• Mon Voyage en Afrique noire - 13


      
      Suite de notre voyage en Afrique Noire effectué en août 1975 et commencé ici.  Voici le trajet effectué depuis Abidjan : d'abord jusqu'à Sikasso, puis jusqu'à Mopti.


    Mopti

     

        J'imagine que nous arrivâmes directement sur ce port, au bord de l'immense fleuve Niger, auprès duquel nous nous plûmes à rester pratiquement tout le temps de notre séjour. Nous n'étions plus bien riches, et avions sorti de la banque à Abidjan pratiquement tout ce qui  nous restait de disponible jusqu'à la fin de notre voyage. Coucher à la belle étoile ? C'était bien hasardeux. Rentrer en stop ? C'était ce que nous espérions...
        Nous commençâmes par nous intéresser à un petit bar installé sur une terrasse de bois face à la large étendue d'eau et y prîmes racine : Robert était passionné par l'atmosphère de ce port très pauvre et grouillant de petits marchands de poissons la plupart du temps fumés (sinon rien ne se conserve !), et quant à moi, j'étais écrasée par la chaleur et sur le film que prit Robert, je faisais triste mine.

    Mon Voyage en Afrique noire - 13

    Voici une vue de ce bord de fleuve , avec au premier plan les barques typiques du Mali,
    équipées de nattes de protection contre le soleil,
    et en arrière-plan la ville avec sa cathédrale.

        C'est dans ce bar que nous avons pris tous nos repas durant les quelques jours où nous sommes restés. Nous y étions pratiquement les seuls clients et la patronne était charmante. Elle nous proposait grillades  et poissons fumés, ce qui nous convenait parfaitement, pour un prix modique. De belles chaises de bambou me permettaient de m'allonger à l'ombre l'après-midi, et il fut même question d'y dormir sur le toit en terrasse, à l'aide d'une natte : beaucoup de gens faisaient cela par ici, nous affirma-t-elle.
        Par contre, dans les toilettes, je trouvai deux énormes cafards collés aux murs... Et quand je m'en ouvris à notre hôtesse, elle me répondit avec un air navré qu'il n'y avait rien à y faire, car ces insectes comme nous cherchaient la fraîcheur et l'humidité. Je dus m'y habituer.

    Mon Voyage en Afrique noire - 13

    Voici Robert assis sur la balustrade de la petite terrasse que nous occupions.
    Il faut savoir que ce que l'on voit en face n'est pas la rive opposée du fleuve,
    mais la suite de la même rive, qui forme une profonde échancrure en forme de plage
    (ce que j'appelle "le port")

        Bien sûr nous nous sommes promenés dans la ville, et avons admiré la majestueuse mosquée d'argile aux tours fuselées... Je n'ai pas de photos et vous en cherche une "de secours"...

    Mon Voyage en Afrique noire - 13


        Puis nous avons fait le tour du port et avons repéré une zone plus "industrielle" vers le fond, où de grosses barques venaient entreposer d'énormes sacs de céréales.

    Mon Voyage en Afrique noire - 13


        Non loin de là nous apparut un magnifique bateau de style colonial, tout en boiseries et peint en bleu, qui s'était recyclé en hôtel ! Sur deux étages nous apparaissaient des cabines constituées de deux banquettes face à face faisant figure de couchettes, avec de chaque côté ces volets de bois qui sont partout utilisés au Mali pour filtrer le soleil en laissant passer l'air - d'un côté sous forme de porte, de l'autre sous forme de fenêtres. C'était propre, aéré, bon marché... Nous nous y précipitâmes avec enthousiasme, et passâmes une nuit délicieuse.
     

    Mon Voyage en Afrique noire - 13

    Celui-ci lui ressemble un peu...
     
     
    Suite à lire ici.
     
     

  • Commentaires

    1
    Jeudi 29 Juin 2006 à 12:00
    Enfin une bonne nuit, toujours ces satanés cafards tout de même !! Bisous, je continue.


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