•      La Voie vers la Réalisation de Soi est comme un torrent qui tombe subitement dans votre vie, à vos pieds. À la fois Source et Lumière, ouverte sur l'infini, elle scintille comme un miracle.

         Mais peu à peu vous comprenez qu'elle a toujours été présente à vos yeux, à peine perceptible, sous la forme d'une petite cascade vers laquelle parfois vous aspiriez sans jamais parvenir vraiment à la saisir.



    La Voie

    La Voie
    La Voix

         

          Elle coule alors à vos pieds, sans que vous sachiez si c'est un Chemin à suivre ou un Appel à écouter, une Lumière à percevoir ou une Nourriture à absorber, tant elle est tout à la fois...

        Et tout le reste devient noir et sans saveur.

     

     


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  •     Ayant entamé, sous la direction de Phène et de son Maître Shri Ranjit Maharaj, (lui-même disciple avec Shri Nisargadatta Maharaj de Shri Siddharameshwar Maharaj) un travail sur moi-même pour trouver la réalité cachée sous les masses de mensonges dans lesquels nous sommes plongés, j'ai rencontré Saint-Jean de la Croix.

         En effet, toute doctrine destinée à enseigner la Vérité est forcément unique et identique sous toutes les formes rencontrées. Les différences entre les religions ne viennent que du fait qu'elles sont imparfaites et ne constituent que des approches de la Vérité. 



    Le Christ de Chartres

     

               Tous les Saints, qu'ils soient orientaux ou occidentaux, chrétiens, soufis ou hindouistes, reconnaissent que la Réalisation parfaite consiste dans l'union avec le Divin, jusqu'à la totale disparition du monde extérieur considéré comme privé d'existence propre. Dieu, ou plutôt l'Absolu (on dit aussi le Soi) est en tout et partout ; hors de Lui il n'est rien.

          Pour atteindre cette perfection, cette union, il existe bien sûr des méthodes, et Jean de la Croix en donne, dans ses ouvrages comme la célèbre "Montée au Carmel".

        Je voudrais vous en citer ici un passage tiré du chapitre XI, évoquant la maîtrise que l'aspirant doit impérativement acquérir sur lui-même. Il n'y a pas de mystère : si l'on veut donner au Divin toute la place, il  faut soi-même s'appliquer à disparaître totalement. Gommer toutes ses habitudes, toutes ses tendances, s'abstenir de toute dépendance et détruire tout attachement. Même les plus petits, sur lesquels il insiste ici. 

     

       «  Ces imperfections habituelles sont, par exemple, la coutume de parler beaucoup, une petite attache dont on ne veut jamais se défaire à un objet quelconque, une personne, un vêtement, un livre, une cellule, tel genre de nourriture, certains petits entretiens, certains petits désirs de chercher de la sensualité, de savoir, d'entendre, ou choses semblables.

         Une seule de ces imperfections, si l'âme y est attachée ou en a l'habitude, lui cause autant de dommage pour son avancement et son progrès dans la vertu que si elle tombait chaque jour dans une foule d'imperfections et de péchés véniels, qui ne procéderaient pas de l'habitude d'une passion vicieuse. Elles lui sont moins nuisibles que ses attaches à un objet quelconque. Tant qu'elles les aura, elle ne pourra, si petite que soit l'imperfection, réaliser de progrès.

         Qu'importe que l'oiseau soit retenu par un fil léger ou une corde ? Le fil qui le retient a beau être léger, l'oiseau y reste attaché comme à la corde, et tant qu'il ne l'aura pas rompu, il ne pourra voler. Sans doute ce fil léger est plus facile à rompre ; mais si facile à rompre que soit ce fil, l'oiseau ne peut, tant qu'il ne l'a pas rompu, prendre son essor.

        Ainsi en est-il de l'âme qui est attachée à un objet quelconque. Quelle que soit sa vertu, elle n'arrivera pas à la liberté de l'union divine. Nos tendances et nos attaches ont la même propriété que la remora possède, dit-on, sur le navire : bien que ce soit un poisson très petit, s'il parvient à s'attacher au navire, il l'arrête et l'empêche de naviguer et d'arriver au port. C'est une pitié de voir certaines âmes ; elles sont comme de riches navires, chargées de bonnes œuvres et d'exercices spirituels, de vertus et de faveurs divines, mais elles n'ont pas le courage d'en finir avec un petit attrait, une légère attache ou affection, ce qui est tout un ; aussi ne progresseront-elles pas ; elles n'arriveront pas au port de la perfection. Et cependant que leur fallait-il pour cela ? Il suffisait d'un bon coup d'aile pour achever de rompre le fil d'attache ou enlever cette remora à leurs tendances.

         Dieu les a déjà aidées à briser d'autres liens beaucoup plus forts des affections qu'elles portaient au péché et aux vanités. Aussi est-il vraiment déplorable de voir que pour une attache à un enfantillage que Dieu leur a laissé à vaincre par amour pour lui et qui n'est qu'un simple fil, un léger duvet, elles cessent d'avancer et n'arriveront jamais à ce bien incomparable de l'union avec Dieu.

