• Anacréon : chanson à boire

     

    Puisque vous avez aimé l'Amour Mouillé, voici un autre poème d'Anacréon, une "chanson à boire", thème très prisé à l'époque (mais je pense aussi qu'Anacréon était un "chaud lapin" tout de même...)

    Je l'ai traduit à la même époque, mais j'ai eu beaucoup plus de mal. Vous vous en rendrez compte...
    J'y ai ajouté un petit topo sur l'auteur.
       
     

    Vase grec représentant des convives lors d'un banquet, avec une joueuse de flûte double.

     
        Anacréon, poète grec du VIe siècle avant Jésus-Christ, serait né à Téos, en Asie Mineure, d'un père lui-même déjà poète. En cette grande époque du lyrisme, qui voit s'épanouir au Moyen-Orient une civilisation riche et raffinée, il se fait le chantre des banquets, du vin et de l'amour facile. N'oublions pas que le dieu du vin est Dionysos, et que l'"ivresse" qu'il communique s'apparente à l'inspiration poétique aux yeux des anciens. Le terme de "poésie lyrique" lui-même provient du nom de la "lyre", l'instrument avec lequel s'accompagnaient les artistes, qui chantaient toujours leurs oeuvres, gaiement rythmées et soutenues par les petites flûtes et les tambourins. Le rythme affectionné par Anacréon était le rythme iambique, un rythme à trois temps particulièrement entraînant avec l'accent sur le 2e temps.

        Sa poésie devint si célèbre que les poètes latins, puis de la renaissance française s'en inspirèrent (par exemple, Ronsard).

     

     

    Je veux chanter ici le doux et gent Amour
    Aux diadèmes fleuris ; car des dieux il est maître
    Et des mortels nés ou à naître.

    Esclave, apporte l’eau, le vin et les fleurs, cours,
    Pour que je rivalise avec le bel Amour !

    Va, esclave, je veux boire à en perdre haleine !
    Prends dix mesures d’eau, cinq de vin et, bien pleine,
    Donne la coupe d’or : célébrons Dionysos.

    Va, et buvons sans cris, sans tapage et ivresse,
    Avec modération ; chantons notre allégresse
    Avec nos hymnes les plus beaux !

    Je n’aime pas celui qui, en buvant, rappelle
    La guerre triste et les morts tant pleurés ;
    Chantons les Muses, nous, Aphrodite si belle,
    La vie heureuse et le plaisir d’aimer !

    Traduction de Martine Maillard
     

    Tous droits réservés.

     

  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Juillet 2009 à 12:00
    Un hymne à la vie.. j'aime.. bisousclem


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