• Nativité

     

    Le Petit Roi de Gloire 

     

     

    Pierre levée de l'abîme
    Dionysos Osiris Orphée
    Le Christ se multiplie à l'infini

    Rayon lancé des hauteurs sublimes
    Jusqu'aux tréfonds de l'ombre
    Il naît inonde et réunit


    Ô Petit Roi de Gloire
    Tes voies sont douces
    Et tes chemins sont merveilleux 

    Berger de la montagne
    Roi des contrées lointaines
    J'ai porté mes trésors jusqu'à ton nid de paille
    Et cherché Ta Demeure
    Au creux de l'invisible

    De rêve en rêve
    Courant sur les nuages
    J'ai compté les étoiles
    Qui me sautaient aux yeux comme des papillons 
    Toutes plus éclatantes
    Plus belles et plus chères 

    Mais Petit Prince
    Elles ne sont pas Toi
    Elles sont Ta couronne


    J'ai poursuivi ma route
    Et chaque vêtement tour à tour endossé
    Me conduisait vers Toi

    Chaque puits du désert portait Ta ressemblance
    Chaque image était signe
    Et Ton Cœur englouti sous une croûte obscure
    Aspirait mes pensées absorbait ma substance
    Emportait la poussière accrochée à mes flancs

    Aujourd’hui me voici
    Déposée devant Toi
    Suis-je souffle ou senteur
    Vestige ou souvenir
    Absence ou ignorance

    Au creux de ton sommeil
    J’ai trouvé le repos

     

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 26 Décembre 2014 à 22:13

    Superbe !!

    Bonne soirée 

    2
    durgalola
    Vendredi 26 Décembre 2014 à 22:13
    Tes mots sont si doux et l'enfant gazouille sourit et tend les bras.
    Bises et bonne soirée.
    3
    Vendredi 26 Décembre 2014 à 22:37

    Oui, j'ai été tentée d'évoquer son rire "comme un grelot" ! Mais j'ai pensé qu'il valait mieux rester dans le calme d'une jolie "crèche"... Bisous Durgalola. smile

    4
    Samedi 27 Décembre 2014 à 09:43

    C'est vraiment superbe, il n'y a pas d'autres mots et je crois que la promenade en forêt dans la belle nature a été très inspiratrice !

    Bises et belle journée Aloysia

    5
    Samedi 27 Décembre 2014 à 14:07

    "Il faut oublier des mots comme Dieu, la Mort, la Souffrance, l’Éternité.

    Il faut devenir aussi simple et aussi muet que le blé qui pousse ou que la pluie qui tombe.

    Il faut se contenter d'être."  Etty Hillesum

     

    Est-ce  ainsi "qu'au creux de ton sommeil, Aloysia, tu as trouvé le repos" ?.

    6
    Samedi 27 Décembre 2014 à 14:16

    Merci, Danaé ! La forêt m'inspire toujours... yes

    Et merci aussi à toi, Jamadrou, pour cette si belle citation d'Etty Hillesum... sarcastic

    7
    Samedi 27 Décembre 2014 à 21:25

    C'est un poème accompli. 

    bonne soirée

    clem

    8
    Dimanche 28 Décembre 2014 à 11:16

    Belle journée de dimanche, ma chère Clémentine.

    9
    Dimanche 28 Décembre 2014 à 16:33

    Bonjour

    Quel superbe texte!

    Bisous

    10
    Dimanche 28 Décembre 2014 à 23:56

    Un très beau poème. J'aime beaucoup aussi le rapprochement avec Osiris et Orphée, qui donne bien sa portée universelle à cette (re)naissance de Noël.

    11
    Lundi 29 Décembre 2014 à 00:32

    smile  Merci, Carole. Oui, pour moi les mythes se rejoignent pour traduire une même réalité et j'étais très imprégnée du rapprochement entre ce Christ offrant "son corps" à la multitude et le Dionysos-Zagreus, ou Osiris, découpés en petits morceaux. 

    12
    Mardi 30 Décembre 2014 à 10:51

    Beau psaume!



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