• Eros


     

     

     

    Aujourd’hui l’Eros fatal, amer et doux,
    L’Eros qui ressemble à la mort, me tourmente,

    Maîtrise mes flancs et brise mes genoux
    Dans l’angoisse ardente...

       

     

    Renée Vivien

    Traduction d’un fragment de Sappho

     

     

              Pourquoi ne possédons-nous de Sappho que des fragments ?

             Considérée dans l’antiquité comme l’une des plus grandes poétesses de son temps, elle avait marqué les esprits éclairés. Cependant, les mœurs très libérales qui avaient cours dans son île de Lesbos – île riche et florissante non loin des rivages de l’Ionie, en Asie Mineure – ne furent pas du goût des Grecs du continent, qui peu après sa mort, s’empressèrent de brûler toutes ses œuvres comme si elle eût été pestiférée.

     

            Certaines demeurèrent cependant dans les esprits, et c’est de mémoire que l’on ressuscita la fameuse « Ode à une Femme aimée », qui connut plus de cent adaptations françaises, plus une latine (par Catulle), et peut-être bien d’autres ; beaucoup enfin furent retrouvées à l’état de fragments, de morceaux de papyrus épars, oubliés dans les bibliothèques.

     

     

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