• Marie-Noëlle

     
     
     
     

         Jour après jour, tu tissais les boucles de tes cheveux au cœur de la toile épaisse, comme des fils tendus aux horizons de tes fenêtres…

         Et, comme de grands miroirs réfléchissant les cercles du soleil, tu laissais tes grands yeux glisser sur l’océan des fleuves, au milieu des clartés tremblantes de la nuit.

         Cependant, la fournaise avait monté vers son zénith, et tes journées torrides se ponctuaient de martèlements sonores.
         Un soupir, et il fallait mourir : mourir pour ne pas voir plus loin que l’océan, plus grand que le soleil, plus chaud que la fournaise ! Mourir de ne pas voir plus clair que la nuit, et d’ouvrir tes bras comme un archange à travers les abîmes ! …

         … La mort d’une étoile fut la naissance d’une enfant.
     
     

  • Commentaires

    1
    Dimanche 12 Mai 2013 à 12:00
    Ouf! C'que c'est beau! J'ai eu ma fille à 26 ans, c'était en 1979. Merci pour ce texte touchant, Hélène*


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