•        Voici une petite  histoire, qui fait suite à celle que j'ai évoquée hier.

     

               Robert était un enfant contemplatif. Toujours souriant et heureux, il gardait le regard constamment tourné vers le ciel, comme émerveillé.

          Lorsqu'il avait un an, ce qu'il aimait surtout, c'est quand sa maman l'emmenait en promenade. Très coquette, celle-ci aimait être fière de son petit garçon ; elle l'habillait donc proprement, l'asseyait dans sa poussette, et lui mettait une petite fleur dans la main. Puis elle s'en allait faire le tour du village pour que tous puissent l'admirer avec son bel enfant.

            Robert, conscient de l'importance de sa tenue pour sa maman, ne bougeait pas un instant. Au retour, parfaitement immobile et souriant, il avait toujours sa fleur à la main.


     Photo tirée du net

     

        Cette histoire vraie représente à mes yeux une parabole.

           La maman, c'est la Source de Tout ce qui est. 

           L'enfant, c'est nous.

           La poussette, c'est notre incarnation présente.

           La promenade, c'est la vie que nous menons actuellement.

            Nous devons être conscient que nous ne faisons rien d'autre que d'être conduits en promenade par notre Mère qui est à l'origine de ce que nous sommes. Rien de ce qui semble se produire n'est autre que Sa Volonté.

         Notre seule tâche consiste à conserver le souvenir d'Elle grâce à la fleur qu'elle nous a donnée. Mais même si nous perdons la fleur, quelle importance ? Puisqu'à la fin de la promenade, de toutes façons, c'est sur Son Cœur que nous retournerons... 

     

     


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  •  
    Hier, comme je remarquais :

    «  Avoir la Foi, c'est marcher les yeux fermés. »

       Voici ce qu'on me répondit :

    «  Non ! Les yeux ouverts ! »

    J'avoue que j'écarquillai les yeux et ouvris grand la bouche pour m'exclamer :

    «  Alors là c'est très fort... ! Encore trop fort pour moi !! »

     

    La Foi
    Tarot d'Osho (Zen) - Le Mat (="le Fou" des tarots classiques)

     

          En effet, il ne s'agit pas d'ouvrir les yeux pour chercher avidement des solutions, dans cette attente perpétuelle qui vous rend hermétique au monde : le contraire même de la Foi... !

             Mais de les ouvrir pour recevoir, tel un réceptacle vide, toute la beauté des choses, dans un oubli total de ses propres préoccupations.

      En effet Jésus ne rappelle-t-il pas dans l’Évangile de Matthieu (22, 44) ces paroles du Psaume 110 :

    Le Seigneur a dit à mon Seigneur : « Siège à ma droite,
    Jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis l'escabeau de tes pieds ... » ?

      Et que peuvent bien être les "ennemis", sinon les pensées parasites, préoccupations mesquines et personnelles qui nous empêchent de jouir de la Beauté de Dieu ?

      Alors qu'en leur absence voici ce qu'il nous reste :

    «  Moi, dans la justice, je contemplerai Ta face,
    au réveil je me rassasierai de Ton image. »1

     

        Encore faut-il avoir les yeux ouverts... et s'être éveillé au Silence intérieur.

     

    _____________________

    Psaume 17, fin.

     


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  •     Pour trouver « Dieu », il faut sortir de chez soi, parcourir le monde entier, fouiller jusqu'aux confins de l'Univers, à la sueur de son front et dans la détresse de ses membres, jusqu'à l'épuisement de son souffle.

          Puis rentrer chez soi et Le trouver dans un grain de poussière au creux de sa maison.

         Mais si l'on n'était pas sorti et n'avait pas accompli tout ce périple, jamais la Pépite n'aurait apparu.

     

      *   *   *

     

    Bouddha

     

     

            Je - l'Univers - suis une fleur qui s'ouvre lentement.

           Mais d'où provient-Elle ? Comment s'ouvre-t-Elle ?

     

     

     


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  •  

    Pleine Lune - Image Le Monde



           Cette nuit, ou plus exactement demain à 2h moins le quart du matin, la lune fera face, depuis la constellation du Lion, au Soleil dans le Verseau.

        Pour ceux qui profiteraient d'un ciel dégagé, ce sera l'occasion de l'avoir toute belle et toute souriante, comme on l'aime, avec une nuit bien claire et la promesse, le soleil étant dans le Verseau, que les jours vont se remettre à allonger et que la trajectoire des luminaires va s'élever au-dessus de nos têtes.

           Mais pour ceux qui, comme moi, s'accrochent à leur bâton de pèlerin et regardent les cailloux sous leurs pieds, ce sera une petite borne sur la route, un clin d’œil permettant une réflexion toujours bienvenue à un mental friand d'activités propres à activer sa petite roue dentée...

     

         En effet, comme je l'ai déjà expliqué, les Pleines Lunes permettent d'observer l'énergie exprimée par le signe du Soleil, la lune en miroir dans le signe opposé permettant d'évaluer le travail effectué et la distance demeurant à parcourir pour permettre le déploiement parfait de cette énergie.

