• Mon Voyage en Afrique noire - 1

       
      Préliminaires remplis de surprises...

        Aujourd'hui, je me lance dans des souvenirs de voyage qui datent de l'été 1975, et dont je n'ai aucune trace écrite : seulement quelques photos...
        J'avais alors 24 ans, j'étais mariée depuis trois ans avec Robert, et nous vivions à Paris, enseignant tous deux dans des banlieues opposées. Robert, toujours à l'affût de "bons plans" pour voyager - alors que notre bourse était bien plate - avait commencé par s'acheter d'occasion une caméra super 8 qui faisait sa joie et dont il ne se lassait pas d'étudier les fonctions. Un matin, il revint de son collège radieux : une de ses collègues, dont le mari était journaliste et travaillait actuellement en Côte d'Ivoire, venait d'accepter de nous y recevoir et guider en août prochain  !
          Nous préparâmes nos passeports, mîmes à jour nos papiers, vaccins, et fîmes une réserve de "Nivaquine" (le traitement préventif du paludisme), tout heureux à l'idée de cette grande aventure. 

         Mais cela ne nous empêcha pas, à la mi-juillet, d'enfourner dans notre petite 2 CV  notre matériel de camping sommaire : une canadienne bleue, deux  duvets et un camping-gaz... Tout sauf rester à Paris l'été !
        Partis "à l'aventure" dans le Périgord, nous nous arrêtâmes dans une ferme près de Sarlat et demandâmes l'autorisation de camper dans un pré. Cette étape vaudrait à elle seule tout un récit, mais vous verrez bientôt pourquoi je ne puis la passer sous silence.



    Le pré où nous campions et les bergeries
    où nous nous réfugiâmes une nuit d'orage

        Nos hôtes, la famille Coustaty, étaient deux personnes âgées de la soixantaine environ qui avaient confié le soin de la ferme ("Boyer") à leur fils Elie et à leur bru (il me semble qu'elle se nommait Eliette ? Dans le doute, disons Eliette). Cependant madame Coustaty mère s'occupait toujours de son troupeau de chèvres avec lequel elle cheminait sans se lasser, poussant des cris aigus qui nous ravissaient, et M. Coustaty, extrêmement cordial et bavard, aimait à nous parler - avec son délicieux accent rocailleux et chantant - de la grotte qu'il avait découvert sur ses terres et pensait un  jour proposer au public.
        Robert, enchanté, s'empressa de proposer ses services pour rentrer le foin... Et ainsi tout naturellement nous fûmes très souvent invités à partager les merveilleux repas faits de soupe où flottaient des légumes et du pain, confectionnés par Eliette pour une immense tablée.
        Mais nous apprîmes bientôt de leur bouche qu'un ranch était situé non loin de là, et nous nous y précipitâmes avec empressement. J'y appris à monter, à m'occuper des chevaux, et bientôt nous faisions de merveilleuses randonnées à cheval dans les environs (jusqu'à la Dordogne avec baignade en selle !).  Et c'est là que... des douleurs de ventre me prirent, après chaque séance d'équitation.
        Il fallait se rendre à l'évidence, il se passait quelque chose... que nous nous empressâmes de nous faire confirmer à Sarlat : j'étais enceinte !!!
        Ouh là ! Et le voyage en Côte d'Ivoire ?!!
      - "Ne vous inquiétez pas, dirent charitablement les infirmières, maintenant ça ne se passe plus comme autrefois. Mais prenez bien la Nivaquine, surtout : une crise de paludisme serait fatale au bébé..."
        Eliette se fit un devoir de me gorger de bon lait et de bons légumes remplis de vitamines... Ah ! Elle faisait bien, car nul ne savait ce qui nous attendait là-bas !
        Et savez-vous ce qu'il est advenu de la ferme de Boyer et de ses charmants hôtes ? Eh bien ils ont abandonné vaches et brebis pour fonder un élevage d'oies du Périgord, et ils sont devenus aujourd'hui (en souvenir de notre passage ?) une des fermes-auberges les plus réputées de la région des Eyzies.
        

    Mon Voyage en Afrique noire - 1

    Une vue actuelle de "Boyer";
    mais tout cet auvent situé au 1er plan est nouveau.
    A l'époque il n'y avait qu'une petite barrière de bois sur la gauche
    portant la boîte aux lettres,
    délimitant le chemin d'accès à la ferme.

     
     
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 28 Avril 2006 à 12:00
    Sa fonctionne mal sur mon blog depuis deux jours ,un petit coucou a mon passage ,très bonne soirée …………….rose
    2
    Lundi 9 Janvier à 17:45

    Le site ne fonctionne pas, mais je les imagine mal aujourd'hui avec la grippe aviaire !

      • Lundi 9 Janvier à 18:28

        En effet... Comme cet article-là était déjà repris, je ne suis pas revenue vérifier... Ils ont dû prendre leur retraite ! J'enlève le lien.



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