• L'Enfant Perdu

         

     Voici une citation de Ramana Maharshi trouvée aujourd'hui sur le net :

    «  Jamais nous ne serons plus proches de Dieu qu'à l'instant même ... »

     

    Offrande au sommet de la montagne Arunâchala
    Offrande au sommet de la montagne Arunâchala 



         Ces paroles viennent rejoindre à merveille cette vidéo inspirante de Jean-Yves Leloup que j'avais entendue hier, évoquant la Parabole du Fils Perdu dont vous pouvez écouter le texte en suivant le lien ci-dessus de 10'30 à 15'45, ou que vous pouvez relire ici.

      Je m'étonnais alors qu'une parabole évoquée seulement par Saint Luc et non dans plusieurs évangiles comme c'est souvent le cas ait pu faire couler tant d'encre ; et que moi-même j'aie pu en parler plusieurs fois, sur ce blog et sur le précédent, ou évoquer des sujets similaires en poésie sans en épuiser les retentissements.

         Cependant il est vrai que ce texte est infiniment riche : outre qu'il évoque, comme le rappelle justement Jean-Yves Leloup dans la vidéo citée, la Chute originelle, il est aussi sujet à des interprétations multiples à plusieurs niveaux. D'où la possibilité de commentaires nombreux et variés.

        Voici l'interprétation qui s'impose aujourd'hui à mon esprit dans une optique Non-Duelle, et donc en accord avec la déclaration du Maharshi.


          Il  n'y aurait qu'UN Fils. 

         Le Fils dit « cadet » ne serait qu'un rêve, une hallucination survenue dans l'esprit du Fils dit « aîné ».

        En effet nous comprenons bien à la lecture du texte que, quoique vivant en permanence auprès de son Père, ce dernier n'a jamais su comprendre véritablement l'Amour Parfait et merveilleusement Nourricier dont il était l'objet.

        Il semble vivre en aveugle, ignorant la réalité de la Présence de son Père, et il faut qu'à la toute fin Celui-ci lui dise : « Tout ce qui est à Moi est à Toi ! » pour qu'il s'en aperçoive.

       Pour véritablement le découvrir, il lui faudra cette chute, il lui faudra ressentir la séparation, endurer la coupure d'avec la Source de sa Vie et comprendre sa nullité propre, sa totale indigence, son incapacité à exister dans la nuit d'une errance sans but ni fin.

       Mais au fait, ceci existe-t-il en dehors de notre imagination ?... Bien sûr que non ! Que nous en soyons conscients ou non, nous savons profondément que nous sommes reliés par tous nos atomes, par tous nos sens et toute notre énergie à ce monde enveloppant dans lequel nous sommes insérés, qui nous entoure comme un cocon, se rappelant à notre conscience même dans la douleur, même dans l'adversité comme une trame d'infinie Présence, d'infinie Permanence !

        Et pourtant ce Fils (mis au masculin par tradition pour la seule notion d'«héritage ») a cru être un individu misérable projeté dans un univers infiniment morcelé, abandonné à lui-même et obligé de gérer mille situations critiques... Cette coupure d'avec le Souffle sensé l'animer, c'est ce que son Père appellera « être mort » : il était mort comme un appareil qui ne fonctionne plus parce qu'il n'est plus branché au courant électrique ; il était privé de son alimentation

         Or à l'instant précis où il s'éveille de son idée fausse, où il se souvient de son Origine, de sa Source, Le Père est déjà là présent, plus proche que jamais, plus proche même que l'on puisse imaginer puisqu'Il le tient déjà dans ses bras ! L'Enfant s'éveille au Cœur même de son Père. Et déjà lui sont donnés la Robe, les sandales et l'Anneau qui le distinguent en tant qu'Héritier de Tout ce qui est au Père, scellant entre eux l'Unité parfaite avec la Reconnaissance parfaite ...

     

     


  • Commentaires

    1
    gazou
    Vendredi 8 Avril 2016 à 07:53

    C'est une interprétation possible...Nous sommes multiples...Bonne journée Aloysia !

      • Vendredi 8 Avril 2016 à 09:44

        Il est vrai que ce n'est pas celle qui correspond à l'intention immédiate de Jésus dans le fil de son discours. Mais elle s'impose aussi à l'esprit dans la relecture. Bises et bonne journée à toi également !

    2
    Vendredi 8 Avril 2016 à 09:00

    Bonjour Aloysia,

    Au sommet des montagnes on doit se sentir plus proche de Dieu,

    j'aime ta photo. Merci, bises et douce journée

      • Vendredi 8 Avril 2016 à 09:45

        Je comprends que tu aimes cette photo ! Moi aussi !! money



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