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    À quoi bon écrire
    Puisque tout et toujours se répète

    Et pourtant
    Du fond de moi jaillit une Source
    Qui toujours et toujours rejaillit

    Elle coule infiniment
    En multiples paillettes
    En fleurs multicolores
    Et dessine le monde
    En une profusion
    Instantanée

    Elle fuse en splendeurs vives
    Jusqu'aux confins de l'Univers
    Et dessine un corps fabuleux
    Un corps de Soi en Soie

    Qui sourit comme la lune
    Resplendit au soleil
    Qui la dessine

    Et les mots sont les mondes filant comme des poissons
    Insaisissables

    Et le Cosmos et la Vie pétillante
    Rient dans l'espace déployés
    Rient en image projetée
    Rient à leur Source lumineuse

     

     

    Rire

    Image empruntée au site "La Joie d'un monde nouveau"

     

     


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    Jungle

     

     

    Chacun d’entre nous a une voie à trouver.
    Chacun d’entre nous a une voix à entendre...


    Dans la jungle tant de cris se chevauchaient.
    Certains étaient pour moi trop secs
    Et me faisaient l’effet d’une crécelle.
    D’autres étaient trop doux
    Et glissaient sur ma peau  comme un sirop sans goût.
    Parmi les bruits foisonnants
    De cascades, d’oiseaux et de singes hurleurs,
    J’ai marché longtemps à l’aveugle.

    J’ai glissé dans la boue et me suis écorchée
    Aux troncs épineux.
    J’ai dormi sous la canopée,
    À peine protégée des insectes vampires
    Et frémi de reconnaissance quand s’ouvrait un chemin,
    Quand l’éclaircie d’un sommet m’offrait sa parenthèse,
    Une vision plus vaste.

    Et puis tu es venue.
    Et j’ai perçu ce son comme une goutte d’or…
    Un timbre doux et clair,
    Aussi frais qu’un bouton de rose,
    Aussi lumineux et chaud
    Que l’appel nocturne d’une étoile.

    Ce son, j’aurais voulu le boire
    Et suis restée longtemps à te regarder, fascinée
    Par les chatoiements de la bulle scintillante
    Qui parfois s’amplifiait, éparpillant au loin
    Sa longue résonance limpide.

    Puis tu as disparu, me laissant sans lumière.
    Une grande vague est passée, effaçant tout,
    Nettoyant tout,
    Vidant tout de sa substance.
    Immobile et traversée moi-même
    Par ce souffle impérial,
    J’ai entendu le Son projeté en tous lieux.

    Immense et bruissant,
    Il chantait dans les arbres en milliers d’étincelles,
    Il pleurait dans les choses en gouttes d’arc-en-ciel,
    Vibrant à l’infini en ondes tournoyantes
    Et se perpétuant dans un mugissement
    Plus vaste que la mer,
    Il montait et s'enflait majestueusement.

    Glorieux et continu il éclairait le monde,
    Il irisait le ciel, riant, éblouissant,
    Irradiait des senteurs, faisait jaillir des fleurs,
    Roulait dans les abysses
    Et fusait vers les cimes
    En myriades de tintements joyeux.

    Il avait pris ta place.
    Il avait pris ma place.

    Tout était devenu
    D’Airain
    Et d'Or.

     

    Le Son

     

     


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    BavardagesBavardages 

     

     

     

    Les gens se parlent, dans leur langage de gens ;

    Les animaux se parlent, dans leur langage d'animaux ;

    Les fourmis se parlent, dans leur langage de fourmis ;

    Les feuilles se parlent, dans leur langage de feuilles...

     

    Les voitures se parlent, dans leur langage de voitures ;

    Les maisons se parlent, dans leur langage de maisons... 

    Et tout cela fait un bavardage incessant, permanent,

    Et tout cela fait un bruit, une animation à n'en plus finir !

     

    Seul, mon Maître reste silencieux.

    Il se tait, il les regarde et il les aime.

     

     

    Bavardages

     

     


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  • Errance
     

     

    Dans ma quête obstinée j’ai traversé des mondes
    Interrogé les cieux englouti des savoirs
    Visité les enfers pratiqué l’innommable
    Du fond des océans ont surgi des chemins
    De cimes en abîmes j’ai roulé au hasard
    Terrassé le matin et renaissant le soir
    Sous les griffes du temps vêtu de désespoir

    Et soudain je l’ai vu le Château Merveilleux
    Un jour je suis entré mais je ne sais comment
    Alors j'ai vu passer le Graal avec la Lance
    Et j’ai vu la Douleur et j’ai vu la Beauté
    Mais je n’ai su parler l’émotion m’étreignait
    Je n’ai su demander ni n’ai su retenir
    Il brûlait doucement d’un feu qui me tua
    Et quand Il fut passé tout avait disparu

     

    Graal

     


    O errance infinie, insondable bêtise,
    Pourquoi n’ai-je pas su entendre alors le Son
    La Parole sacrée le Mot libérateur
    Qui seul m’aurait ouvert le chemin du salut
    Imbécile voyeur j’ai suivi le spectacle
    Et me suis laissé prendre au manège du temps
    Quand tout ce qui débute a sa fin programmée

    Mais comment aujourd’hui retrouver le Château
    Qui voudrait à nouveau me présenter Cela
    Que j’ai vu sans comprendre au moment opportun

     

    *

     

    Perceval, pauvre fou, se heurte sans relâche
    Aux murs de la caverne qu'il appelle univers,
    Chauve-souris aveugle entraînée par les vents...

    Le Son est entendu, le Mot est insufflé
    Car s'Il ne l'était pas il ne serait pas là !
    C'est par Sa vibration que tout est apparu
    Et qu'il a cru se voir et voir un univers.

    Mais un reflet dans l'eau peut-il voir et entendre ?

     

     

    Temple intérieur - Tot
    Image empruntée au site de Totem

     

     


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  •       Comme la vie est étrange... 

          On attend, on attend, on pense ne faire qu'attendre....

     


    Osho Rajneesh-Tarot Zen - La Patience

     

           Et soudain : tout éclate ! D'un seul coup ! 

           L'enfant est né ; le soleil s'est levé ; les bourgeons ont éclaté ; le moment attendu est arrivé... Et on ne sait plus, finalement, si toute cette attente n'avait pas été un rêve.    Comment était-ce, avant ? Y a-t-il réellement eu autre chose ??

        
        S'élève alors un chant de reconnaissance...      

     

    reconnaissance
    (Image empruntée au net)

     

    Ô Maître

    Toi qui prends mille formes et mille visages
    Toi qui apparais en toutes choses
    Toi qui écris « Amour » sur tout ce qui m’entoure
    Toi qui écris « Amour » en lettres de feu sur mon cœur


    Ô Maître

    Toi qui chantes pour moi la musique des choses
    Toi qui vibres et frémis dans le chœur des choses
    Toi qui renouvelles Ta danse merveilleuse 
    à chaque fois que je m’éveille


    Mon cœur est suspendu comme un souffle à Tes lèvres
    Puisse-t-il danser toujours de Ta respiration
    et se fondre à jamais dans l’onde de Ton Regard

     

     

    Printemps

     


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