•       Ce matin, j'ai vu le soleil poindre au sud-est pour la première fois depuis bien longtemps... 

     

    Lever de soleil en hiver 

         
        Les arbres sont entièrement dépouillés et le pigeon habitué des lieux y est encore perché.

     

    Une belle journée d'hiver

     
        Quelques minutes plus tard, plus de pigeon et grand soleil !

    Une belle journée d'hiver


       Je suis allée faire un tour dans la campagne. 

    Une belle journée d'hiver

     
         À mon retour m'attendait une jolie vue sur l'église Saint-Cyr (à gauche), le beffroi (juste devant elle) et la Tour Blanche (à droite)... d'Issoudun bien sûr. L'ennui, c'étaient tous ces vieux poteaux électriques qui, sur cette vieille route très peu empruntée, n'avaient jamais été enlevés encore.

    Une belle journée d'hiver

     
         Chez moi, côté sud, fleurissait encore cette superbe rose... 

     

     


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    Avez-vous vu Celui que j’aime ?
    L'avez-vous vu  ! *

     

    Sa Splendeur passe l’imaginable,
    Et Il n’a pas de corps.

     

     

     


    * Gabriele D'Annunzio, Le Martyre de Saint Sébastien
    Voir ici.


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        La vulnérabilité, voici une qualité qu'il me paraît essentiel de posséder pour évoluer vers plus d'ouverture et de réceptivité. En effet, son contraire est la fermeture, l'inaptitude à se laisser toucher. 

         Il me semblait bien en avoir entendu parler dans les tarots dédiés au développement spirituel, mais lorsque je l'ai cherchée je ne le trouvai ni chez Pierre Lassalle (Le Tarot de l'Individualisationtrente clés pour l'éveil spirituel, éditions De Mortagne, 1992) ni chez Osho dans le Tarot Zen (éditions du Gange, 1995) : ce dernier lui préférait la toute simple "réceptivité" qui pourtant ne correspondait pas à mon ressenti. Par contre dans son premier tarot, le Tarot de Rajneesh publié au Voyage Intérieur en 1991 il y avait bien une carte "la vulnérabilité" mais qui ne me convainquit pas non plus...

     

    Rajneesh-La Vulnérabilité

     

          Elle représente un disciple à ce point vulnérable à l'autorité de son maître que celui-ci a pu le tuer d'un coup de bâton un jour qu'il s'était laissé distraire. Le cas nous paraît excessif, encore que l'on puisse toujours supposer qu'il s'agisse d'une mort de l'ego seulement, mais ce n'est pas ce que sous-entend Rajneesh. Ce qu'indiquait celui-ci, c'est simplement que le disciple avait d'avance accepté que le maître fasse de lui ce qu'il veut, quitte à le tuer. Nous ressentons alors une sorte d'"abus de pouvoir" de la part de celui qui se prétend "maître" et ce n'est pas le sens que je donnerais spontanément au mot vulnérabilité...

        Cependant ce m'est l'occasion de citer un autre passage de l'oeuvre de Rajneesh qui me paraît fort intéressant.

    Rajneesh- Mon Chemin

     
       Dans le livre "Mon chemin, le chemin des nuages blancs" paru aux éditions Le Voyage Intérieur en 1988 et constitué de quinze matinées durant lesquelles il répond à chaque fois à une question différente, je trouve cette question : "Dois-je trouver mon ego avant de le perdre ?" à laquelle la réponse vaut vraiment que l'on s'y arrête. Voici ce que dit Osho :

    «  Avant de pouvoir le perdre, vous devez aller au bout de votre ego. Seul le fruit mûr tombe sur le sol. Tout est dans la maturité. Votre ego non arrivé à maturité ne peut être abandonné, ne peut être détruit. Et si vous luttez contre un ego qui n'est pas mûr, pour le détruire et le faire disparaître, tout ce travail se soldera par un échec. Et plutôt que de le détruire, vous le retrouverez plus fort dans de nouveaux tours subtils.
        C'est là une chose fondamentale à bien comprendre : l'ego doit être arrivé au sommet, il doit être solide*. Il doit avoir atteint une plénitude - ce n'est qu'alors que vous pouvez le dissoudre. Un ego faible ne peut être dissout. (...)

       En Orient, toutes les religions prêchent l'état sans ego. (...) Cette attitude d'opposition fait que l'ego ne devient jamais fort, il n'arrive jamais au degré de plénitude où il peut être abandonné. (...) C'est pourquoi il est très difficile en orient de dissoudre l'ego : c'est presque impossible.

