• Retour d'Orphée



     

    À ma nuit sans tache au milieu du jour ; friable ; aux murailles dégarnies et couvertes de lierre grimpant...

    À mes éclats sans origine, sans but ; explosifs ; aux retombées éternellement déchirantes et qui me brûlent le cœur...

    À cette obscurité sans fin comme une prison et au rêve souterrain ;  pitoyable et recroquevillée dans un pétale.

    -  Ô vous tous ! Soyez perdus ! Soyez perdus ! Oui, par trois fois, soyez perdus !

    Car que peut-il y avoir de pire que la mort - même caressante ?

     

     
    La Création du Monde »

  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Janvier 2010 à 12:00
    Merci tout plein pour ce lien ! Je n'ai pas encore fini d'explorer chez toi...
    2
    gazou
    Mardi 6 Février 2018 à 15:37

    Merci d'avoir laissé l'accès libre à ton blog...Bonne soirée!

    3
    Evy
    Mardi 6 Février 2018 à 21:15

    Merci pour ton Mail belle ta création du monde douce soirée 

    4
    Mercredi 7 Février 2018 à 13:44

    Merci d'avoir remis ce texte , c'était magnifique !

    5
    Mercredi 7 Février 2018 à 15:33
    durgalola

    la mort qui nous fait tant de peine quand un proche nous quitte ; hier nous étions à l'enterrement d'une voisine (décès à cause d'un cancer). Et pourtant ce n'est pas tant la mort qui fait peur mais les dernières années de vie pour les personnes très âgées. 

    Bises et j'espère que tu vas bien. 

     

    6
    Vendredi 9 Février 2018 à 08:26

    Sur ton conseil, je suis en train de lire "Mahabharata". Jusque-là, je comprends bien tout, enfin je crois. smile

    Amitiés

    7
    Dimanche 11 Février 2018 à 01:31

    C'est un très beau poème. 
    Mais Orphée, poète, ne meurt que pour renaître - en ceux qui l'écoutent et chantent à leur tour.

    Pour moi, la poésie est une forme d'éternité. Elle nous vient de très loin, et elle s'en va plus loin. Qu'importe alors si la mort nous accompagne sur son chemin ?

    8
    Jeudi 22 Février 2018 à 11:13

    De quelle mort parles-tu ? Je viens, chez Alain le poète, de qualifier la peur de "mort lente" , était-ce de celle-là que tu parles ? Car, s'il s'agit de celle qui n'en a que le nom,  elle n'est que VIE au contraire  .....................!

    Toujours infiniment passionnant de venir chez toi ..........! (Dommage que le temps ne me laisse pas plus de tant ....Infiniment de soucis en ce moment !)

    Châle-heureuse-aimant : sabine

     

      • Vendredi 23 Février 2018 à 20:51

        Cette mort est celle qui consiste à s'être oublié soi-même pour courir après des chimères.

    9
    Mardi 27 Février 2018 à 08:55

    L'oubli de soi, comme tu le réponds à Sabine, me semble être une mort en effet. En ce sens, nous mourons chaque jour...

    Douceur à Toi

      • Mardi 27 Février 2018 à 09:30

        smile Merci à toi pour cette lumineuse réponse...



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