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    Beg-Hastel-vue-de-Gwin-Segal.jpg

    Pointe de Beg Hastel vue de Gwin Segal (près de Plouha, Côtes d'Armor)

     

    Avez-vous remarqué ?
    Pas un jour n'est semblable
    Et pas une saison. 
    Nous restons accrochés
    Au lent retour des choses,
    Nous croyons à la norme
    Mais il n'y en a pas,
    Rien n'est jamais pareil.

     

    Les êtres se ressemblent ;
    Aucun n'est identique,
    Et il n'est pas un chien
    Qui ressemble à un autre,
    Un chat ni un oiseau,
    Un arbre ou un ruisseau...
    Même la pâquerette
    Est unique en ta main. 


    Nous avançons sans fin
    Dans un monde inconnu
    Et pour nous rassurer
    Nous dressons des repères ;
    Pourtant au fond de nous
    Nous savons qui nous sommes
    Savons où nous allons
    Savons que nous créons
    Tout. 

     

     

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     Un petit mot en vitesse pour vous livrer un poème que m'a inspiré l'émission sur les NDE - en accord avec mes propres convictions et ressentis.

     

    cerises-2012.jpg

     

    J’ai vécu mes deux vies,
    Ma vie de sage, ma vie de folle.

     

    J’ai vécu mes trois vies,
    Ce
    lle d’enfant, joueuse et gaie,
    Celle d’adulte, triste et tendue,
    Celle d’aïeule, paisible et douce.

     

    J’ai vécu mes sept vies :
    Je fus maudite, et puis choyée,
    Je fus malade, et puis comblée,
    Là paysanne, là citadine,
    Là vagabonde.

     

    J’ai vécu mes cent vies !
    En Amérique et en Asie,
    En Australie et en Afrique,
    En Grèce, en Allemagne,
    En Écosse puis en Islande,
    En Russie au temps des tsars,
    Au Japon en Samouraï
    Et pauvre fellah en Égypte.

     

    J’ai vécu mille vies !!
    Poisson dans l’Atlantique
    Et coquelicot des prés,
    Pinson chanteur parmi les arbres
    Et coccinelle sur les feuilles,
    Indien Hopi d’Amazonie
    Et trappeur fou en Alaska,
    Femme de lettres et religieuse,
    Petit lézard sous la muraille…

     

    J’ai fait le tour des choses d’ici-bas,
    Choses si belles et si chères
    Que l’on voudrait les voir toujours
    S’épanouir.

     

    Et pourtant j’ai souffert,
    Assassinée, et violée.
    Et pourtant j’ai brandi l’épée et le couteau ;
    Et pourtant j’ai frappé, animé par la haine,
    Massacré et tué.

     

    Mais ce monde est si beau
    Qu’il fallait le créer…
    Il resplendit toujours de l’amour infini
    Que nous portons en nous et qu’il devait cacher.

     

    Piètre combinaison de peau et de nuages,
    Ma vision te traverse et te fait translucide :
    C’est mon cœur qui te porte afin de te bénir,
    Car tu m’as fait sentir l’infini dans les choses
    Et tu m’as reconduite au Bonheur dont je viens…

      

     

    20 juin 2012
    (date importante puisque c'est celle de mon anniversaire ;
    jour où, disait le Petit Prince, on retourne auprès de sa Rose...) 

     

     

     

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  • Ce soir ma séance de dédicaces a été très émouvante et m'a inspiré ce poème.

     

    Le-Petit-Prince.jpg

     

     

    Nous sommes tombés du ciel

    Nous sommes des Petits Princes

    Perdus sur cette Terre

    Angoissés d’y survivre

     

     

    Pourtant dès qu’un regard d’amour nous réunit

    Dès que nous nous risquons à ouvrir notre cœur

    Nous nous sentons guéris

    Nous nous sentons plus forts

     

     

    C’est que de cœur à cœur l’étincelle a jailli

    Nous nous reconnaissons

    Nous sommes identiques

    Nos âmes sont unies

     

     

    Qui est tombé du ciel

    Est-ce toi moi ou lui

    Non puisque toi et moi nous ne sommes que Lui

    Et que le Petit Prince c’est l’Humanité

     

     

     

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  • (Réédition)

    clocher

     

     

     

    Il ouvre la fenêtre

    et laisse échapper des ballons

    des bulles de savon

     

    La lumière est étrange

     

    Il éclaire une porte

    une fenêtre étroite

     

    Je loge une araignée

    une fourmi

    dans le grenier

     

    Et le clocher se déshabille

    dans la nuit froide

    au bord de la rivière

    pensive

      

     

    Poème extrait du recueil "Le Rossignol d'Argent"
      © Les éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1974

     

       En accompagnement musical, ce délicieux Mouvement Perpétuel n°1 pour piano de Francis Poulenc (1899-1963), interprété par Alexandre Tharaud :

     

     

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  •     J'ai réussi avant-hier à prendre pour la première fois une photo de la lune sur laquelle on aperçoit ses "yeux de Pierrot"... J'étais tellement déçue jusqu'ici que l'appareil ne retienne que sa luminosité, sans enregistrer les formes grises qui l'habillent ! J'ai misé sur le fait qu'elle venait juste de se lever et n'était pas encore très lumineuse (vous le verrez, elle était "orange"), alors que le ciel, lui, était encore relativement clair ; et j'ai un peu fermé l'objectif. Voici le résultat :

     

    Pleine-lune-5avril.jpg

     N'est-elle pas mignonne ?...

     

        Par ailleurs j'ai rephotographié la branche du cerisier en forme de croix, c'est vraiment trop chouette pour ce temps Pascal.

        J'en ai profité pour écrire un petit poème sur ce qu'elle m'inspire.

     

    Branche-de-cerisier.jpg

     

     

    LA BRANCHE DU CERISIER


    Croix d'avril
    Croix du bonheur
    Tu t'élances bras écartés vers l'infini
    Tu plonges dans l'azur
    Et projettes les feux
    De ton cœur qui fleurit
    Couronne immaculée

     

    Croix d'amour
    Croix de la vie
    Tu nous montres un chemin de splendeur
    Accrochée à ta tige
    Mais offerte au soleil
    Et tu ris en cascade
    Du don que tu nous offres

     

     

    Joyeuses Pâques à tous !      paques_019-copie-1.gif

     

    paques_054.gif             paques_028.gif 

     

     

     

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