• A l'école des fleurs

     
     

    A l'école des fleurs

     

    La ville d'Issoudun fait sa toilette d'automne...
    Sous des douches insistantes,
    Agrémentées d'un soleil mouillé,
    Elle s'habille de chrysanthèmes
    (Toussaint oblige !) :

    N'a-t-elle pas quatre fleurs à honorer ?

     

    A l'école des fleurs


    Le maître jardinier, quand le temps le permet
    Et même sous la pluie,
    Fait la leçon aux arbres
    Qui restent dans le fond, intimidés
    Par les jolis pupitres,
    Les chaises d'écolier...
    Ils ont trop peur d'avoir l'air bête,
    Les pauvres,
    Alors qu'ils sont de marbre
    Dans leur costume d'arbres !

     

    A l'école des fleurs



    De vieilles carrioles, nous en avons ici,
    Même pleines de paille ;
    Et des râteaux à foin, nous en avons aussi,
    Nul besoin de chercher...


    A l'école des fleurs



    Puis vous avez un puits
    Haut derrière les choux ;
    Mais quand l'eau tombe seule,
    Pourquoi se fatiguer ?
    Y a qu'à aller au lit,
    Parmi les choux aussi...


    A l'école des fleurs



    À lit nuptial,
    Bouquet royal
    Pour le mariage du pote Hiron,
    Gentil luron
    Avec la courge Rousse
    Belle frimousse !
    À Issoudun,
    Pour la Toussaint,
    On leur fait un tapis
    De cailloux gris.
     
     
     

  • Commentaires

    1
    Mardi 24 Octobre 2006 à 12:00
    I, (Soudain) ! « pourpres, sang craché, rire des lèvres bellesDans la colère ou les ivresses pénitentes « .Et du haut de la tour blanche, le fantôme de Richard sourit de voir cette cité plus fleurie que le cœur de Marie.


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