• Égarement

     

    Soleil levant à travers vitre de train

     

     

    J’ai dessiné le Soleil
    Pour me souvenir de Toi
     Mais il n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    La Ténèbre insondable
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Vie
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    Le spectre de la Mort
    Son Reflet


    J’ai dessiné l’Amour
    Pour me souvenir de Toi
    Mais il n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    L’Horreur défigurée
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Joie
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme a surgi
    La Douleur Infinie
    Son Reflet


    J’ai dessiné la Foi
    Pour me souvenir de Toi
    Mais elle n’était pas Toi
    Et de l’abîme ont surgi
    L’Angoisse et la Terreur
    Ses Reflets


    J’ai fait une machine
    Pour me véhiculer
    Cela s’appelle un Corps
    Et alors ont surgi des myriades de corps
    Des reflets de reflets tous sans fin reflétés
    Et dans la profusion
    Et dans la confusion
    Je me suis égarée


    Car creusant plus avant
    Je m’enfonçais toujours de plus en plus profond
    Et perdais peu à peu
    Le fil originel

     

     

    Soleil et lune par vitre de train

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Février 2015 à 08:41

    Très beau 

    Belle semaine à toi et ceux que tu aimes 

    2
    Lundi 9 Février 2015 à 09:01

    Oscar Wilde disait qu'aimer c'est se surpasser !

    Belle semaine

    3
    Lundi 9 Février 2015 à 09:07

    Bonjour Aloysia, ton poème est très beau et très cruel aussi, ainsi le soleil, la vie, l'amour et la joie ne seraient qu'illusion ! Aujourd'hui je vois le soleil de ma fenêtre et il va (en vrai) réchauffer ma  journée. Bises

    4
    Lundi 9 Février 2015 à 09:23

    Beau poème philosophie recherche et le fil nous mène toujours plus loin

    Merci de ce partage

    Bisous

    5
    Lundi 9 Février 2015 à 11:24

    Oui, philosophique... N'oublions pas que la vie est belle ! Grosses bises à toutes quatre.

    6
    Lundi 9 Février 2015 à 11:58

    Perdre le fil originel Aloysia est chose possible et belle à la fois

    car le perdre c'est savoir qu'il fût là, donc qu'il existe

    ton poème est beau , la suite va être magnifique.

    7
    Lundi 9 Février 2015 à 12:19

    L'égarement existe, certes, mais la lumière est là pour nous guider, nos yeux s'ouvrent quand le moment est venu, il nous faut être attentif... Belle journée Alyosa.  brigitte

    8
    Lundi 9 Février 2015 à 13:28
    Stellamaris

    Un poème fort et magnifique, Aloysia ; bises !

    9
    Lundi 9 Février 2015 à 14:18

    Merci à vous trois pour votre soutien attentif ... money

    10
    Mardi 10 Février 2015 à 07:36

    ... Quand le dessein est entaché d'ego, procéder au gommage ...

    11
    Mardi 10 Février 2015 à 07:55

    Bonjour Martine,


    aimer, c'est se perdre à l'infini dans les yeux de l'autre. Aimer est vaste, plus vaste que l'océan... mais pour certains, ce n’est pas plus grand qu'un verre d'eau.


    que de questions


    beau poème martine


    clap!clap!


    smile

    12
    Mardi 10 Février 2015 à 09:32

    Merci à toutes deux, la gomme et le miroir...



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