• Complainte

         

    Ô toi qui sanglotais dans la nuit
    À la clarté pâle de la lune
    Près du bosquet désert
    Ne pleure plus je t’en prie
    Puisque je t’aime

    La nuit nous prêtera ses filets immenses d’étoiles
    Pour que nous pêchions des bonheurs aux chemins rafraîchis
    Et l’éveil nous éblouira de rayons
    La lune n’est qu’un miroir glauque et trompeur
    Ce n’est pas elle qui te regarde
    Mais toi seule qui mires en elle ton visage en larmes
    Ne pleure plus je t’en prie
    Puisque je t’aime

    Les arbres qui frémissent
    Au vent tiède de la nuit
    Ne sont que les épaves d’un naufrage ancien
    Ils sont peuplés d’épines
    Et ne berceront jamais ton sommeil
    De leurs branches protectrices
    Car que tu marches
    Ou que tu t’allonges dans la poussière
    Toujours la nuit sera froide et hostile

    Mais si je t’aime
    Alors elle sera douce
    Alors elle s’ouvrira comme un bouquet d’odeurs
    Et nous marcherons à la limite de l’aurore
    A la limite du jour naissant
    Vers d’autres horizons
    Vers d’autres fenêtres

    Ô donne-moi ta main
    Puisque je t’ai tendu la mienne

    Pour t’emmener très loin

     

     

    main-tendue.jpg

        

     

         Poème tiré du recueil que je viens de publier, dans sa troisième partie, « La Remontée du Fleuve ».

     

     
     

  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Mai 2011 à 12:00
    sourire - allo.. allo.. c'était Crépusculine pas Clémentine.. tu as la chance d'avoir encore ta maman, la mienne n'est plus là, si tu savais comme j'aurai aimé qu'elle voit les petits jumeaux (gars et fille) de ma fille, puisqu'elle-même (ma mère)était une jumelle. Bisous Valentine


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