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    Je me souviens encore
    Des automnes brumeux
    Où nous descendions l’avenue
    Vers la ville
    L'odeur de terre mouillée
    Montait à notre front
    Les marrons chutaient à nos pieds
    Avec un son mat
    Et nous les ramassions
    Admirant leur peau bien cirée
    Et leur tache de nacre
    Ils glissaient sous nos doigts
    Je les collectionnais
    Comme d’autres les billes

     


    L’air était vif
    Nous portions nos cartables à la main
    Tantôt à droite tantôt à gauche
    Brinquebalant contre nos jambes
    Jusqu’à l’arrêt du bus
    Qui menait au château
    Le lycée s’y trouvait
    Une belle bâtisse entourée d’un grand parc
    Avec des dépendances
    Abritant toutes les classes
    Du CP jusqu’au bac

     

    Fontainebleau-l'Ecole des Mines
    L'ancien Lycée de filles de Fontainebleau, aujourd'hui reconverti en
    "École des Mines":
     
    La façade


    Pour entrer il fallait sonner à la poterne
    Et le concierge ouvrait veillant depuis sa loge
    On marchait dans la cour écrasant le gravier
    Jusqu’à un escalier d’honneur
    Qui menait vers le hall
    De nos salles de classe
    Les hautes et élégantes fenêtres
    Regardaient vers le parc
    Rempli de marronniers
    Avec son mur d’enceinte
    Tout gris
    À cette époque l’école
    Était loisir de princes


    Vue du côté parc, où se faisaient les distributions de prix
    en juin, mais aussi la gymnastique toute l'année

     

     

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    Histoire de chiens



    Comme chaque matin
    Mulder chien cabotin
    S'en va vers le jardin
    Retrouver son béguin

     

    Histoire de chiens


    C'est Fripouille la douce
    Qui l'attend dans la mousse
    Couchée entre les pousses
    Et levant sa frimousse


     

    Histoire de chiens

     
     
    Respirons tous les deux
    Les alentours herbeux
    Les insectes peureux
    Fuient ton museau soyeux


    Histoire de chiens



    Mais tiens une visite
    C'est Nelson qui de suite
    En trottinant bien vite
    Arrive sur le site


    Histoire de chiens



    Comme ça c'est impec
    On est bien entre mecs
    Les filles et leurs grands becs
    Ça vaut pas un kopeck


    Histoire de chiens



    Il m'a abandonnée
    Moi qui m'étais donnée
    Moi si affectionnée
    Où ça m'a-t-il menée


    Histoire de chiens



    Voyez ce prétentieux
    Voyez cet oublieux
    Allons fuyons ces lieux
    Je veux fermer mes yeux

     


    Deux canards font toilette
    Et les deux autres guettent
    Parmi eux je me jette
    Priez pour moi pauvrette



    Martine Maillard
    2006
     

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    Île
    Sans voiles
    Sans horizons
    Sans fenêtres
    Aux lointains arrondis de roches volcaniques
    Tu dors sur l’océan
    Monstre marin repu de coraux écarlates
    Et tu berces les flots
    Dans tes bras ensablés
    Où dorment les étoiles
    Émergées de la mer
    Et les petits oursins
    Ventrus
    Île aux palmes tordues
    À la jungle touffue
    Aux grottes incertaines
    J’aimerais te connaître au hasard d’un voyage
    Sur mon navire ailé
    Le Rêve
     
     
     

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  •     Nous ne sommes pas les seuls à exhiber nos vieilles locos à vapeur. Il y a quelque temps, je vous montrais celle-ci, photographiée en gare de Paimpol où elle tracte avec vaillance les touristes dans le circuit intitulé" les Vapeurs du Trieux". C'est une Pacific, dont le schéma de roues (ooOOOo) se lit "231".


     
     
         Voici maintenant une locomotive Mikado, reconnaissable à la disposition de ses roues selon le schéma : oOOOOo, c'est à dire 141 (voir ici l'article de Wikipédia : la ou les petites roues avant supportent l'essieu mobile, pour virer ; les grosses roues centrales portent les machines , la petite roue arrière porte la cabine de pilotage).
         Elle été photographiée par ma fille Sylviane lors de son récent voyage au Japon.

         J'en profite pour vous donner à relire mon poème à la mémoire d'Arthur Honegger, qui composa un mouvement symphonique en l'honneur de cette locomotive française - la Pacific 231.



    PACIFIC 231
    À la mémoire d'Arthur Honegger

    Souffle
    Crache
    Siffle
    Grincement d’essieux
    Lourde machine en marche
    Tu pars pesante et tu martèles à coups de reins
    Le sol des rails où tu t’ébranles
    Monstre masse de ferrures énormes
    Et tu pars et tu files et tu t’élances au long de la campagne
    Et tu cours à travers les champs que tu dévoiles
    De part et d’autre de tes flancs en bandes délirantes
    Et tu files au vent tel un cheval au grand galop
    Fendant le paysage en Reine que tu es
    Et soudain tu te cabres
    Arrêt Il faut stopper
    Et voilà tu arrives
    Une gare est là-bas
    Il te faut enchaîner peu à peu tes essieux
    Et tu lâches un grand jet
    De vapeur jusqu’aux cieux
    Et tu viens
    Peu à peu
    T’arrê-
    Ter



    Martine Maillard
    Tous droits réservés


          Et cette fois, une vidéo de Youtube que je trouve vraiment très bien faite ! J'adore les trains - surtout ceux d'autrefois, où l'on pouvait choisir sa place, se promener, regarder les rails filer vers l'arrière... D'ailleurs, enfant j'ai eu l'occasion de monter dans un "train à vapeur" (pas un "pour touristes" !) et j'en avais été très impressionnée.
     
     
      

     
     

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    Pupilles de miel,
    Beau visage aux yeux jumeaux,
    Les roses regardent...

     

     

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