• Le Mystère de la Chapelle du Pont

     

    Brouillard.JPGPhoto tirée du blog de Duszka (en lien)

     

      Comme la Bretagne, le Berry est un pays où pullulent les histoires mystérieuses... Terroir dans lequel les "sorcières" ont trouvé la vibration nécessaire aux maléfices ou aux bienfaits qu'elles voulaient dispenser, nuits de terreur traversées par les voyageurs perdus dans la brume ("La Mare au Diable") ou obligés de marcher à travers des campagnes balayées par le vent après minuit, lorsque le démon s'y promène et que l'on doit l'apprivoiser en lui jouant de la cornemuse...

      

    Le-Berry--groupe-floklorique.gifLe Groupe folklorique "le Berry"

     

        En ce qui concerne Nathalie Gayou cependant, quoique berrichonne de souche, elle n'y croit guère : elle s'intéresse à sa région parce qu'elle est attachée à ses traditions, à son passé, à son parler aussi, mais élevée dans un milieu bien cartésien elle n'a jamais ajouté foi aux légendes et leur a toujours cherché une signification scientifique.

     Issoudun LaTourBlancheIssoudun, la Tour Blanche (du nom de la Reine Blanche de Castille qui y vint) 

     

        À Issoudun, sa ville natale où elle vit et travaille toujours, se tisse une longue histoire depuis le moyen âge et même au-delà (voir ici). Idéalement située, au centre de la France en surplomb de la rivière Théols qui se jette dans l'Arnon lui-même affluent du Cher, Issoudun est au XIIe siècle une bourgade importante et très armée, à la frontière des royaumes de France (dirigé par Philippe Auguste) et d'Angleterre (l'Aquitaine, gouvernée par Richard Cœur de Lion). Des templiers s'y fixèrent, comme on peut le voir dans le livre de Jean-François Donny consacré à l'église romane de Saint-Lizaigne (toute proche) ou dans le livre de Nathalie Gayou, qui justement évoque le drame de ces chevaliers exécutés sur l'ordre de Philippe Auguste, jaloux de leurs biens et de leur influence.

        Après la Révolution Française, l'importance d'Issoudun s'accrut au plan commercial, à cause de sa position de carrefour entre les pays d'oc et l'orléanais, antichambre de la capitale, à quoi s'ajoutèrent ses importantes activités en matière de tannage du cuir et de viticulture. C'est là que Balzac, qui s'y réfugia plusieurs fois sur l'invitation de son amie Zulma Carraud, situa le décor de son roman "La Rabouilleuse". 

     

    Promenade Frapesles 04La maison de Zulma Carraud avec la chambre de Balzac. 
    Le balcon de style colonial fut ajouté au début du XXe siècle.

     

         Il existe à Issoudun, derrière l'hôpital, une petite rue excentrée en bordure de voie ferrée qui porte le nom de "rue de la Chapelle du Pont". J'ignorais la raison de cette dénomination, et c'est Nathalie qui m'en fit comprendre l'origine.

     Carte Issoudun est(cliquez sur la carte pour l'agrandir) 

     

       Dans le roman fondé sur des faits véridiques concerné par cet article, elle raconte comment par hasard elle y acheta une maison ancienne où bientôt se produisirent des faits inexpliqués, si inquiétants qu'elle finit par demander l'avis d'une personne "sensitive" en laquelle elle avait une totale confiance. 

       Mais je n'ai que trop parlé ! Rendez-vous sur cet article pour voir ce dont il s'agit, et je reviendrai peut-être dessus par la suite...

     

    Couverture-Le-myste-re-de-la-chapelle-du-pont.jpg

       

     

  • Commentaires

    1
    Dimanche 22 Décembre 2013 à 12:00
    Passionnant ces respirations ........Il faut y croire, la présence des âmes existe avec des manifestations toutes différentes mais bien spécifiques ...! Passe de merveilleuses fêtes, martine, lumineuses à souhait, dans tous les sens du terme !!! Il me plaît bien, moi, ce balcon d'où Balzac rêvait ...j'y dépose, pour toi, mon panier de sourires étoilés : sabine.


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