• Joseph-Guy Ropartz (1)

     
         Je ne saurai en ces jours de fin novembre 2005 passer sous silence un musicien français du 20e siècle que j'affectionne particulièrement, et ce pour plusieurs raisons :
         
          - La première, c'est que j'ai eu l'honneur de connaître longuement sa fille Gaud, et donc d'avoir toutes sortes d'échos sur lui, presque comme si je l'avais rencontré...
           - La seconde, c'est que je connais parfaitement sa région, en Bretagne (voir "souvenirs de Bretagne"), ce qui renforce ce sentiment de connivence.
        - La troisième,  c'est qu'il s'est éteint le 22 novembre 1955, jour exact de la Sainte Cécile - qui était également le prénom de son épouse - , et que nous fêtons cette année le cinquantenaire d'une si étonnante disparition.


      Je prends donc un peu d'avance pour vous le présenter, et j'ai nommé 

    Joseph-Guy Ropartz

    l'auteur du drame lyrique Le Pays, sur un livret de Charles Le Goffic, mais aussi de cinq symphonies, de messes et d'un requiem, de mélodies et de magnifiques pièces de musique de chambre, comme le ravissant Prélude, Marine et Chansons (à écouter ci-dessous)...



    Guy Ropartz assis sur les rochers de Bréhec... Photo © D.R. - © Abeille Musique, 2001 -
    (avec l'aimable autorisation de l'éditeur...)


         Né à Guingamp le 15 juin 1864, puis ayant fait ses études musicales à Paris en particulier avec César Franck qu'il admirait particulièrement, malgré une longue carrière de directeur de Conservatoire à Nancy, Guy Ropartz (comme il se fit appeler par la suite) ne cessa jamais d'affectionner par-dessus tout sa région de Lanloup. Entre Saint-Quay-Portrieux et Paimpol, il y possédait un manoir où il termina sa vie, après le décès de sa femme, soutenu par sa fille aînée Gaud. Marcheur infatigable, il parcourait les sentiers douaniers des bords de mer qu'il a si bien chantés dans son drame, "Le Pays", tableau déchirant de la nostalgie ressentie par le pêcheur paimpolais exilé en Islande.



    Manoir de Lanloup, habitation de Guy Ropartz, photo Jean Maillard


        Demain, à travers la rubrique "citations", je reviendrai sur la vocation première du jeune "Joseph-Guy", qui était la poésie. En effet, en véritable "Gémeaux" qu'il était, à l'instar de Robert Schumann, il hésita d'abord entre la création littéraire et la création musicale - et comme vous le verrez, ses compositions poétiques sont magnifiques...


      
    Prélude, Marine et Chansons

    pour deux violons, violoncelle, flûte et harpe.
    charmant quintette très debussyste.
     
     
     
     

  • Commentaires

    1
    Cécile
    Dimanche 20 Novembre 2005 à 12:00
    bravo pour les recherches et le coup de zoom sur un musicien qui le mérite grandement...


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