• Enigme


    Que s'est-il passé dans la famille Ferré "le 7 avril de 68" ?
     

    Enigme


    Suite à vos excellentes réponses, voici le poème  concerné :    

    Pépée
     

    T'avais les mains comme des raquettes
    Pépée
    Et quand je te faisais les ongles
    Je voyais des fleurs dans ta barbiche
    T'avais les oreilles de Gainsbourg
    Mais toi t'avais pas besoin de scotch
    Pour les replier la nuit
    Tandis que lui... ben oui !
    Pépée

    T'avais les yeux comme des lucarnes
    Pépée
    Comme on en voit dans le port d'Anvers
    Quand les marins ont l'âme verte
    Et qu'il leur faut des yeux de rechange
    Pour regarder la nuit des autres
    Comme on regardait un chimpanzé
    Chez les Ferré
    Pépée

    T'avais le cœur comme un tambour
    Pépée
    De ceux qu'on voile le vendredi saint
    Vers les trois heures après midi
    Pour regarder Jésus-machin
    Souffler sur ses trente-trois bougies
    Tandis que toi t'en avais que huit
    Le sept avril
    De soixante-huit
    Pépée

    Je voudrais avoir les mains de la mort
    Pépée
    Et puis les yeux et puis le cœur
    Et m'en venir coucher chez toi
    Ça changerait rien à mon décor
    On couche toujours avec des morts
    On couche toujours avec des morts
    On couche toujours avec des morts
    Pépée
     
     
    Elle est si belle, cette chanson... Elle m'a toujours fait rêver. C'était la "grande époque" de Léo Ferré.
     
       
     
     
     

  • Commentaires

    1
    Mardi 11 Avril 2006 à 12:00
    Férré était le plus grand ! sa mort m'a bcp peiné ces musiques et ces interprétations de rimbaud, verlaine, aragon en particulier sont exceptionnelles il n'y a plus de chanteur ainsi il nous reste Jacques Bertin - qui est pour moi - son digne successeur, et aussi jean vasca, hélène Martin, Claire etc. Mais la relève ne vient pas ou c'est moi qui ne suit plus ;) ayant eu la chance de travailler 2 ans avec des chimpanzés, je comprend s la douleur de l'ami Ferré ce jour làmadeleine à la belle voix (elle récite des poésies de léo) dans un ds tout premiers disques a perdu là son ami et à juste titre, on ne tue pas ainsi de tels animaux / marco


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