• Québec 1967 : 14 - Le Retour


          Et voici le dernier volet de ce merveilleux voyage, effectué il y a près de 40 ans, alors que je n'avais que 16 ans. Malheureusement mes dernières photos sont des diapositives au format carré que je n'ai jamais pu numériser : je serai donc limitée à mes cartes postales ou à des renvois aux sites actuels, sur lesquels évidemment tout a beaucoup changé depuis !...
     
        En effet, le vendredi 28, nous partions pour Edmunston, dans le Nouveau-Brunswick. C’était déjà le retour vers Montréal ; il n’y avait presque plus rien de beau à voir. Nous traversions des régions américaines et industrielles. Nous déjeunâmes à Matapédia dans un joli restaurant et à 18 heures nous étions à Edmunston, sous une pluie battante.
        En fait nous avions pris beaucoup de retard, car il nous avait été promis une petite promenade aux Etats-Unis, et il nous fallut attendre pour cette excursion d’avoir dîné. Lorsque nous nous précipitâmes vers la frontière toute proche, munis des visas spécialement préparés en France, sous le ciel noir et par les rues mouillées, nous commençâmes par nous perdre ; puis parvenus enfin au but nous découvrîmes qu’aux USA il devait être plus tard, car tout était désespérément fermé ! Nous ne pûmes dénicher qu’un marchand de cigarettes et de cartes postales, ce qui fit bien notre affaire… Mais nous avions tout de même sur notre passeport un beau cachet américain attestant que nous avions mis le pied dans la province du Maine, fût-ce pour une demi-heure seulement et en pleine nuit.
     

    Québec 1967 : Vues du Maine

    Quelques vues du Maine, sous forme de cartes postales 

    Québec 1967 : Vues du Maine


    Québec 1967 : Vues du Maine


    Québec 1967 : Vues du Maine


        Le lendemain, nouveau départ, en direction de Sherbrooke. Nous nous arrêtâmes à Saint-Jean-Port-Joli, un charmant village où l’on pratique l’artisanat du bois. Nous y achetâmes un souvenir pour chacun de nos moniteurs, qui les reçurent après le repas.
        Nous fûmes à Sherbrooke à 17h30. L’université où nous étions reçus était grande, moderne et agréable.
        Je passai ma journée de dimanche à m’y reposer en rangeant et triant mes affaires : une promenade dans cette ville trop impersonnelle ne me tentait nullement.
        Lundi 31 juillet ! Le dernier jour de notre voyage de rêve était arrivé… Nous prîmes notre dernier petit déjeuner canadien et nous mîmes en route pour Montréal où nous parvînmes pour le déjeuner. Nous avions ensuite quartier libre jusqu’à 17h30.
        Je m’engageai dans une grande rue pleine de magasins ; puis m’informai sur le chemin à suivre pour retourner vers l’Expo que j’admirai une dernière fois du haut du Pont Jacques-Cartier. J’eus ainsi l’occasion de m’émerveiller aussi devant ce magnifique et immense ouvrage d’art dont je percevais les frémissements sous l’intense circulation qui le parcourait. Puis le bus me ramena à notre ultime port d’attache, le Foyer de l’Immaculée Conception, où personne n’eut le cœur de faire honneur au dîner qu’on nous servit, tant le regret de partir nous coupait l’appétit.

     

    Québec 1967 : Le pont Jacques Cartier à Montréal

    Montréal, le pont Jacques Cartier
    (image extraite du site ci-dessous
    )
     

        L’heure arriva, avec la pluie, et bien vite, nous fûmes dans les cars dont nous venions de remercier les sympathiques chauffeurs au moyen de quelques souvenirs accompagnés de salves d’applaudissements.
        Arrivés à l’aéroport de Dorval à 19 heures, tristes de voir le soleil, déjà à son déclin, disparaître derrière les nuages, nous dûmes encore endurer une longue heure d’attente, que nous occupâmes à échanger adresses et promesses diverses. Enfin à 20h 30, nous décollions. « Adieu, beau rêve réalisé ! » pensions-nous avec Pompon… Et nos cœurs étaient gonflés de mélancolie.
        Ce voyage de six heures et demie me parut étonnamment court. En effet à l’inverse du voyage d’aller il s’effectuait en direction du soleil, et le superbe lever de soleil sur les nuages survenu entre 1h30 et 2h du matin à l’heure canadienne fut une des plus belles expériences que j’aie connues jusqu’alors. J’arrivai à Orly éblouie et radieuse, sans avoir fermé l’œil.
        Normal, pour achever un tel rêve !


    Québec 1967 : Université de Sherbrooke
    (L'Université de Sherbrooke, photo du net)

      
     

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  • Commentaires

    1
    sam
    Mardi 21 Mars 2006 à 12:00
    Un chouette périple, et déjà la fin....J'ai l'impression qu'on est plusieurs à attendre la Côte d'ivoire de pied ferme! sam
    2
    Mardi 17 Février 2015 à 09:31

    Un merveilleux voyage que tu as fait là ! Hélas tout a une fin, heureusement reste le souvenir. Bises

    3
    Mardi 17 Février 2015 à 17:51

    money   Gros bisous, chère âmie Danaé !

    4
    Jeudi 4 Juin 2015 à 11:11

    ah le Quebec  on aimerai y aller !! un bel article et photos et +++  , le retour doit être plus dur  que l'arrivé !!!    passez une belle fin de semaine a+ 

    5
    Jeudi 4 Juin 2015 à 17:02

    Bises cher Bébert !

    6
    Lundi 16 Janvier à 18:26

    Bonsoir Aloysia, Après ma relecture attentive, je dois dire que ton récit est très intéressant. J'imagine la chaleur et je crois que le car n'était pas climatisé en ce temps là ; J'ai beaucoup aimé la partie Saguenay et aussi la Gaspésie avec la roche percée car ma fille Béatrice y a aussi été et je vais t'envoyer quelques photos . Merci, c'est intéressant et bien écrit et bien documenté. Bises

      • Lundi 16 Janvier à 18:40

        Merci, Danaé ! Par contre, à cause de l'esprit "blog" (et comme j'intercalais des articles sur d'autres sujets) il y a beaucoup de répétitions, notamment dans les explications initiales.

    7
    Mardi 14 Février à 19:37

    Et voilà c'est la fin de ce beau voyage...

      • Mardi 14 Février à 21:02

        Qui remonte maintenant à ... 50 ans ! smile



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