          À l'origine, le soleil représente le moi, et la lune la matrice inconsciente dont il se dégage pour s'exprimer pleinement ; cependant le soleil est aussi en quelque sorte le canal par lequel s'exprime la Source de toute Conscience, depuis Sa Nature Universelle jusqu'à sa représentation particulière, et on peut travailler sur lui à tout niveau de réalisation.

     

    Johfra - Le Verseau

     

           Pour cette circonstance et en ce qui concerne le travail sur soi, je retiendrai essentiellement ces mots-clés du Verseau, en analogie avec sa planète maîtresse Uranus :

    ESPACE
    OUVERTURE
    LIBERTÉ

     

          En analogie avec les jambes, le Verseau permet d'avancer, voire de courir ou de sauter ; et en opposition avec le Lion qui se rapporte au cœur et, par la suprématie du Soleil en tant qu'astre, à la volonté personnelle (on pense bien sûr au Roi Soleil et à sa monarchie autoritaire), il implique le détachement du matériel, l'arrachement à tout ce qui est passéiste (c'est aussi le signe du futur) pour s'élancer vers le "jamais vu", l'inouï, l'inconcevable !

          C'est donc le moment de méditer sur l'ouverture, sur la vacuité, sur l'immensité de l'espace, en vidant notre tête de toutes ses pensées habituelles (désirs, regrets, aspirations, rancœurs, attachements, jugements, réprobations, etc...) pour faire un grand nettoyage du personnel et tenter de se projeter dans l'impersonnel.

          Évidemment, faire cet exercice lors d'une unique méditation limitée dans le temps sera de peu d'utilité ; mais prendre conscience que ce travail est en train de s'effectuer en nous de lui-même par le jeu des énergies mises en place et ce, en permanence et pour peut-être tout le mois qui vient (jusqu'à la prochaine pleine lune !), et coopérer de tout notre être avec lui en nous le rappelant minute après minute, nous associer pleinement à ce travail à tout instant de notre vie et quoi que nous fassions, voilà qui pourra s'avérer positif et payant.

    Liberté

     

         En effet, Ramesh Balsekar ne cesse de rappeler dans le livre que je lis actuellement ("Laisser la vie être", éd. Le Relié poche) que rien de ce que nous faisons ne vient de nous... Nous sommes juste les agents d'une Force qui nous dépasse infiniment, qu'il appelle souvent la Source (ou la Conscience) et que nous chrétiens aimons à nommer Dieu. Mieux : il affirme, en accord dit-il avec certains neurochirurgiens actuels, que notre cerveau répond à une "programmation" qui précède la conscience que nous en prenons, l'influx étant d'après les études des spécialistes perceptible au niveau cérébral avant la décision que nous prétendons adopter.

    « Ma thèse est que l'ego effectue son choix en fonction de la programmation.
    (...)
          Il y a donc l'ADN, ou les gènes, sur lesquels vous n'avez aucun pouvoir de choix, plus le conditionnement par les facteurs de l'environnement sur lesquels vous n'avez pas eu plus de choix.
    (...)
        Ce choix que vous opérez, examinez bien s'il s'agit réellement de "votre" choix, ou s'il ne fait simplement que survenir.
    (...)
          Vous pouvez faire tout ce que bon vous semble, mais ce que vous avez envie de faire est exactement ce que Dieu souhaite que vous vouliez faire à cet instant précis dans ces circonstances données.
    (...)
          C'est la conclusion à laquelle doit parvenir l'ego : cette impression de liberté, prédominante pour lui pendant tant d'années, est dénuée de fondement et sans aucune utilité. »

    (Laisser la vie être, p. 84 à 87)

    Conducteur de véhicule

     

           Ceci concernant l'ego, illusoire petit moteur d'un corps-mental considéré séparément du Tout - et donc associé à l'affirmation personnelle présente dans le signe du "Lion".

               Mais si nous nous plaçons au niveau du Verseau, de l'Ouverture à l'infini et à la Source de Tout ce qui Est, alors la liberté devient totale ! En effet, nous sommes libres de toute implication, de toute responsabilité dans ce qui se produit - quelles qu'en soient les conséquences, que nous acceptons comme de simples faits qui surgissent.

    «  Pour en avoir fait l'expérience, vous savez que l'implication est ce qui cause la souffrance : pas d'implication, pas de souffrance.
    (...)
         Et qui s'implique ? C'est l'ego. La sensation de libération est celle d'une libération de l'emprise de l'ego. Et l'ego, c'est le sentiment d'un agir personnel, le sentiment d'être celui qui agit de façon délibérée. La libération, en fin de compte, c'est la libération du sentiment d'un agir personnel - une libération qui vise à la fois ce corps-mental-ci et tous les autres. »

    (Laisser la vie être, p.80-81 ;
    les passages en italique le sont dans le texte)

     

          En effet, si "je" ne suis pas l'auteur véritable de mes actes, c'est aussi le cas de tout individu que je suis amené à rencontrer, d'où les célèbres paroles de Jésus :

    - "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font".

