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          Merci Robert !!
        En effet, Robert me signale en commentaire sous l'article précédent qu'il s'agit sans doute d'un Rougequeue noir, ce à quoi j'allais lui répondre qu'hélas ce n'était pas possible vu l'aspect de l'oiseau ; car c'est ce que j'avais cru à l'origine et la photo trouvée était totalement en opposition avec ce que j'avais aperçu à la jumelle.

     

       Cependant sa remarque m'a fait réfléchir, puisqu'il prétendait en avoir entendu plusieurs dans la région. Je suis donc partie en chasse de nouvelles images de cet oiseau, et ce qui m'a aidée c'est que j'avais cru apercevoir le matin du blanc sur sa tête ; ce qui m'a menée au "rougequeue à front blanc", qui est exactement identique à mon modèle !!

       En voici une photographie, avec un lien vers le site d'origine. C'est bien lui n'est-ce pas ?

     

    rougequeuefrontblanc1294671277.jpg

     

     

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  •     Il se trouve que l'oiseau auquel j'ai consacré un haïku dans l'article précédent n'est certainement pas un rouge-queue noir, comme de longues recherches sur internet me l'avaient donné à penser ; en effet j'ai pu aujourd'hui l'observer à la jumelle, puis le photographier et l'enregistrer.

    Oiseau-inconnu.jpg


       Jeudi matin, comme nous dormions la fenêtre ouverte à cause de la chaleur, il nous avait réveillés longtemps avant l'aube, vers 5 heures, et il ne m'était pas possible de le voir à cause de l'obscurité mais j'avais bien retenu son chant et tenté de trouver des oiseaux "matinaux" avec des enregistrements approchants sur différents sites. Dur, dur.

        Aujourd'hui je l'ai bien regardé : il est grassouillet, rouge sur le dessous et plutôt foncé sur le dessus. Je l'aurais bien pris pour un bouvreuil, mais voilà : aucun chant de bouvreuil sur le net ne lui correspond ! Il y aurait aussi le rouge-gorge, quoiqu'il soit moins replet : cependant les sons enregistrés ne ressemblent pas davantage à ce que j'ai, non seulement entendu de façon obstinée et répétitive jeudi avant l'aube, mais encore saisi de façon certaine aujourd'hui !

       Il paraît un peu plus gros que le pinson et son chant commence un peu de la même façon que celui-ci, mais s'arrête aussitôt. Dans l'enregistrement ci-dessous, vous pourrez les comparer, car vers la fin on entend aussi un pinson qui dialogue avec lui. Normalement il n'y avait aucun autre bruit, mais évidemment on entend tout de même des petits bruits, des craquements dont j'ignore l'origine.

        L'oiseau est difficilement discernable car il est très loin au sommet d'un épicéa ; on voit d'abord le fil reliant les réverbères qui passe devant, j'ai eu du mal à l'éviter et cela donne une idée du grossissement de mon zoom, que j'ai amené au maximum à la fin. Il y a aussi un contrejour, d'abord parce que le ciel est lumineux, et ensuite parce que je pointe vers l'ouest en fin d'après-midi. J'ai pris une photo à part en me disant que l'image y serait de meilleure qualité et donnerait quelques couleurs.

     


       J'entends exactement ceci : "Iiignagnagna" suivi d'une trille ; alors que le pinson dit : "tititituituituitui-Jean-Baptiste-Rouilly" (il donne son nom...).

        Auriez-vous une info ? Je n'ai trouvé ce chant nulle part.

     

     

     

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    rougequeue-noir.jpgLe Rougequeue noir, qui chante très tôt le matin dans les villes, dressé sur les toits des maisons 



    Très tôt ce matin
    Un petit oiseau claironne
    Avec allégresse
     
     
     
    Promenade-muguet-02.JPG
     
     
    Sous le chaud soleil
    La forêt a reverdi
    Cherchons du muguet 
     
     
    Promenade-muguet-01b.jpg

     
    Les feuilles abondent
    Mais il est encore trop tôt
    Pour voir des clochettes 
     
     
     
     

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  •     En ce moment les alouettes font leur nid dans les champs. Et j'ai été éblouie aujourd'hui de la variété incroyable du chant de l'alouette - que je n'avais hélas pas le moyen d'enregistrer ni de photographier. Elle entonnait comme des couplets au cours desquels elle répétait 3 à 4 fois la même phrase musicale, puis changeait systématiquement de phrase ensuite ; en principe il y avait un appui sur un son aigu que l'on pourrait identifier avec "tii" et devant cet appui, toutes sortes de sons et de rythmes, qu'elle modulait soit en articulant avec son bec ("tio") soit en roulant le son ("tllll"), tout en battant vigoureusement des ailes dans une sorte de "vol sur place" à une quinzaine de mètres au-dessus du sol. On ne voyait qu'un point noir s'agitant dans le ciel (ou parfois plus rien...) et on entendait :

      " Tiotio tii, tiotio tii, tiotio tii,
          Tio tii, tio tii, tio tii,
         Tllll tii, tlll tii, 
          Tlll tio tii, tlll tio tii, tlll tio tii..."

