui me parut surgir de soi-même lors de la promenade évoquée précédemment :

    « On n'est vraiment à l'abri que dans une maison qui a été ôtée. »

     Qu'en pensez-vous ?

     

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Mars 2016 à 18:15

    On est vraiment à l'abri que dans la maison que l'on s'est créée!yes

      • Vendredi 18 Mars 2016 à 18:19

        Voici une belle réponse, Blandine !! wink2

    2
    Vendredi 18 Mars 2016 à 18:35

    Coucou Aloysia, j'adore : "ce qui te manque, cherche le dans ce que tu as" et cela fait réfléchir à tant de choses que nous désirons alors qu'elles sont inutiles et que ce que l'on a déjà est  souvent bien suffisant.

    Bises et bonne soirée

      • Vendredi 18 Mars 2016 à 19:39

        Oui, j'ai trouvé bien des exemples sur le net, et finalement alors qu'on me présentait les "kôan" au départ comme des phrases cherchant un peu à choquer, j'ai remarqué que c'était souvent aussi de belles leçons de sagesse !

    3
    Vendredi 18 Mars 2016 à 20:34

    le koan demande du temps, et surtout pas de précipitation pour le comprendre. Le retourner dans sa bouche pour en sentir au mieux la forme, la matière, le goût.

    être ordinaire me convient fort bien, être ordinaire, demande une attention journalière.

    il y a deux négations dans ton koan (n' que et ôtée) donc reste : on est à l'abri.

    On (ce n'est personne) reste est à l'abri ... finalement juste est ... ETRE

    bises

     

      • Vendredi 18 Mars 2016 à 21:17

        money  Oh ! Merci, Durgalola pour ces belles explications ! Mais oui bien sûr on est à l'abri, comment ne le serait-on pas ?

        Et l'attention précise et permanente à l'instant est également un merveilleux viatique, je t'accompagne dans cette appréciation. Mon seul problème serait de "sauter" d'une formule à une autre, ce qui éparpille l'esprit et l'empêche de se concentrer sur l'essentiel.

    4
    Vendredi 18 Mars 2016 à 21:27

    Assise sur la borne du temps, je prends le temps de me demander à quel moment commence l'éternité et jama attend, ja temps.

    5
    Vendredi 18 Mars 2016 à 21:46

    Jam'attend ??... Serait-ce un kôan de ta composition ?

    Il semblerait qu' "attendre" soit une mauvaise idée. En effet, l'attente contient en soi-même la notion de temps ; je dirais même plus : la crée ! Donc pour trouver l'éternité , ce n'est pas du tout ce qu'il faut.

    Par ailleurs si tu cherches où elle "commence", tu n'y arriveras jamais non plus ! Comment l'éternité pourrait-elle commencer ?

    Assise sur la borne du temps, contemple l’Éternité.

    6
    Vendredi 18 Mars 2016 à 21:56

    OK Aloysia contempler ça me contente  happy

    bonne nuit et fais de beaux rêves.

    7
    Samedi 19 Mars 2016 à 06:26

    Je viens juste d'avoir ma maison....

      • Samedi 19 Mars 2016 à 08:56

        Oh ! Quel bonheur ! Bisous.

    8
    Manadou
    Samedi 19 Mars 2016 à 12:58

    Bingcool! J'ai éclaté de rire!

     

      • Samedi 19 Mars 2016 à 16:30

        he  Il y a de quoi !! 

    9
    Samedi 19 Mars 2016 à 19:08

    bonsoir - voici le lien : http://annick-amiens.eklablog.com/mauvaise-nouvelle-pour-nos-blogs-eklablog-a125424366

    et j'ai mis le bloc pub ... après avoir été chez Marlène. 

    bonne soirée et bises

    10
    Dimanche 20 Mars 2016 à 12:04
    Daniel

    J'aime bien l'esprit des Koans. Il y en a de surprenants. Une parole, une phrase peuvent parfois déclencher en nous une approche méditative. Un mot peut être une clé pour ouvrir de nouveaux horizons.

      • Dimanche 20 Mars 2016 à 14:07

        Oui, c'est là leur force !

    11
    Lundi 21 Mars 2016 à 22:47

    c'est pas ce que les jed disent à leur padawan.....

    besos

    tilk



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