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    Le Soi

     

     

    Seul existe le Soi unique.
    Un silence invariable, immuable.
    Il n'est pas dans l'attente.
    Et Il n'est pas en contemplation.
    Il ne réfléchit pas.
    Il ne se questionne pas.
    Il ne se repose pas.
    Tout cela pourrait être perçu
    comme autant de modes du mental lui-même.
    Qu'est-ce que c'est, ce qui n'est pas en prise ?
    Ce n'est pas un état.
    Ce n'est pas entre un état et l'autre.
    Ce n'est pas l'intervalle entre les pensées.
    Ce n'est pas un intervalle.
    Ce ne peut être ni fait, ni défait.
    Pour Lui-même, il n'existe rien de tel qu'une pratique.
    Rien de tel que des êtres qui Le contemplent, méditent sur Lui ou L'atteignent.
    Caché, pourtant rien ne peut Le cacher.
    Révélé, pourtant rien ne peut Le voir.
    Se connaissant Lui-même, pourtant Il ne possède aucun savoir.
    Réalisé par Lui-même, pourtant Il est dépourvu de mental.
    Se bénissant Lui-même, pourtant Il est au-delà de la dualité.
    Il est, pourtant Il est au-delà de l'être.
    Insondable, imprenable, insaisissable.
    Qui ou qu'est-ce qui est là ?
    Au-delà du péché et au-delà de la vertu.
    Il annonce Sa présence dans le corps par la sensation "je suis".
    Mais Il est au-delà du "je" et au-delà du corps.
    Insaisissable, et pourtant l'attention et le pur intellect
    peuvent Le reconnaître et En prendre conscience.
    Il se révèle, mais Lui-même ne révèle rien.
    En reconnaissant Son absolue omniprésence, la joie emplit le Cœur.
    L'intelligence danse.
    La paix est très heureuse.
    Les univers se prosternent,
    et pourtant ils ne peuvent pas voir leur Seigneur.

    ~ Mooji

     

    Tart Zen - 0 - Le Mat

     

     


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    Effacement

     

     

    Tout

    M'est

    Face

     

     

     

     


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    Seigneur, où que j'aille, c'est Toi que je vois.

    Où que je sois, Tu es.

     

    La beauté de ta maison

     

    Domine, dilexi decorem domus tuae
    Et locum habitationis gloriae tuae.

    Seigneur, j'aime la beauté de ta maison
    Et le lieu où habite ta gloire.

    Psaume 26, 8

     

        Ce verset de psaume est merveilleusement mis en musique par Olivier Messiaen à la fin de son œuvre "La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ", dans la section qu'il intitule : "Choral de la Lumière de Gloire".

         Malheureusement l'enregistrement ci-dessous, qui est excellent, est accompagné d'une image bien sombre ... Cependant il n'est pas interdit de s'interroger sur l'idée que, si tout est Sa Lumière, on trouve celle-ci même dans la douleur et l'obscurité.

     

     


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