•     Quelques images pour le plaisir, mais ce ne sera pas une "visite guidée". Nos promenades étaient toujours dépendantes de deux chiens à tenir en laisse d'une part, et d'une personne à mobilité réduite. Par ailleurs, avec le beau temps, il y avait de l'affluence ! Toutes ces photographies peuvent être agrandies.

    Carte-wikipedia-Presqu-ile_Crozon.JPG


        Voici d'abord une carte, trouvée ici sur Wikipedia, qui vous permettra d'évaluer les différentes prises de vues, certaines émanant de la Pointe de Penhir et d'autres de la Pointe de Lostmarc'h ou d'ailleurs. 

    Pointe de Penhir01

     
       Vue prise début septembre de la Pointe de Penhir vers la pointe de Dinan, avec le menhir de Lostmarc'h qui dépasse semble-t-il sur la colline (1).

    Bretagne2008-114.jpg

     
         Voici maintenant le menhir tel qu'il était en juillet 2008, un jour de crachin. Devant, l'enchanteur Merlin enfant - ou mon petit-fils aîné, celui qui sert de mascotte à ce blog (voir bandeau). 

    Bretagne2008-118.jpg


        Je ne puis résister au plaisir de vous montrer la différence de météo ! Voici une vue prise du menhir vers la Pointe de la Chèvre, au sud de la presqu'île de Crozon.

     

    Pointe de Penhir03

     
         Toujours en 2008, vue vers les "Tas de Pois", ces trois rochers au large de la Pointe de Penhir (à l'horizon). Les nuées passant très vite, j'ai attendu qu'ils sortent de la brume, puis ai accentué le contraste.

    Pointe-de-Penhir04.jpg


        Et maintenant les Tas de Pois vus de la pointe elle-même, en ce début septembre de cette année.

    Pointe-de-Penhir02.jpg


         Vue vers le nord, vers la Pointe du Toulinguet, avec son phare et son sémaphore.

    Pointe-de-Penhir05.jpg


        Vue vers le large (sud) avec la découpe rocheuse de la pointe.

    Bretagne2008 143


         Enfin, une dernière image prise en 2008 depuis la pointe de Dinan : là encore, j'avais beaucoup éclairci et rajouté du contraste. Je ne vous avais pas montré ces photos à l'époque, mais ce paysage sous la brume présente une réelle poésie aussi, n'est-ce pas ? ...

        

    (1) Pardon, voyez ci-dessous le message de Cécile, qui connaît très bien la région et m'y avait pilotée sous le crachin en 2008 : le menhir est invisible, c'est un phare ou un mirador.


     

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  •     Il est agréable, lorsque l'automne pointe son nez humide, de revoir les images des belles promenades d'été sous le soleil...

       Voici donc une excursion à la Pointe du Van, sœur cadette de la Pointe du Raz qui lui fait vis-à-vis et la met en valeur.

    Chaussée de Sein


        Cette carte, tirée du site de Wikipedia consacré aux phares de Tévennec et de La Vieille, pour vous montrer d'où sont prises les photos (point rouge) et quel est l'environnement. Vous pouvez agrandir ce plan en cliquant dessus, ainsi que la plupart des photos ci-dessous.

    Pointe du Raz01


        Voici donc la Pointe du Raz, avec ses rochers et au large le Phare de la Vieille.

    Pointe-du-Raz02.jpg


       Un magnifique dragon aux écailles hérissées, fils de Gaïa et gardien de nos terres...

    Chapelle-St-They01.jpg


        Sur la Pointe du Van, la Chapelle Saint-They lui fait face, lumineuse présence face au grand large. Vous trouverez des précisions la concernant sur ce site, et plus largement au sujet de la Pointe du Raz sur celui-ci.

    Chapelle-St-They02.jpg


       Mais nous, nous nous sommes contentés de voir la chapelle de plus près, puis d'aller visiter sa fontaine.

    Fontaine-St-Matthieu01.jpg


       Toutes les chapelles bretonnes possèdent leur calvaire et leur fontaine ; une fontaine qui symbolise l'eau régénératrice issue des profondeurs de la Terre, et qui souvent présente des vertus thérapeutiques.

    Fontaine-St-Matthieu02.jpg


        Hélas, là il n'y a plus d'eau (comme souvent d'ailleurs !). De plus le nom est différent de celui de la chapelle, peut-être par souci de rapprocher le saint d'un personnage biblique connu.

    Ile-de-Sein.jpg


         Mais si nous nous tournons vers le large nous découvrons l'île de Sein ! Bien plus proche et surtout plus plate je l'avoue, que je ne l'aurais cru.

    Ile-de-Sein02.jpg


        En voici un rapproché saisissant, que le temps magnifique et la position du soleil rendent d'autant plus net.

    Phare-de-Tevennec.jpg

     
      Vers la droite, le Phare de Tévennec sur son rocher, tel un bastion fortifié. Ne manquez pas de lire les deux poèmes que Stellamaris (qui habite Brest) leur a consacré : "La complainte du gardien du phare", et "Je hais les marins"... En effet, il a la réputation d'être hanté ; aucun gardien n'a pu y tenir ; et le second poème est le récit du fantôme !

