• A la mémoire d'un Yogi

     
    Ce qui m'a poussée improviser de la musique

     

        J'ai toujours été poète, certes. Mais c'est tout ce à quoi me portait ma créativité. Cependant, je jouais du piano et je chantais aussi, ce qui me conduisit parfois, adolescente, à quelques esquisses chantées de mes poèmes ; j'ai vite arrêté, trouvant cela puéril.
        Et puis un jour, je me suis mise à la méditation. La contemplation était chez moi un besoin profond - c'est pour cela que j'étais poète et musicienne, après tout ! - et le questionnement sur le sens de la vie me conduisit à fréquenter un de ces groupements spirituels qui fleurirent à la fin du 20e siècle.
        Là, on me parla de créativité ; mais ni en textes, ni en musique : on me fit danser et dessiner ! Il a bien fallu que je m'y mette... Alors je me suis dit qu'au moins, comme cela, j'aurais dans ma vie tout essayé et tout connu. Mes dessins sont donc mystiques, vu la finalité méditative envisagée, et vous les trouvez sur ce blog (entre autres) dans la catégorie "dessins".
        J'ai alors découvert que la poésie ressort d'une démarche surtout intellectuelle : on fait fonctionner son mental lorsqu'on utilise le langage ! Le langage est la traduction même de l'intellect, qui trie, qui organise. Le dessin m'ouvrait à une voie moins mentale, plus "imaginative". Mais la musique ? me suis-je dit... Après tout, j'entendais à longueur de journée des musiques de relaxation, parfois extrêmement belles, mais qui me paraissaient si simples aussi, faciles à écrire, faciles à concevoir pour peu que l'on possédât l'outillage nécessaire (quelques synthés : Michel Pépé, rencontré lors d'un Salon "New Age" me conseilla un synthé Roland pour les effets "piano" et un synthé "Yamaha" pour les effets orchestraux), plus quelques instruments dont j'ai oublié le nom pour raccorder à un ordinateur, amplifier, moduler le son, enregistrer, que sais-je...
        Bref, je découvris bientôt que tout cela était hors de ma portée - ne serait-ce qu'en raison d'un manque de place - et je me dis que j'avais "tout de même" mon piano...

        C'est ainsi qu'un été, devant la croisée ouverte, je me mis à "méditer" au piano. En posant les mains sur le clavier et en esquissant une sorte de battement alterné des sons, je pouvais faire résonner ceux-ci en formant des "masses sonores", et les faire évoluer un peu comme dans la musique répétitive, autour d'idées directrices - ou en utilisant le hasard.
        J'avais fait un peu d'harmonie, et avais l'habitude du répertoire pianistique, ce qui m'aidait bien sûr. A force d'habitude, j'appris à repérer sous mes doigts les "dessins" formant les accords souhaités (c'est peut-être comme cela que l'on devient jazzman autodidacte ? En tous cas, j'en suis bien incapable, car il faut du réflexe, de la rapidité, et du rythme).

        Je vous offre aujourd'hui une de ces méditations, qui m'a été inspirée par le merveilleux livre de Paramahansa
    Yogananda "Autobiographie d'un Yogi".

     
     
        Elle est écrite sous la forme de schémas auxquels je me réfère pour la jouer (encore comme dans le jazz...).
     

    Martine Maillard
    "A la mémoire d'un Yogi"
    méditation pour piano

     (tous droits réservés)
     
     
        Si vous écoutez bien - surtout à la fin - vous verrez qu'il s'agit d'une respiration, ou d'un battement d'ailes. Lorsque l'on médite, peu à peu le corps est oublié, et l'on flotte dans un milieu qui ressemble à l'air que l'on respire, et l'on ressent ce flux, porteur comme un tapis de lumière, et c'est la respiration dans le coeur qui vous porte en avant... On monte ; et puis l'on redescend, car il faut bien tôt ou tard, revenir.
     
     

  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Novembre 2010 à 12:00
    vrailen t intéressant comme démarche; je reviendrai pour écouter jusq'au bout car en sortant du conservatoire à cette heure, je suis... crevée ... bonne soirée


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