          Il y a pire encore. Non seulement elles n'avancent pas, mais cette attache les fait aller à reculons, elles perdent ce qu'elles avaient acquis durant tant de temps et au prix des plus grandes fatigues. C'est une vérité bien connue : si l'on n'avance pas dans ce chemin spirituel en remportant des victoires, on recule ; si l'on ne gagne pas, on perd.

        C'est ce que Notre-Seigneur a voulu nous signifier quand il a dit : « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi (Mat. XII, 30). » 

     

         Ce texte me paraît très puissant car il est facile de s'enfoncer dans la "bonne conscience" et de s'imaginer que les efforts que l'on a accomplis sont suffisants. Tout travail entrepris, s'il n'est pas mené jusqu'à son terme, est une voie de garage qui s'achève tôt ou tard dans la régression et l'amertume.

         Par contre tenter l'entreprise sans la direction d'un être l'ayant déjà effectuée et maîtrisée est folie.

         Heureusement, ce monde étant le pur miroir de nous-même, au moment où vous désirez réellement vous engager dans la quête de l'essentiel, le guide nécessaire apparaît...  

          Gloire à jamais à la Lumière des Lumières !

     

        


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    Conifères à demi morts

     

     

    Mes pensées sont des cathédrales de Silence
    Leur transparence inonde l’univers de Clarté

    Mais de ces troncs séchés ne reste que l’absence
    Cadavres habillés d’une vie illusoire
    Ils tombent devant moi et je m’assieds sur eux

     

     


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  •      Voici un extrait d'un livre de François Bauer, que j'ai connu par un blog aujourd'hui supprimé : le Vrai Pardon, publié en 2010 aux éditions l'Arbre Fleuri.

    (Réédition d'un article publié sur mon précédent blog en avril 2012)

     

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    Illustration empruntée à Whitney, dont vous pouvez lire le très bel article ici.

     

         Nous sommes en conflit perpétuel, car nous sommes terrifiés par ce monde, où il semble que l'attaque est la meilleure défense. Tant que nous ne percevrons pas l'autre comme notre égal en tout point, il y aura conflit. Mais ceci n'est possible que si notre perception devient juste, et seul l'Esprit-Saint est à même de guider nos pensées et nos actes de façon à corriger ce que l'ego a construit pour se maintenir. En fait, quand on parle de choix entre la peur et l'Amour, cela revient à dire que nous pouvons choisir de penser selon l'ego ou selon la part restée intacte en nous. Les pensées de l'ego jugent et divisent, l'Esprit-Saint, lui, aime et unifie.

         Le corps ne peut penser par lui-même, c'est l'esprit qui pense à travers lui. Lorsque nous jugeons, et nous le faisons à chaque instant, c'est l'esprit de l'ego qui  projette sur les autres ce que nous rejetons en nous-mêmes. Il est obligé de le faire, c'est le moyen de conserver sa suprématie et de diviser, séparer toujours plus. Lorsque nos yeux se posent sur un objet ou une personne, automatiquement, il y a un jugement qui vient à notre esprit. « Ceci, ou cela, c'est vraiment moche, ou moi j'aurais fait différemment, ou qu'est-ce qu'elle est grosse, belle ou mal élevée ». Il y a toujours un jugement de valeur, de comparaison ou de compétition qui nous pousse à nous affirmer aux dépens des autres ou à nous culpabiliser. Chaque rencontre est un moyen de Pardon, une possibilité de défaire l'ego. Nous passons souvent à côté en choisissant de croire en cette réalité et d'attaquer ou éventuellement de pardonner, mais en faisant peser le poids de la culpabilité sur l'autre. Ceci n'est pas le Vrai Pardon.

         L'Esprit-Saint ne voit que la réalité de Dieu, et ses enfants tels qu'ils sont et ont toujours été, Purs, Immortels et Parfaits, même s'ils se sont endormis et rêvent d'une réalité où ils viennent s'amoindrir et mourir. L'Esprit-Saint nous permet d'avoir une perception juste de cette réalité sans vraie consistance, afin de parvenir au véritable Pardon. Celui-ci libère toute la culpabilité et les peurs engendrées par l'idée de séparation avec Dieu. Lorsque les conflits éclatent dans notre vie, si nous pouvions nous rappeler que nous les avons mis en scène pour nous pardonner, nos actes prendraient une tout autre tournure, et l'ego perdrait sa force d'attraction sur nous. Nous cesserions le combat, en prenant de plus en plus conscience de notre être, sachant que nous sommes Un dans le Soi de Dieu  depuis toujours et à jamais.

    François Bauer, le Vrai Pardon

     

    Boudha69.jpgVoir ici, le Metta Sûtra

     

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    Image Divine revel'essence modifiée

     

     

    Adam au Paradis ne touche pas la Pomme
    Ni ne prononce Mot


    Il n’est plus que Présence
    Pure


    Présence sans présence
    Dans l’Infini du Père
    Dissoute


    Absence
    Pure


    Christ
    Au Cœur de l’Esprit

     

     

     


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