    Baie-des-Trepasses.jpg

     
     Et puis, nous dirigeant vers la Pointe du Raz (que nous ne visiterons pas, à cause de la foule et de l'énorme parking payant... Sans parler de l'horrible sémaphore qui la défigure) : la Baie des Trépassés.

       Je suis surprise de sa petite taille. Je l'imaginais immense et plate, beaucoup plus triste ! Là, c'est une bien jolie plage.

     

     

     

     

     

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  •     Je vous avais promis de vous rapporter des souvenirs de mon séjour en Finistère. 

        Voici quelques vues de l'église de Plomodiern, bourgade surplombant la baie de Douarnenez à proximité de laquelle nous résidions (voir ici la carte empruntée à Wikipedia).

    Plomodiern-l-eglise01.jpg


         Son clocher effilé rappelle ceux des chapelles du Finistère en général, mais son porche principal sur le côté se rapproche de celui que nous avons connu à Lanloup, en Côtes d'Armor. C'est donc vers lui que je me dirige.

     

    Plomodiern-l-eglise03.jpg


         L'inscription dans la pierre rappelle que l'édifice fut achevé en 1624.

        Et je ne suis pas déçue, car outre les "statues-colonnes" classiques sous ces proches bretons, j'y découvre quantité de statuettes en bois sculpté polychromes, aussi naïves qu'attachantes.

    Plomodiern-l-eglise04.jpg

     
      Ces personnages empreints de gravité semblent être des saints évangélisateurs de la Bretagne, peut-être devenus évêques.

    Plomodiern-l-eglise05.jpg

     
      Du moins pour le dernier de ce côté - qui cependant paraît de facture plus récente que ses confrères.

        Il est probable qu'à l'origine ces statues étaient colorées elles aussi, mais le pigment s'efface plus vite sur ces pierres rudes exposées à l'humidité et aux tourmentes de l'hiver.

    Plomodiern-l-eglise06.jpg


         
    Au-dessus de la porte apparaît l'image du Père Éternel trônant dans ses nuages avec le sceau de la Trinité ; autour de lui, aux quatre coins, on découvre des personnages que j'ai pris d'abord pour les quatre évangélistes, mais qui finalement paraissent plutôt être des prophètes ou des fondateurs de la vie religieuse.

    Plomodiern-l-eglise08.jpg


        En effet, ici on dirait bien Moïse avec les Tables de la Loi. Mais il est en pantalon...

    Plomodiern-l-eglise09.jpg


          Les trois autres ressemblent plutôt à des moines, avec leur robe simple cachant leurs bras et leur coupe "bol".

    Plomodiern-l-eglise10.jpg


        S'agirait-il des maîtres d'oeuvre ayant dirigé la construction de la chapelle ? Qu'en pensez-vous ?

    Plomodiern-l-eglise11.jpg


       Plus haut vers le plafond-"ciel", on trouve des angelots à visage campagnard portant, qui un biniou (ou une outre de vin : boit-il ou souffle-t-il ?), qui un tonneau de cidre.

    Plomodiern-l-eglise12.jpg


       J'ai pénétré dans l'église, mais comme tout lieu encore fréquenté pour le culte, elle s'était largement modernisée, et je me suis contentée de saisir le merveilleux arc-en-ciel de lumière qui inondait la statue de Marie, particulièrement touchante.

    Plomodiern-l-eglise13.jpg

     

     

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  • (Suite de cet article)


       C'était ce week-end les journées du patrimoine : une belle occasion pour entrer dans ce joli bâtiment récemment rénové (voir sa visite extérieure ici).

    Eglise de Ste-Lizaigne20 

        Aujourd'hui, les portes sont ouvertes !

     Eglise de Ste-Lizaigne21


       Et je découvre avec étonnement que, comme on le constate lors de fouilles archéologiques, le sol du bâtiment d'origine est situé cinq marches plus bas.

    Eglise de Ste-Lizaigne22   (Vous pouvez agrandir cette image)

     

       L'intérieur me frappe par la présence de frises et de couleurs, de plus en plus présentes il est vrai dans les églises anciennes que l'on restaure aujourd'hui. Cependant ici, comme il s'agit d'un travail essentiellement paysan et local, les décorations restent très naïves et sont souvent détériorées à cause de la mauvaise qualité du matériau utilisé. 

    Eglise de Ste-Lizaigne23


        Sur la droite comme sur la gauche en entrant, on trouve cette croix templière ;

    Eglise de Ste-Lizaigne24


       Cette croix templière (ou "médaillon crucifère", également présent au faîte du toit à l'extérieur) qui sans doute inspira à Jean-François Donny les ressorts médiévaux du roman d'aventures pour la jeunesse qu'il a écrit sur cette église.

    Eglise de Ste-Lizaigne25

     
      La croix originale du fronton, retrouvée récemment, avait été retaillée à l'identique sur le toit et se trouve donc déposée sur les marches de cette poterne, à côté du sceau de l'Association pour la Sauvegarde de l'Eglise Romane (ASER) qui a sauvé le bâtiment de la destruction.