        Et ainsi de suite avec des variantes à l'infini ! 
       L'alouette, qui s'élève en solitaire vers le soleil, est en quelque sorte le symbole de la jubilation et incarne pour nous l'exultation de l'amoureux du Ciel.

       Je vous propose donc de relire un poème que j'ai composé pour cette occasion il y a deux ans, et d'écouter ensuite l'oiseau lui-même dans un enregistrement où malheureusement on ne le voit pas voler, mais qui est excellent avec un chant encore différent de ce que j'ai noté ci-dessus.

     

    Au ciel qui scintille,
    L'alouette s'égosille
    En multiples trilles.
     

    La campagne brille,
    Tandis qu'elle tourne en vrille
    Turlute et frétille.
     

     


     

     

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  •    Le soleil sourit, le printemps s'installe, aussi sommes-nous repartis pour une belle promenade du côté de Saint-Ambroix, à quelque 8 km à l'est d'Issoudun dans le Cher. Ce village est notamment célèbre pour les stèles gallo-romaines qui y ont été trouvées au début du 20e siècle, et qui sont aujourd'hui exposées dans les musées de Bourges, Châteauroux et Saint-Germain-en-Laye. Elles font l'objet d'une étude passionnante publiée par l'historien et archéologue berrichon Gérard Coulon.

    steles_fun_sm.jpgVoir les détails de cette étude ici ou en cliquant sur l'image

     

        Mais hélas il ne reste plus à voir, à Saint-Ambroix, que les bords de l'Arnon (qui coule de là vers Charost puis Reuilly) et la campagne avoisinante, qui nous séduisirent d'ailleurs tout à fait.

     

    St-Ambroix-18avril-001.JPG


       Nous nous engageâmes dans un chemin longeant la rivière et tout rempli des chants des rossignols.

    St-Ambroix-18avril-003.JPG


       Dans ces fourrés encore tristounets, je baladai en vain mon appareil photos pour les enregistrer... Il n'en retint que le bruit du vent et de ma respiration. Voici donc un lien vers ce que j'entendis, afin que vous en profitiez. 

    St-Ambroix-18avril-005.JPG


        Dans la campagne, les arbres isolés ont une personnalité particulière qui m'incite souvent à les photographier.

    St-Ambroix-18avril-008.JPG


        Tous différents, selon leur caractère et leur environnement, comme les humains... Et là-bas, des tas de cailloux qui sont en fait la réserve d'un cantonnier.

    St-Ambroix-18avril-010.JPG


       Nous voici auprès d'un bras de rivière qui entoure vraisemblablement une petite île : le terrain est privé, et il semble qu'un tronc ait été abattu pour joindre les deux rives.

    St-Ambroix-18avril-011.JPG


       Juste à côté, des moutons qui tondent consciencieusement l'herbe du verger.

    St-Ambroix-18avril-012.JPG


         Ils ne manqueront pas de paille !

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       La maison des propriétaires est accueillante avec toutes ses tulipes.

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        Elle est flanquée d'une belle grange à l'ancienne (dont hélas la toiture fatigue !).

    St-Ambroix-18avril-016.JPG


       Après les moutons, les chevaux. Un bien beau pays...

    St-Ambroix-18avril-019.JPG


       Encore un arbre brisé qui a retenu mon attention.

    St-Ambroix-18avril-021.JPG


         Et une autre jolie maison, dont nous trouvâmes le propriétaire en pleine sieste sur un transat sous le saule. Comme elle nous semblait loin de tout ! Nous y avions accédé par un simple chemin de terre, mais derrière la maison il était goudronné.

    St-Ambroix-18avril-022.JPG


        Là encore nous entendîmes toutes sortes de gazouillis, mais je n'étais décidément pas équipée pour les enregistrer.

    St-Ambroix-18avril-026.JPG


        Le soleil est réapparu pour inonder ce petit chemin traversant un bois, et mettre en valeur les feuilles nouvellement écloses.

    St-Ambroix-18avril-029.JPG


          Ce fut un enchantement alors de découvrir le beau domaine des "Peluyes", qui semble très lourd à entretenir pour son propriétaire.

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           Sur le côté, un pressoir.

    St-Ambroix-18avril-031.JPG


           E
    t peu après, un beau puits couvert.

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    La demeure principale semblait restée toute simple, apparemment habitée par un agriculteur.

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    ... C'est du moins ce que je crus en apercevant le tracteur au loin sur ma gauche, lorsque nous remontâmes l'allée majestueuse et goudronnée qui menait au domaine.

       Petit à petit nous remontâmes vers Saint-Ambroix, traversant les champs et y découvrant des systèmes destinés à éloigner les corbeaux (une bouteille de gaz branchée sur un appareil qui libère en permanence une odeur destinée à les rebuter), ou cette bassine dans un champ de colza destinée à piéger les insectes nuisibles.

    Bassine-dans-les-champs-14avril.JPG


        Le métier d'agriculteur est un métier complexe et qu'il faut une vie pour apprendre... Je le vois bien lorsque j'observe le savoir-faire de tous ces gens qui m'entourent et qui sont nés ici. 

        Et c'est sur cette remarque que je vous abandonne, en attendant la prochaine sortie qui aura pour but de ramasser le muguet ! Nous ignorons s'il sera au rendez-vous, ce jeudi prochain...

     

     


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