• Décrue

     

    Atlantide engloutie

     

     

    Un jour la vaste mer avait tout recouvert
    Plongeant dans le sommeil Atlantis oubliée
    Et Ys ensevelie


    Et dérivant parmi les flots
    Je ne voyais plus les piliers
    D’où s’élançaient jadis mes pensées irisées


    Je ne voyais plus le bassin d’or
    Où se miraient mes regards diaprés


    Flottant à l’aventure
    Dans un bouillonnement constant
    Je ne percevais plus
    Le son prodigieux des cloches de la cathédrale


    Le bourdon inouï
    De son cœur endormi


    Le rêve m’emportait sur la crête des vagues


    Ô mon Ys endormie
    Ma patrie ma maison
    Je vois fondre la mer qui reflue aujourd’hui


    Ô roches d’autrefois
    Ô sable de la rive


    Quand la vague a glissé douce comme un baiser
    Il ne reste plus rien des mots que j’ai gravés


    Il ne reste que Toi le marbre immaculé
    Et que le Cœur parfait qui sonne à l’infini

     

     


    Dans ce Prélude de Claude Debussy consacré à la ville d'Ys engloutie, vous entendez le bourdon de la cathédrale qui sonne dans le grave, particulièrement à la fin... Enfin, moi c'est ce que je ressens mais les pédagogues voient les choses avec moins de délicatesse (ici tout est expliqué)

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 2 Février 2015 à 23:10

    une belle inspiration. Un texte très épuré. J'aime. 

    2
    Lundi 2 Février 2015 à 23:42

    Merci, Clémentine... money

    3
    Mardi 3 Février 2015 à 08:14
    Stellamaris

    Un poème qui parle au breton d'adoption que je suis ! Bises !

    4
    Mardi 3 Février 2015 à 08:28

    Justement, Stellamaris, j'ai pensé à toi !! (Mais pas seulement... wink2 )

    5
    Mardi 3 Février 2015 à 08:37

    Musique et poésie qui vont bien ensemble pour rappeler cette ville d'Ys que certains imaginent au fond d'un lac breton près de chez moi ! Bises Aloysia

    6
    Mardi 3 Février 2015 à 09:02

    Une légende que je connais bien.


    Ton article? J'aime le tout, merci Aloysia

    7
    Mardi 3 Février 2015 à 09:08

    Belle journée à toutes les deux ! Ici elle promet : tout resplendit !! clown

    8
    Mardi 3 Février 2015 à 09:08

    Joli choix de texte et de musique  bravo et merci !

    9
    Mardi 3 Février 2015 à 09:32

    Tout le plaisir est pour moi, Fontaine. Belle journée !

    10
    Mardi 3 Février 2015 à 12:47

    Bonjour Aloysia,

    Ici, les légendes ont la peau aussi dure que les mots inscrits dans le marbre immaculé de l'imagination.

    Avec toute ma silencieuse sympathie, Jack

    11
    Mardi 3 Février 2015 à 15:15

    Merci, Jack. Mon imagination immaculée vous accompagne.

    12
    Mardi 3 Février 2015 à 17:46

    C'est très beau et cela invite à la profondeur toujours mystérieuse et peuplée. Amitiés.

    13
    Mardi 3 Février 2015 à 17:56

    Quand la mer a tout englouti

    Emportant dans ses abysses

    La Cathédrale d'Ys

    Comme trésor à jamais ravit

    Les cœurs purs ont rêvé

    A la beauté ensevelie

    Et l'océan n'a de répit

    Qu'à reprendre l'espace aimé

     

    Ainsi va la vie nous venons de la mère

    Nous retournerons à la mer

     

    Bisous et merci de ce beau partage en musique

     

     

    14
    Mardi 3 Février 2015 à 17:59

    J'adore la photo qui nous plonge dans Ys ensevelie. les flots moirés, les regards diaprés, le bouillonnement puis le calme revenu il ne reste que ce coeur qui sonne à l'infini, le son fait suite à la vue. Ce vocabulaire m'est familier, et enchante l'âme. Bisous

    15
    Mardi 3 Février 2015 à 18:10

    Merci à toutes trois ; à toi Ariaga pour ta compréhension "en profondeur"... ; à toi, Océanique pour le magnifique poème que tu m'offres en accompagnement du mien, car tu connais bien la légende et les lieux... ; et à toi Crépusculine pour me rejoindre dans cet univers et te l'approprier, t'en "enchanter"...  glasses



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