    Eglise de Ste-Lizaigne26


        Mais avançons dans la vaste nef. 
    Quelque chose nous intrigue à droite.

    Eglise de Ste-Lizaigne29


       Une fresque très naïve dans une petite alcôve.

    Eglise de Ste-Lizaigne30


       Elle représente le Golgotha avec ses trois croix : celle de Jésus et de part et d'autre celles des deux larrons.

    Eglise de Ste-Lizaigne31(Cliquez pour agrandir l'image)

     

        Et nous voici devant la partie la plus ancienne de l'église, avec au fond la belle abside romane. Les posters que l'on voit affichés sont des représentations des fresques d'origine, dont aujourd'hui on ne voit plus que quelques restes. Sur la droite s'ouvre la porte de la sacristie.

     

    Eglise de Ste-Lizaigne32


        Si l'on se retourne, voici comment apparaît l'entrée principale. L'espace entouré de rideaux, comme la sacristie, contient le matériel nécessaire pour les expositions dont le bâtiment est devenu le décor.

    Eglise de Ste-Lizaigne33

     
       Les vitraux, sans doute de facture récente sur un modèle d'origine (dans le style des fresques en tous cas) présentent tous les mêmes motifs.

        Approchons-nous des fresques.

    Eglise de Ste-Lizaigne34


        Pour reconnaître un visage auréolé, ici, il faut le savoir ! Et c'est pourtant ce qu'indique le poster situé dessous. Il semble que les fresques aient été copiées il y a longtemps, à une époque où elles étaient en meilleur état, ce qui nous permet de mieux les reconstituer.

    Eglise de Ste-Lizaigne35


        Un Christ, sans doute ?

    Eglise de Ste-Lizaigne36(Cliquez pour agrandir l'image)

        Passé la première nef, on découvre une magnifique fresque en hauteur.

     Eglise de Ste-Lizaigne38


        Mais c'est dans l'abside que se trouvent les fresques les mieux conservées. En effet, elles avaient été recouvertes par un vaste pan de décor situé derrière l'autel tandis que, si l'on se reporte à la carte postale reproduite par Jean-Pierre Naud et visible sur mon précédent article, l'ouverture arrière se trouvait murée.

    Eglise de Ste-Lizaigne42

     
       Face à face dans le renfoncement du vitrail du fond, on les appelle étrangement "l'Église" et "La Synagogue", rappelant sans doute comment le christianisme se distingua du judaïsme dont il était issu.

    Eglise de Ste-Lizaigne43


           Voici l'Église, sur la droite du vitrail (l'image peut être agrandie).

    Eglise de Ste-Lizaigne45


        Et voici La Synagogue... Des monstres semblent chercher à les engloutir, tandis que l'Église lève son calice vers le haut, alors que le vieillard de la Synagogue bute sur les pierres et lâche son calice vers le bas.

    Eglise de Ste-Lizaigne44


        Il a même sa lance cassée !

    Eglise de Ste-Lizaigne47


        Deux colonnes en vis-à-vis marquent le début de l'abside, et entre celle-ci et la grande nef s'ouvre la sacristie.

    Eglise de Ste-Lizaigne49


          Une très jolie fresque, toute récente mais dans le style de ses congénères, décore le plafond de la sacristie.

    Eglise de Ste-Lizaigne50

     
       Au moment de ressortir, admirons la nef dans sa profondeur.

    Eglise de Ste-Lizaigne51

     
       Et avant de quitter les lieux, un dernier regard à l'abside côté extérieur... Ici, un petit bénitier à côté du vitrail bien protégé.

    Eglise de Ste-Lizaigne52


       Là, encore quelques "modillons", bien mignons dans leur naïveté.

       Longue vie à l'église romane, dont je suis en train de découvrir les secrets grâce au livre de Jean-François Donny ("Le Trésor de la Vieille Église") ; et félicitations à ceux qui ont su obtenir sa réhabilitation : l'ASER !

     

     

     

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  •     Je suis grand-mère pour la 5e fois.

        Voici la méditation que m'inspire cette naissance, associée aux images de levers de soleil sur la baie de Douarnenez et à la superbe musique de John Adams, "Hallelujah Junction" pour piano.

     



    Lever-de-soleil-1.jpg

     

     

    Apparition
    Visage
    Soleil
     

    Naissance
    Jour
    Sourire
     

    Entrelacés
    Nous voguons
    De main en main
     

    Je te lâche
    Tu me prends
    Me déposes
     

    Je m’éloigne
    Et la tresse
    Se poursuit
     

    Le galet de la vie
    Ricoche comme un faon
    Sur les eaux de l’Amour
     

    Il est moi
    Il est toi
    Il est lui
     

    Il est tout petit
    Il est très vieux
    Il est nous tous
     

    Bonheur
    D’être là
    Et d'éclore
    Tous ensemble

     

     

    Lever-de-soleil-2.jpg

     

     

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