• Mon voyage en Afrique noire - 2

     
    Abidjan

    Mon voyage en Afrique noire - 2

        J'ai beau chercher, je n'ai pas de photos d'Abidjan... J'envisageais de rapporter peu de photos dans l'ensemble, pour la bonne raison que Robert filmait beaucoup, et qu'au plan des pellicules, j'avais décidé d'être plus sobre.
        Nous sommes donc partis d'Orly, si je ne me trompe, vers le 1er août, avec un billet de retour pour trois semaines plus tard (vers le 21). Pourquoi avoir choisi août ? Eh bien principalement parce qu'en Côte d'Ivoire c'était paraît-il la "petite saison des pluies", autrement dit un mois moins chaud que les précédents - mais cependant pas si arrosé qu'une véritable saison des pluies, nous avait assuré Margaret, la collègue de Robert.
        Le voyage par avion en lui-même me ravit : c'était mon 2e long voyage depuis le Canada, mais cette fois nous ne changions pas de fuseau horaire, ce qui était très amusant ! Du hublot je cherchai à repérer le Sahara, qui nous apparut comme une fournaise rouge secrétant des vapeurs sableuses qui noyaient totalement toute visibilité.
        A l'arrivée la chaleur lourde nous saisit, ainsi que l'apparence pauvre de l'aéroport par rapport à celui d'Orly. Mais ce qui me frappa le plus, ce fut une odeur de bois brûlé, une odeur insistante qui semblait régner sur toute la nature environnante.
        Nos hôtes nous attendaient bienveillamment : le mari de Margaret, Francis, nous expliqua qu'il était chargé de mission par l'ORSTOM (l'Office de Recherche Scientifique pour les Territoires d'Outre-Mer) pour enquêter sur les migrations de Malinkés (peuplades du Mali chassés de leur pays d'origine par la sécheresse) en territoire Baoulé (autochtones de Côte d'Ivoire).
        Nous restâmes quelques jours chez eux, dans un appartement éloigné du centre ville. Je fus stupéfaite de découvrir que leur cabine de douche  en ciment brut semblait ne jamais sécher, et que qui plus est, moi-même, après avoir pris une douche, non seulement je ne pouvais me sécher, mais en plus j'avais toujours aussi chaud qu'avant ! Lors de la promenade du soir, je me sentis les jambes si lourdes que je ne réussis pas à marcher longtemps ; pourtant le ciel était tout gris...  Par contre, dans la chambre bien fermée qu'ils mirent à notre disposition, la climatisation nous parut insupportable (ils nous avaient bien prévenus !) tant ce souffle d'air froid qui nous tombait dessus était de nature à perturber le sommeil (c'était comme un ventilateur de froid qui soufflait du mur vers le lit, et "on pouvait", disaient-ils," attraper une angine").

        Le lendemain nous visitâmes Treichville, le quartier populaire, qui ravit Robert.
        Les photos que j'insère ici sont issues du net.
     

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        Puis nous traversâmes le Plateau, quartier des affaires :
     
     Mon voyage en Afrique noire - 2

        Enfin, nous nous rendîmes à Cocody, pour visiter l'Hôtel Ivoire (ouvert à tous puisque rempli de boutiques de grande classe). Je fus très surprise de devoir enfiler une petite laine à l'intérieur, alors que la température était censée y être de 25°. La différence avec l'extérieur était énorme.
     

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        Le troisième jour, nous nous promenâmes dans les environs, et notamment à Grand Bassam, ancienne station balnéaire chic du début du siècle, qui était maintenant abandonnée à une population pauvre, et dont les magnifiques villas de style colonial tombaient en ruines, envahies par la végétation... C'était à la fois magnifique et stupéfiant à voir.
     

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        Je trouvai la plage superbe, en regard de la triste lagune aperçue à Abidjan (où l'on ne voyait que des femmes frictionnant leurs enfants au savon !) : sables et palmiers s'étendaient à perte de vue... Hélas, on me détrompa bientôt : se baigner ici, c'était courir à sa perte. Une "barre" menaçante apparaissait à quelques brassées au large, indiquant que, du fait d'une brusque chute du terrain, de fortes vagues ceinturaient en permanence le site. "Et au-delà ?" demandai-je. "Au-delà, il y a des requins !" me fut-il répondu. Charmant pays !...
     

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       Francis travaillait toujours à l'ORSTOM. Mais il devait partir pour la brousse dans les jours suivants, et comptait nous y emmener. Son guide-interprète, Coulibaly, vint nous serrer la main avec un large sourire, et Francis nous expliqua qu'il avait obtenu autant de lits de camp que nécessaire pour que nous soyons tous hébergés par l'habitant au titre de la mission scientifique. A la bonne heure ! C'était du matériel de l'armée, auquel s'adjoignait une provision de pastilles à épurer l'eau.
        Robert était enchanté ! Moi je me disais que ce n'était pas vraiment ce que les infirmières de Sarlat avaient prévu pour moi...


     
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  • Commentaires

    1
    Mardi 2 Mai 2006 à 12:00
    Eh ben dis donc ne pas pouvoir se baigner ! Quel histoire magnifique, je la lis de la fin au début moi ;) bisous
    2
    Lundi 9 Janvier à 17:48

    J'ai connu la barre à Cotonou, c'est supr dangereux de se baigner !

      • Lundi 9 Janvier à 18:36

        Oui, on nous l'avait interdit.



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