• SurprisePhoto prise en février 2015

     

    J'ai cru toucher la Vérité
    Mais mon bras est passé au travers

     

    J'ai cru voir une maison
    Mais il n'y avait qu'un trou dans les arbres

     

    J'ai cru voir vivre un monde 
    Mais ce n'était qu'un Vent remuant des choses mortes

     

    Le Feu qui palpitait
    Projetait alentour un mirage mouvant

     

    SurpriseLe même cliché aujourd'hui

     

     


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        Voici un poème qui évoque l'incapacité de l'ego à se saisir de la Vérité.
       Il s'échouera toujours à Ses pieds ; et le Chant merveilleux qu'elle chante lui restera à jamais inaccessible. Telle la falaise il s'effritera devant ses vagues et seul pourra s'y baigner le sable qui résultera de sa dissolution.

     

     

     

    À vouloir saisir l’Invisible

    Le Barbare se brise au Feu Central

     

    La Colonne immobile où s’aveugle l’Amour

     

    Aux lambeaux de sa vie

    Se meurt le Chant

     

     


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    Soleil levant à travers vitre de train

     

     

    J’ai dessiné le Soleil
    Pour me souvenir de Toi
     Mais il n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    La Ténèbre insondable
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Vie
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    Le spectre de la Mort
    Son Reflet


    J’ai dessiné l’Amour
    Pour me souvenir de Toi
    Mais il n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    L’Horreur défigurée
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Joie
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    La Douleur Infinie
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Foi
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme ont surgi
    L’Angoisse et la Terreur
    Ses Reflets


    J’ai fait une machine
    Pour me véhiculer
    Cela s’appelle un Corps
    Et alors ont surgi des myriades de corps
    Des reflets de reflets tous sans fin reflétés
    Et dans la profusion
    Et dans la confusion
    Je me suis égarée


    Car creusant plus avant
    Je m’enfonçais toujours de plus en plus profond
    Et perdais peu à peu
    Le fil originel

     

     

    Soleil et lune par vitre de train

     

     


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    Tarot des Dakinis-29-Self preservation

     

     

    Colonne
    Tu pleures par mille points
    Et tes larmes s’évadent glissant à l’infini
    Formant fleuves rivières
    Mondes et lumières


    Et je me suis perdue parmi les papillons
    Qui volent et les senteurs
    Des fleurs


    Colonne
    Statue-fontaine
    Je presse ton nez tes yeux
    Pour empêcher l’eau de couler


    Tarot des Dakinis-33-Eternal Life



    Colonne
    Fontaine
    Tu t’épanches et tu saignes
    Et tu te perds dans l’infini
    Tu fonds en un lac bondissant
    Miroitant éclatant de reflets multiples
    Infiniment divers


    Mais je t’en prie ne pleure plus
    Retiens ce fleuve chaud qui coule de ton sein
    Malgré toi


    Mère trop aimante
    Tu as oublié d’Être
    Ton cœur palpite au rythme de son effusion
    Comme une tourterelle effrayée
    Rassure-le de tes mains
    Et panse ses blessures


    Tarot des Dakinis-43-Mont Meru center of the universe




    Redeviens la Colonne
    Sois la cime enneigée
    Qui règne dans le Ciel


    L’impassible altitude
    Où le gel transparent se fait pur Diamant


    Et quand ton cœur s’oublie
    Quand se ferment tes yeux

    Sphinx Pilier
    Originel


     

    Colonne de Cristal-Martine Maillard

     

     

     


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    Le Petit Roi de Gloire 

     

     

    Pierre levée de l'abîme
    Dionysos Osiris Orphée
    Le Christ se multiplie à l'infini

    Rayon lancé des hauteurs sublimes
    Jusqu'aux tréfonds de l'ombre
    Il naît inonde et réunit


    Ô Petit Roi de Gloire
    Tes voies sont douces
    Et tes chemins sont merveilleux 

    Berger de la montagne
    Roi des contrées lointaines
    J'ai porté mes trésors jusqu'à ton nid de paille
    Et cherché Ta Demeure
    Au creux de l'invisible

    De rêve en rêve
    Courant sur les nuages
    J'ai compté les étoiles
    Qui me sautaient aux yeux comme des papillons 
    Toutes plus éclatantes
    Plus belles et plus chères 

    Mais Petit Prince
    Elles ne sont pas Toi
    Elles sont Ta couronne


    J'ai poursuivi ma route
    Et chaque vêtement tour à tour endossé
    Me conduisait vers Toi

    Chaque puits du désert portait Ta ressemblance
    Chaque image était signe
    Et Ton Cœur englouti sous une croûte obscure
    Aspirait mes pensées absorbait ma substance
    Emportait la poussière accrochée à mes flancs

    Aujourd’hui me voici
    Déposée devant Toi
    Suis-je souffle ou senteur
    Vestige ou souvenir
    Absence ou ignorance

    Au creux de ton sommeil
    J’ai trouvé le repos

     

     


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