• Conscience dépouillée du superflu

     
       Ce matin, malgré le gel apparent sur les toits un grand brasier crépitait face à ma fenêtre.

      

    Feu

     


         Et il résonnait en parfait écho de ma lecture de la veille, que je vous transmets.

        Ce texte est extrait du livre intitulé "Je Suis" (éd. Les Deux Océans), qui rapporte des entretiens avec le grand maître indien Nisargadatta Maharaj, à Bombay dans les années 1970.

     

     «  Ce qui est primordial, c'est l'étendue infinie de la conscience, la possibilité éternelle, le potentiel incommensurable de tout ce qui fut, est et sera. Quand vous regardez quelque chose, c'est l'ultime que vous contemplez, mais vous vous imaginez voir un nuage ou un arbre.

         Apprenez à voir sans imagination, à écouter sans que se produisent des distorsions, c'est tout. Cessez d'attribuer des noms et des formes à ce qui est essentiellement sans nom et sans forme, réalisez que tout mode de perception est subjectif, que ce qui est vu ou entendu, touché ou senti, ressenti ou pensé, attendu ou imaginé, est dans le mental et non dans la réalité, alors vous connaîtrez la paix et serez libéré de la peur.

          Même la sensation "Je suis "  est composée de la pure lumière de la sensation d'être. Le " Je " est présent même en l'absence du " suis ". De même, la pure lumière est présente, que vous disiez " Je " ou non. Devenez conscient de cette pure lumière et vous ne la perdrez jamais. L'être de tout être, la conscience d'être conscience, l'intérêt dans toute expérience on ne peut le décrire, et il est cependant parfaitement accessible parce qu'il n'y a rien d'autre. »

     

    Jour naissant

     

            Était présente également la pure lumière du Jour naissant...

     

       Et comme l'écrit Paul Claudel dans "Jeanne d'Arc au Bûcher" :

     «  Loué soit notre frère le feu, qui est pur, ardent, vivant, pénétrant, acéré, invincible, irrésistible, incorruptible.

          Loué soit notre frère le feu qui est puissant à rendre l’esprit à l’esprit et ce qui est cendre à la terre ! »

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Février 2015 à 12:33

    Bonjour chère Aloysia,

    C'est le second paragraphe du Maître indien qui attire mon attention. Difficile de rester sans imagination devant des formes qu'on a appris depuis la naissance à voir comme telles ! Bon ton feu m'a réchauffée, c'est déjà pas si mal ! Gros  bisous âmie

    2
    Mercredi 11 Février 2015 à 12:37

    money   Il crépitait bien n'est-ce pas, ce feu de feuilles sèches ? Et si je ne m'étais pas levée avant le jour, je ne l'aurais pas vu... Ensuite il s'est éteint. 
       Oui, le second paragraphe est très clair, mais en même temps il montre bien pourquoi nous avons tant de mal à parvenir à l'Eveil... Que de travail de déconditionnement !! Il paraît que c'est très simple ; mais facile, c'est autre chose ! Cela demande détermination et persévérance.

    3
    Mercredi 11 Février 2015 à 16:40

    Remarquable ce texte 

     

    4
    Jeudi 12 Février 2015 à 08:33

    Beau texte...à relire

    5
    Jeudi 12 Février 2015 à 09:43

    accueillir ce qui est ? mais pas simple...

    bonne journée

    6
    Jeudi 12 Février 2015 à 10:52
    Daniel

    Voir sans projections particulières....Etre un observateur attentif. Ne mettre aucun filtre entre soi et l'objet regardé.....Que c'est difficile mais ô combien intéressant.

    7
    Vendredi 13 Février 2015 à 18:56

    Une belle lecture qui réchauffe l'âme. Bonne soirée.

    8
    Vendredi 13 Février 2015 à 21:10

    Bonne soirée, Ariaga... 



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