• Québec 1967 : 10 - Jonquière


       Voici la suite de ce merveilleux voyage, effectué je vous le rappelle dans ma jeunesse à l'occasion de l'exposition universelle de Montréal, en juillet 1967. La carte ci-jointe vous montre où nous sommes.


        Le samedi 22 juillet, nous quittions à regret Chicoutimi et son installation si confortable, sans savoir que nous allions trouver encore mieux à l’étape suivante… Sur le chemin de Jonquière, notre prochain arrêt, nous visitâmes la centrale hydraulique de Shipshaw, ce géant de l’électricité. Je ne m’y connais pas tellement en usines et en industries, mais l’extérieur comme l’intérieur de l’usine m’ont frappée.


    Québec 1967 : Shipshaw
    La centrale de Shipshaw (carte postale d'époque achetée sur place)


        Le paysage valait à lui seul un arrêt prolongé car il était admirable : l’œil se perdait au fond d’une gorge rocheuse où grondait une rivière tumultueuse pleine de rapides, ou bien se reposait sur l’immense houle verte des conifères. Après avoir traversé l’unique pont d’aluminium du monde, la centrale elle-même apparaissait, imposante : entre les deux murs du barrage, on pouvait rouler en car sur une large bande de terre sous laquelle l’eau était canalisée vers les turbines. L’ensemble, avec son immense lac artificiel, était vraiment saisissant, et ne nuisait pas le moins du monde à la beauté du paysage.

    Québec 1967 : Pont d'aluminium - Laurentides
    L'unique pont d'aluminium du monde (à l'époque)
    Photo prise par moi, sans doute en roulant.


        C’est alors que nous quittâmes définitivement les régions boisées pour arriver dans les alentours du lac Saint-Jean. Je pensais auparavant, d’après la lecture de « Maria Chapdelaine », que la forêt y était très dense, mais en réalité, nous n’y avons trouvé que rase campagne, sans un arbre. Jonquière était une agréable petite ville perdue dans l’immensité de cette plaine, avec des maisons blanches aux toits bleus, bien isolées les unes des autres.
        Quant au centre où nous fûmes hébergés, il était tout simplement prestigieux. Il s’agissait d’un Centre de la Jeunesse et des Loisirs totalement moderne, comme on en trouvait encore assez peu au Canada, et certainement aucun en France. Je fus dès l’abord frappée par son étendue, par sa haute tour de plus de dix étages, pleine de chambres très confortables et judicieusement conditionnées, puis par le bâtiment presque circulaire qui ceinturait la tour et qui abritait les réfectoires, les salles de réunion, de théâtre, de conférences, de concerts, plus une chapelle, et même une magnifique piscine olympique comme je n’en avais encore jamais vu ! Toutes ces salles étaient conçues selon une architecture d’avant-garde, où le pratique était lié à l’agréable. Quant à la piscine, nous fîmes connaissance avec son eau limpide dès le soir… C’était une pure merveille : toute de mosaïque verte, de vastes dimensions, son eau claire et très profonde du côté des plongeoirs arrivait au ras du sol, si bien qu’on en pouvait sortir de n’importe quel endroit, par un simple rétablissement.
     

    Québec 1967 : 10 - Jonquière
    Le centre Jeunesse de Jonquières (carte postale achetée sur place)


        Les deux nuits passées à Jonquière furent pour nous une détente vraiment délicieuse.
     
     
    La suite ici. 
     
     

  • Commentaires

    1
    sam
    Dimanche 5 Mars 2006 à 12:00
    Super ce récit de voyage ! Vous aiguisez nos curiosités ! Pensez vous que ces paysages ont beaucoup changé depuis? Y êtes vous retournée ?Merci de nous faire partager un tel périple sam
    2
    Mardi 14 Février à 19:32

    Nous n'y sommes pas allés...

      • Mardi 14 Février à 20:58

        Tout dépend des circuits proposés. Là c'était dans l'optique du tourisme "jeunesse".



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