• Le Petit Poisson d'Or - 5/7


         Ici s'ouvre le 5e épisode du récit que j'ai commencé , le 19 février dernier. J'avais promis d'en publier un tous les deux jours de façon à achever le 2 mars cette aventure entamée au moment où nous entrions dans le signe astrologique des Poissons. Il est clair que c'est une vue de l'esprit, une idée futile mais, comme l'indique ce conte, je suis assez attachée à la pensée "magique"... On m'a toujours reproché de croire au Père Noël : mais qu'est-ce que la Foi, sinon la certitude qu'il y a quelque chose qui nous dépasse et que par conséquent une impulsion, aussi sotte qu'elle paraisse, peut avoir une raison d'être encore ignorée ? 

         Ceci pour vous dire qu'étant loin de chez moi tout ce week-end, j'ai programmé cet épisode ainsi que le suivant à paraître respectivement les 27 et 29 février. Je vous demande donc par avance de m'excuser si je manque à vous répondre et demeure absente de vos blogs jusqu'à lundi après-midi sans doute - sauf opportunité imprévue ou tapotage exceptionnel sur un téléphone dont je ne garantis pas le résultat ! Mais ensuite je me rattraperai bien sûr.

        Je vous rappelle que, cheminant par monts et par vaux depuis des temps immémoriaux, je m'étais arrêtée dans un endroit particulièrement enchanteur où j'avais à ma grande surprise découvert un petit poisson d'or évoluant librement dans une rivière ; et que cherchant vainement à l'approcher, puis ayant découvert que je l'entendais me parler alors qu'il affirmait le contraire, j'avais fini par tomber dans la rivière et y couler complètement. J'en étais ressortie trempée et fortement ébranlée.

     

    Le Petit Poisson d'Or 5/7

     

             Je l’appelai donc à nouveau, d’une voix suppliante cette fois.

          «  - Petit poisson ! Petit poisson ! Aie pitié de moi ! Pourquoi ne puis-je te saisir ? D’où provient la lumière que je vois ici partout ? »

            Mais il n’y avait plus de réponse. Je ne le voyais ni l’entendais plus.

          Mes appels se firent plus insistants, et la déconvenue de ma situation finit par me tirer des larmes.

           «  - Petit poisson ! Ne me laisse pas ! Je veux savoir ! »

         Alors survint une voix moqueuse, issue d’un creux de roche par où j’aperçus en un éclair l’or de sa face :

           « - Es-tu sûre de vouloir rester ici ? Va chercher plus loin des petits poissons qui se laisseront attraper…  Tu n’as certainement rien compris à ce que je t’ai dit : la lumière que tu désires ne provient pas de moi. Trouve-la toute seule. »

             La foudre tomba à mes pieds. Comment !! Je venais précisément de découvrir que tout émanait de lui, et maintenant il fallait que je cherche ailleurs ? Mais OÙ ?! »

              Mes regards se posèrent à nouveau sur le chemin. Un joli chemin bordé d’herbes et de brindilles, parsemé de cailloux comme j’en avais déjà suivi des milliers depuis mon départ. Un chemin fleurant bon les baies sauvages qui le jouxtaient parfois et dont je m’étais déjà souvent régalée, mais parfois barré par des troncs effondrés ou de dangereux précipices. Un chemin que je connaissais par cœur et qui ne risquait pas de me montrer grand-chose de nouveau après ce que je venais d’apercevoir.

           Pénétrée de douleur, je me retournai vers le creux de roche où le poisson m’était apparu ; mais il n’y était plus.

           Cependant la lumière chaude du soir m’avait séchée, et je remarquai que cet endroit était aussi le plus beau qu’il m’ait jamais été donné de contempler. En effet il contenait à lui seul tout ce que j’aimais, ou plutôt tout ce dont j’avais besoin pour être heureuse. L’étincellement des glaciers sur la montagne d’en face m’apportait paix et réconfort ; ils luisaient comme un sourire et même comme une promesse. Sur ma gauche, sortant du bois, apparut un chevreuil qui m’observa quelques instants avant de s’enfuir vivement… Le chant cristallin du ruisseau se mêlait au souffle doux du vent, et les arbres frémissaient de temps à autre en émettant un bruissement profond. Une vaste respiration émanait de la Nature. Je me sentais soutenue par la totalité du site.

     

    ***

    (à suivre)

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 27 Février 2016 à 13:34

    Aloysia, je repense à ce proverbe Arabe:

    "Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet."

    Tisser un filet si ton but est de capturer le poisson

    Mais n'est-il pas plus sage d'essayer de te souvenir où se trouve cette rivière magique où nage le plus lumineux des poissons? Ainsi tu pourras revenir quand tu veux pour le revoir.

    Alors tisse un filet, oui,  mais un filet à provisions de rêves.  wink2

      • Dimanche 28 Février 2016 à 20:44

        Essayons, en effet, Jamadrou. Tu as de bonnes idées !... 

    2
    Dimanche 28 Février 2016 à 00:08

    Il est beau ce poisson doré. Mais j'ai pris du retard, il va falloir que je remonte le ruisseau jusqu'au premier épisode !

    A bientôt donc.

      • Dimanche 28 Février 2016 à 20:44

        A bientôt Carole.

    3
    Dimanche 28 Février 2016 à 11:04
    Daniel

    Pourquoi chercher ailleurs, la vérité est au fond de toi.....

      • Dimanche 28 Février 2016 à 20:48

        Oh ! Daniel, la sagesse saturnienne parle par ta bouche, aussi sobre qu'imperturbable... 

    4
    Dimanche 28 Février 2016 à 20:21

    tu es dans la recherche et le poisson moqueur te dit "non ma belle" ; la nature est là, belle dans sa beauté supportable (un moment où le douceur et non de tempête) , seule tu n'arriveras pas ... l'entraide existe si ce n'est le chevreuil, peut être un écureuil ou une mésange ? bises et bon voyage. 

      • Dimanche 28 Février 2016 à 20:49

        Oui, la vie est présente alentour en effet... money

    5
    Lundi 29 Février 2016 à 09:15

    N'ayant pas suivi tous les épisodes de cette histoire, je viens simplement te souhaiter une belle journée !

      • Lundi 29 Février 2016 à 10:31

        Bonne journée Fontaine !

    6
    Mardi 1er Mars 2016 à 12:29

    Attend et espère Aloysia,bientôt un tout petit oiseau sifflera un bel air de musique à tes oreilles, tu essayeras de le suivre mais lui aussi va plus vite que le vent. Contente toi d'écouter et d'admirer la nature en allant ton chemin. (conseil d'une sage)  bisesxxx

      • Mardi 1er Mars 2016 à 14:33

        Oui, Blandine, tu es une sage ; et j'adore aussi les petits oiseaux qui sont les messagers du Ciel !

    7
    Dimanche 15 Mai 2016 à 10:39

    On ne connaît jamais un chemin par coeur, même emprunté chaque jour ....! (Le petit  poisson devrait lui dire ....)

    Je continue sur les sentes de ton conte merveilleux ..............

      • Dimanche 15 Mai 2016 à 10:44

        Hélas, il évoque une histoire véritable dont la clé n'est pas encore trouvée.



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