• Bonne nouvelle !

     

    Il n'y a pas de culpabilité, la Chute fut un accident !

     

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    "Les Béatitudes" - Toile de Philippe de Champaigne (1602-1674)


          L’Évangile est une "Bonne nouvelle" : c'est du moins le sens du mot en grec.

         Or à lire les évangiles qui nous sont proposés et à entendre les chrétiens traditionnels, la nouvelle n'est pas toujours si joyeuse qu'on le voudrait, et nous sommes plutôt confinés dans la culpabilité de voir notre Messie, Jésus-Christ, souffrir pour nous et à cause de nous. Qui plus est, on le déclare immaculé - exempt de tout péché - ainsi que sa mère, alors que le "péché" est "originel" ce qui impose déjà bien des ajustements propres à en faire douter plus d'un ; et voici que nous l'immolons, comme un "agneau sans tache" ! Ce qui finalement rappelle tant d'anciennes pratiques religieuses, que toutes cultures comparées nous finissons par douter de l'aspect "nouveau" de cette prétendue "Bonne nouvelle" !

         C'est là que d'autres sagesses nous viennent en aide... Et si la "Chute" n'était pas ce que l'on croit ? Si elle était juste un accident - chute par surprise d'esprits purs dans la matière - et non pas une dégradation, voire une punition comme on a voulu le croire - et donc une source de dépression et de culpabilité ?

         Si en purs enfants de Dieu jouant dans son Amour nous nous étions soudain laissés piéger par une sorte de "cristallisation" de l'énergie, qui se serait refermée sur nous sous forme de matière, et que terrifiés nous nous étions soudain imaginé avoir fait une "grosse" bêtise et avoir perdu Dieu à jamais ? Comme Caïn enfermé sous terre qui pense que Dieu ne le retrouvera jamais dans sa cachette ! Et qui s'il L'aperçoit par hasard sous forme d'un rayon de Soleil par un interstice, s'imagine que c'est pour le châtier que celui-ci le regarde ! Alors qu'il n'en est rien !

     

    Adam-Eve-chasses.gifAdam et Ève chassés du Paradis Terrestre selon un recueil janséniste

     

        Alors il nous faudrait déboutonner notre col, respirer un grand coup, et laisser venir à nous la Lumière - comme le voyageur de La Fontaine dans "Phébus et Borée" (Le Soleil et le Vent).

     

        Il y a tant de choses qui nous rappellent que notre vraie patrie est le Beau, le Vrai, le Grand... ! Un superbe paysage ensoleillé, une musique sublime, en particulier, dessinent une sorte de pont de lumière entre le fond de notre cœur, là où réside la Vérité de notre Etre, et cette Source inimaginable d'Amour que j'appelle volontiers "Dieu" mais qui n'a rien du Père Noël et que vous pouvez appeler comme vous voulez... Un beau tableau, une rencontre exceptionnelle, un beau texte éveillent en nous le sentiment d'être unis les uns aux autres, établissant entre nos Êtres profonds nichés au fond de nos cœurs des liens si extraordinaires de lumière, qu'ils abolissent presque nos différences et les frontières de nos corps.

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         La Lumière circule verticalement entre nous et la Source, et horizontalement entre TOUS les êtres vivants : non seulement à travers les humains, mais aussi à travers les animaux, et elle enveloppe aussi les végétaux qui n'ont pas de conscience mais participent à la Vie. Si nous nous identifions à Elle nous oublions nos corps, et en cela les animaux sont nos maîtres : parce qu'eux, le corps, ils s'en moquent ; ils ne pensent ni au lendemain, ni à la mort... Par le regard nous échangeons avec tous ceux qui nous entourent la Lumière qui nous anime. Si l'autre n'était pas là, nous ne saurions même pas que nous existons : l'autre est là pour nous l'apprendre, et donc il nous donne la vie par son regard et nous la lui rendons par notre regard... et alors où est la différence entre nous tous ?

     

     

        L'autre jour j'étais en voiture et écoutais une musique superbe sur une chaîne de radio. Le paysage qui m'enveloppait m'exaltait car le ciel était immense et lumineux. Soudain, pénétrant avec mon véhicule dans un passage plus encaissé, j'ai perdu le son de ma musique et mon autoradio s'est mis à cracher. Quel déchirement !... C'est alors que m'est venue à l'esprit cette comparaison : enfermés dans nos corps comme je l'étais dans ma voiture, nous recevons les messages d'Amour de notre Source comme on reçoit une musique dans un appareil spécialisé, c'est-à-dire de façon fragmentaire et en fonction de notre état physique, psychique et mental ; et il suffit de la moindre petite perturbation pour que nous n'entendions plus cette voix qui est pourtant pour nous la Voix même du Bonheur.

        Alors tout nous semble noir, difficile, désespérant ; il nous semble en avoir des preuves. Mais tout n'est en fait que le fruit des Ténèbres ; or les Ténèbres N'EXISTENT PAS !! Elle ne sont que la résultante de l'ABSENCE de Lumière ! Seule existe LA LUMIÈRE !!

     

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    Tableau d'Alfred Soord pour "La brebis égarée"


          Il faut donc reprendre confiance. Comme la Brebis égarée nous sommes peut-être tombés dans un ravin, mais de même que le berger n'abandonne pas sa bête, de même que la musique continue toujours d'être émise lorsque je ne la perçois plus, de même ce Père infiniment bon que nous pensons avoir perdu continue inlassablement de venir nous rechercher, et seule notre angoisse nous empêche de le percevoir.

     

        C'est du moins le message véritable de Jésus, au-delà des dogmes que l'on a développés autour de lui. Et en tous temps, à toutes les époques il y a eu des personnes pour l'enseigner... Le Bouddha ; Platon ; le philosophe Pascal... de vrais mystiques qui n'érigent pas de dogmes religieux mais tentent d'expliquer leur ressenti. Dire qu'aujourd'hui nous sommes "plus avancés" qu'autrefois est une bêtise : au-delà des apparences l'être humain est toujours le même, et si l'on considère que le temps et l'espace sont les deux dimensions de la cage dans laquelle nous sommes piégés, il est facile de voir que si on enlève le temps, à quoi peut-il bien servir de parler "d'évolution" ?!

     

        D'où la conclusion du livre de Gary Renard : "Et l'univers disparaîtra", malheureusement déjà épuisé, mais relayé par celui qui lui fait suite pour le compléter et le préciser, "Notre réalité immortelle". Si on nous enlevait brusquement l'univers, c'est-à-dire ce voile qui brouille nos yeux et qui nous enveloppe complètement, nous serions perdus et tremblants comme des enfants qu'on a sortis brusquement de l'eau. C'est pourquoi cela se fait tout doucement, sans brusquerie, par des appels de plus en plus pressants...

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    Égypte - Le Mont Sinaï   

       

     

  • Commentaires

    1
    Vendredi 16 Mars 2012 à 12:00
    lire l'évangile est pour moi un bain de fraîcheur et d'amour, toujours renouvelé. Bises


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