        Sous cette vision radicale, le "père" appelé à pardonner est le propre ego de Jésus qui doit faire taire en lui tout sentiment de haine ou de rancune, sachant que ce qui se produit est le simple résultat d'une programmation initiale, et qu'aucun personnage aperçu dans cette histoire n'est en rien responsable de quoi que ce soit.

          Quand on atteint à l'acceptation parfaite que tout ce qui se produit est voulu et inévitable, apparaît une paix merveilleuse qui n'est qu'un autre aspect de cette liberté ou béatitude, et dépasse même l'énergie du Verseau.

     

    Voie lactée reconstituée - Image Science et avenirs

     

              Cependant pour être fidèle aux déclarations de Ramesh Balsekar, toutes ces considérations étant ce que je ressens, si vous ressentez quelque chose de totalement différent, surtout écoutez-vous, et n'accordez aucune foi à mes propos...

     

     


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  •      Je voudrais aujourd'hui partager avec vous une découverte musicale que je viens de faire. 

         Il s'agit de l'interprétation du Prologue de l’Évangile de Saint-Jean par Théophile de Wallensbourg. 

     

           Une audition musicale est un excellent support de méditation, surtout lorsqu'elle a été conçue dans ce but comme c'est le cas ici, c'est-à-dire lorsqu'elle s'ajuste aux versets avec clarté et de façon linéaire, sans fioriture inutile mais en soulignant simplement ce qui doit l'être.

         L'auteur a choisi d'utiliser la version latine du texte, sans doute par fidélité à la tradition catholique plus usitée dans la musique occidentale, et il s'est s'arrêté au verset n°14 : "Et Verbum caro factum est" ("et le Verbe s'est fait chair"), qu'il a conservé comme titre de son oeuvre - une commande de Christophe Chauvet, directeur des chœurs et de l'orchestre de chambre de Senlis.

          Je joins donc sous cette vidéo pour l'usage de ceux d'entre vous qui voudront bien écouter l'oeuvre, le texte correspondant avec sa traduction française telle que je la conçois... J'ai mis entre crochets un passage qui, semble-t-il, est omis dans cette interprétation musicale.

       Vous trouverez à cette page une traduction officielle directement issue du latin, mais je précise que j'ai préféré m'inspirer du texte grec et de l'éclairage qu'en donne le site "spiritualité orthodoxe" (descendez la page mise en lien pour trouver les commentaires, puis le texte du prologue avec la traduction du grec expliquée).

     

      

    1. In principio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum.

      - Dans le principe originel était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu. 

    2. Hoc erat in principio apud Deum. 

      - Il était dans le principe originel tourné vers Dieu. 

    3. Omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihil quod factum est. 

      - Tout fut par lui et rien de ce qui fut ne fut sans lui.

    4. In ipso vita erat et vita erat lux hominum. 

      - En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. 

    5. Et lux in tenebris lucet et tenebrae eam non comprehenderunt.

      - Et la lumière brille dans l'obscurité et l'obscurité ne s'en est pas emparée.

    6. Fuit homo missus a Deo cui nomen erat Iohannes. 

      - Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean.

    7. Hic venit in testimonium ut testimonium perhiberet de lumine ut omnes crederent per illum. 

      - Il vint en témoin pour rendre témoignage de la lumière afin que tous croient par lui.

    8. Non erat ille lux sed ut testimonium perhiberet de lumine. 

      - Il n'était pas la lumière mais c’était pour rendre témoignage de la lumière. 

    9. Erat lux vera quae illuminat omnem hominem venientem in mundum. 

      - Cette lumière était la véritable, celle qui illumine totalement l’homme arrivant dans le monde. 

    10. In mundo erat et mundus per ipsum factus est [et mundus eum non cognovit.] 

      - Il était dans le monde et le monde était advenu par lui [et le monde ne l'a pas connu.] 

    11. In propria venit et sui eum non receperunt. 

      - Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. 

    12. Quotquot autem receperunt eum dedit eis potestatem filios Dei fieri his qui credunt in nomine eius, 

      - Mais à ceux qui l'ont reçu il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, ceux qui croient en son nom, 

    13. Qui non ex sanguinibus neque ex voluntate carnis neque ex voluntate viri sed ex Deo nati sunt. 

      - Qui ne sont pas nés du sang ni d'un vouloir de chair ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.

    14. Et Verbum caro factum est et habitavit in nobis et vidimus gloriam eius, gloriam quasi unigeniti a Patre, plenum gratiae et veritatis. 

      - Et le Verbe s'est fait chair et il a fait en nous sa demeure et nous avons vu son rayonnement, rayonnement qu’il doit à son Père comme Unique-Enfant, rempli de grâce et de vérité. 

     

    Shiva



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