• Pacific 231


    PACIFIC 231


    À la mémoire d'Arthur Honegger  


    Souffle
    Crache
    Siffle
    Grincement d’essieux
    Lourde machine en marche
    Tu pars pesante et tu martèles à coups de reins
    Le sol des rails où tu t’ébranles
    Monstre masse de ferrures énormes
    Et tu pars et tu files et tu t’élances au long de la campagne
    Et tu cours à travers les champs que tu dévoiles
    De part et d’autre de tes flancs en bandes délirantes
    Et tu files au vent tel un cheval au grand galop
    Fendant le paysage en Reine que tu es
    Et soudain tu te cabres
    Arrêt Il faut stopper
    Et voilà tu arrives
    Une gare est là-bas
    Il te faut enchaîner peu à peu tes essieux
    Et tu lâches un grand jet
    De vapeur jusqu’aux cieux
    Et tu viens
    Peu à peu
    T’arrê-
    Ter
     

     

    Écoutez la musique correspondante ici
    (vidéo youtube en bas de l'article)

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Janvier 2015 à 23:42

    Il avait raison de dire que les locomotives étaient des êtres vivants 

    Jolie ta "symphonie" de mots , j'imagine les bruits transformés en note

    Cela me renvoie , je ne sais pourquoi à mes repas de famille

    Autour de la table, mes deux frères battaient chacun la musique avec les couverts , j'ai des souvenirs sublimes , c'était très rythmé mais j'ai dû t'en parler déjà 

    Je suis une adepte des sons qui sortent des bruits de la rue .......

    Bonne nuit 

    2
    Samedi 3 Janvier 2015 à 07:36
    stellamaris

    Une évocation magnifique, Aloysia ! Bises !

    3
    Samedi 3 Janvier 2015 à 09:35

    Je reprends mes vieux articles pour les reclasser dans des rubriques, et voilà que les newsletter partent de temps à autre ! Là, c'est parce que j'ai scindé l'article en deux : la première partie évoquait le musicien, je l'ai classée dans "musique" et la seconde était ce poème, j'en ai fait un second article. Bises !

    4
    Samedi 3 Janvier 2015 à 09:39
    1
    Mardi 29 Novembre 2005 à 12:00   Supprimer le commentaire
     
    Bonsoir Valentine, Mes connexions depuis l'Afrique sont plus qu'aléatoires... vite vite un com avant d'être déconnectée... J'aime ce caligramme en forme de toupie... qui tourne tourne comme tes mots en un rythme saccadé comme le souffle de la machine... Je vois que ton blog change en mieux, bravo... (quelle syntaxe pour la phrase qui défile en bas ??? j'ai perdu des données dans mon en-tête et j'ai mon css en France... je peux pas corriger...) bises Martine/valentine
    5
    Samedi 3 Janvier 2015 à 09:40

    ... Et du coup je ramène de l'article précédent ce commentaire qui correspondait au poème ci-dessus.

    Les récits d'Afrique de Martine sont ici (en Angola).

    6
    Vendredi 17 Février à 15:40

    Bonjour Aloysia

    J'écoute ta vidéo en te répondant et le rythme de la locomotive m'accompagne.

    Les "Djinns" faisaient parti de l'exercice de style. Le voyage devait aller crescendo avant de venir à son point d'arrivée.

    Ce rythme se retrouve dans ton poème que j'ai lu avec plaisir.

    Merci de me l'avoir partagé.

    Bel après-midi

    Bisous

    Merci de ta solicitude

      • Vendredi 17 Février à 16:55

        Et merci de ta gentillesse, Océanique !



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