• Tempête

     

    La nuit s'épand ainsi qu'une onde
    Épaisse et âcre
    Chaque jour plus profonde
    Et plus noire que l'encre
     

    Avec le vent qui souffle et la pluie opiniâtre
    On croirait se noyer
    Dans un vortex brunâtre
    Aux ailes déployées
     

    L'arbre s'est dénudé et plie sous les rafales
    Fouetté par l'averse
    Il se laisse glisser dans la nuit qui l'avale
    Au vent qui le traverse
     

    Nous allons par le fond
    Navire démâté
    Tout devient déraison
    La vie est emportée

     

    Dec06-arbre.jpg

     

    Mais dans le cœur de l'arbre est un puits de silence
    Un lieu qu'on ne voit pas
    Mais qui demeure et pense
    Tout bas
     

    Et quand je me recueille au chaud dans ma poitrine
    Il y a ce cœur-là
    Qui chante et s'illumine
    Si bas
     

    Les bruits les sifflements les hurlements du monde
    Rien ne peut étouffer cette étrange chaleur
    Cette lueur qui monte
    Ce silence invisible et que l'on sent vainqueur
     

    Il suffirait d'un rien
    Pour qu'il naisse au grand jour
    Mais son sourire advient
    C'est celui de l'amour
     

    Alors la grande nuit tout à coup se déchire
    Car Noël est venu qui ouvre les fenêtres
    La fenêtre à la vie qui est un grand soupir
    La fenêtre à l'amour qui fait tout reparaître

     

    noel_019.gif

     

     

  • Commentaires

    1
    Lundi 19 Décembre 2011 à 12:00
    Dernière ligne droite avant les réjouissances Amitiés, Flo


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