         A l'Ouest, toute la tradition occidentale (...) persuade les gens d'avoir de solides egos. Comment survivre en effet si vous n'avez pas un ego fort ? (...) Il est très facile en occident de dissoudre l'ego. En effet, lorsqu'un chercheur occidental arrive à comprendre que le problème, c'est l'ego, il peut le faire disparaître facilement - plus facilement que n'importe quel chercheur oriental. »

     

          Cet exposé encourageant permet aussi de comprendre que la carte évoquée ci-dessus s'appliquait à un disciple de type oriental... Et qu'en fréquentant davantage les occidentaux Osho a modifié sa manière de voir. En effet dans le Tarot Zen il a intégré une carte qu'il intitule L'isolement, mais qui correspond à ce que j'appelle, moi, développer la vulnérabilité.

     

    Zen - L'isolement

     

        Les couleurs intégrées au diamant qui contient le numéro de l'arcane correspondent aux quatre éléments, et ici nous trouvons avec le gris l'élément "Air" en analogie avec l'univers mental. En voici la description :

    «  Tout le monde se dit, un jour ou l'autre, que la seule façon de survivre est de bâillonner ses sentiments et ses émotions afin de ne plus être meurtri. Si la douleur est particulièrement profonde, nous essayons même de l'éliminer de notre conscience. 
         Pour cela, il faut que nous nous fermions comme un bastion et devenions une sorte de bloc de glace, car secrètement nous savons que la moindre ouverture libérera la douleur et nous plongera de nouveau dans la souffrance. 
         Les larmes multicolores du personnage de cette carte indiquent comment échapper à cette claustration affective. Seules les larmes ont le pouvoir de faire fondre la glace psychique. Il est naturel de pleurer et cela n'a rien de honteux. Pleurer nous aide à évacuer la douleur, nous permet d'être gentil avec nous-même et en définitive contribue à notre guérison. »

     

         C'est cela pour moi la vulnérabilité : accepter d'être touché, d'être blessé, pour rester souple et ouvert. Ne pas s'enfermer dans une armure. Les larmes apportent la compréhension non seulement pour soi-même, mais aussi pour les autres auxquels on devient plus réceptif, avec lesquels on se montre plus tolérant.

         Être vulnérable est la qualité première de toute personne se disant adulte et mature, elle ouvre aussi à la véritable innocence, qui consiste à être incapable de nuire.

         Ceci me rappelle irrésistiblement cette phrase des Béatitudes (Matthieu 5, 4) :

    «  Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. »

        Un peu de musique pour terminer, cet extrait (la fin) de la 3e Béatitude, tiré de l'Oratorio de César Franck (Les Béatitudes, Orchestre Radio-Symphonique de Stuttgart dirigé par Helmuth Rilling).

          Les larmes ouvrent le cœur... 

     


      *   Dans Je ne parle que de vous aux éditions des deux Océans (2014) Shri Ranjit Maharaj semble de cet avis lorsqu'il affirme : « Soyez sans peur et rugissez comme un tigre, ne soyez pas une petite souris qui fuit toujours ici et là ! »

     


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  •    Ce matin, malgré le froid, j'ai eu la surprise de trouver encore un champignon dans mon jardin (dans un endroit abrité) ! 


    Quelques images

       
        Samedi, j'ai pris deux clichés dans Paris ensoleillé :

            Tout d'abord cette amusante passerelle, présente aussi à l'étage inférieur, entre deux arrières d'immeubles dans le Marais.

    Hôtel du Marais

     
        Ensuite ce superbe lutrin en l'église Saint-Gervais qui me rappelle tant de souvenirs (que de fois suis-je venue là entre 1977 et 1980 !) où j'ai eu la chance de pénétrer tandis que l'orgue jouait... du Couperin, sans nul doute ! (On sait en effet que ce musicien du XVIIe siècle fut titulaire de l'orgue de cette église).

    Saint-Gervais à Paris -lutrin

     
           C'était l'adoration du Saint-Sacrement.

    Saint-Sacrement

         Je n'étais pas entrée n'importe quand...

     

     

     


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    Lune - Photo John Carney

     

     

    La lune bulle a fui
    Le nuage l'a bue

    Nulle flèche lancée
    Et nul envol certain
    Car il n'est plus d'espace
    Et plus de mouvement

    Plus de vives blessures
    De flamboyant brasier
    Car nul vent ne l'attise
    Et nul ne les ressent

    Les armures tombées
    L'argile desséchée
    Que reste-t-il du monde

    Un souffle une buée
    Un disque dévoré
    Par son propre néant

     

     

     


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